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  • Lecture : à propos des « Adventices » de Jane Sautière & Marie Sordat | Le Clairon de l'Atax

    Lecture : à propos des « Adventices » de Jane Sautière & Marie Sordat Comme beaucoup de lecteurs, j‘entretiens un rapport ambigu avec le journal intime. Souvent réticente à acquérir, en place d’un bon roman, cette espèce d’éphéméride qui n‘a d’autre ambition que de consigner l‘enchaînement des jours. Nu de sa force créatrice, dépossédé de ses ruses narratives, L‘auteur/trice s’y révèle à notre image, dans l‘ordinaire de la vie, laissant entrevoir l’« Autre corps du Roi ». Et pourtant, jamais je ne me suis sentie aussi proche de l‘écrivain, de sa « murmuration » intérieure, en bref de l’acte de création qu‘à la lecture de tels écrits. Primevères (Image par Wälz de Pixabay) Durant trois mois, (du 9 février au 1er mai 2025) Jane a recueilli les herbes folles et florales de ses pensées. Ainsi, se trouvent consignés dans ce livret délicatement illustré (photos de Marie Sordat) les menus faits de son quotidien. « Le premier bonheur du jour » : « Ciel bleu vif », ciel uniformément gris : « du gris dessous, dessus, dedans », giboulée de grêlons et vite « doudoune remisée » … Les annotations climatiques, topos convenus du genre, donnent le ton à la journée. A chaque matin, son embellie, à chaque jour, son petit miracle : « un merle perché sur le cerisier en fleurs », des jonquilles qui fleurissent, « indiscutables ». Poésie du rien, du quotidien, de la pure présence au monde, lorsque « tout est trop doux, trop tendre ». Bobin n‘est pas loin. En route l Viennent alors les occupations domestiques : courses au marché ou chez Leclerc à « Rosa Park » retour à pied le long du canal, son bouquet à la main, rencontre d’un voisin, échange anodin, un « presque rien « qui signifie : « tu es là, tu es un voisin, une voisine »… « Nous partageons le même territoire, la même planète. A l‘appartement, la petite chatte « écaille de tortue « s’éveille. Voilà, au gré des saisons et des jours, « l’avancée implacable du temps ». Tous ces gestes familiers, censés universellement partagés, de fait, redoutables marqueurs sociaux, nous permettent de déceler rapidement l‘ habitante du 19ème ème arrondissement, fervente de mixité sociale, de richesses culturelles, la retraitée active, parfois lasse. Pourtant, parmi tous ces rituels, certains se détachent : les « distributions alimentaires à Stalingrad », « les rendez-vous au jardin partagé ». Oui, vous l‘ avez reconnue ! Jane, c‘est vous ! C’est nous ! Jane et ses colères, ses inusables révoltes, ses arrogantes rébellions face à « l‘échec absolu d’une société qui n‘ essaye même plus de sauver la face en tentant d’aider ceux qui tombent ». Entre les « fachos : » et les fleurs : Ainsi vivons-nous. Egarés entre le malheur et la joie. A la croisée des pires tragédies et d’émerveillements matinaux. Cette confrontation constitue le « fil rouge » du livre, lui conférant une dimension ontologique. Déplier en soi cette contradiction, sans que jamais l‘éclosion d’une primevère ne nous consolât des atrocités du monde, telle serait notre seule tâche. Plus qu’un journal intime, « Adventices » est une œuvre qui s’adresse au lecteur, l’illuminant de sa rayonnante écriture. J‘en reste éblouie ! . Magali Dellaporta pour le Clairon de l’Atax le 18 / 09 /2026 (*) « Adventices » de Jane Sautière et Marie Sordat (éditions Les Inaperçus) 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Moineau 26 sept. Très bel article. Merci, Magali ! 😍 Je ne l'ai pas lu mais, d'après ce que tu dis, on a bien besoin de ce genre d'ouvrage où le simple côtoie le beau. J'aime Répondre

  • Municipales 2026 : une conférence de presse de « Nous Sommes Narbonne » | Le Clairon de l'Atax

    Municipales 2026 : une conférence de presse de « Nous Sommes Narbonne » On recensait, début mars 2026, 686 listes citoyennes participatives candidates aux municipales 2026 contre 66 en 2020. Cette progression n'est pas sans corrélation avec la croissance d'une défiance grandissante des citoyens envers les candidatures arrangées par les appareils politiques. A Narbonne aussi, la candidature de "Nous Sommes Narbonne" témoigne d'un besoin "d'air frais" exprimé par les habitants. logo "Nous Sommes Narbonne -citoyenne et populaire-" Laurent Fabas, entouré de membres du collectif citoyen « Nous Sommes Narbonne-citoyenne et populaire-» a rencontré la presse locale ce lundi 09 mars 2026. A cette occasion le collectif a remis un communiqué que nous publions in extenso dans cet article, ainsi qu’un document de 250 pages qui constitue le programme de Nous Sommes Narbonne ». Ce document programme est riche d’informations : il décrit les principes qui fondent le projet municipal du collectif citoyen et les décline en fiches d’action. Ces fiches énumèrent les projets dans un détail peu habituel aux campagnes électorales et expliques les méthodes et moyens de leur réalisation. C’est le résultat d’un travail assidu et scrupuleux de collecte d’informations et de propositions, travaillées, puis ensuite validées lors d’ateliers publics ouverts. Il ne s'agit pas de promesse mais d’une sorte de contrat de mandat, qui en cas de victoire engage « Nous Sommes Narbonne » vis-à-vis des Narbonnaises et des Narbonnais. Lire le document programme de Nous Sommes Narbonne : https://www.noussommesnarbonne.fr/ressources/PROJET%20MUNICIPAL%20-%20NOUS%20SOMMES%20NARBONNE.pdf _________________________________________________________________________________________________ COMMUNIQUÉ DE PRESSE NOUS SOMMES NARBONNE Narbonne, le 9 mars 2026 Projet de mandat : rendre la ville à ses habitants. Plus qu’un programme, ce projet fait plus de 250 pages. Fini le clientélisme, la spéculation immobilière et l’amateurisme technique. Place à l’ingénierie publique et à la démocratie continue. Narbonne est aujourd’hui une ville paradoxale, attractive de l’extérieur, mais fracturée de l’intérieur avec 20 % de pauvreté, une jeunesse qui s’exile, où les plafonds tombent et les commerces ferment. L'économie locale fonctionne comme une "passoire" où l'argent s'évapore. Nous proposons une méthode simple : produire ici, consommer ici, et garder la richesse dans les poches des Narbonnaises et des Narbonnais. Nos élus assumeront une posture de facilitateurs qui utilisent le droit, la technique et l'intelligence collective pour protéger la ville, sans jamais céder au fait du prince. Les 4 engagements contractuels du programme : 1. Un bouclier sur le pouvoir d'achat (Énergie, Alimentation) : création d’une coopérative de production solaire locale pour faire baisser les factures et gratuité progressive des cantines scolaires 100% bio et locales. 2. Le logement accessible pour les Narbonnais : création d’un Office Foncier Solidaire (OFS) pour lutter contre les marchands de sommeil. Il bloquera la spéculation immobilière pour proposer des logements jusqu’à 40 % moins chers, tout en protégeant les petits propriétaires. 3. La tranquillité par la présence humaine et l'aménagement : Narbonne déploiera un "Archipel de la médiation" (présence humaine soir et week-end). L’impunité sonore (rodéos, échappements) sera traquée par des radars sonores et des saisies systématiques. 4. Le pouvoir rendu aux citoyens : instauration d’un véritable Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) local, budgets participatifs pour les quartiers, et création d’un media citoyen pour garantir une transparence radicale sur l'action publique. Un grand plan d’investissement qui répare, sans hausse d'impôts Le programme assume des chantiers structurants majeurs pour la ville et pour l’agglo : un grand plan ponts et passerelles pour désengorger la ville, la renaissance du Palais du Travail (qui deviendra un campus universitaire et centre de congrès), la création du Canal du Veyret (un parc de 200m de large protégeant la ville des inondations), ou encore le plan "Écoles Oasis". Ce plan ne créera pas de dette toxique et n'entraînera aucune hausse des taux d'imposition locaux. Il sera financé par l'ingénierie budgétaire, la chasse aux subventions européennes et étatiques, et l'habilitation au dispositif national Territoires Zéro Chômeur (TZCLD). Nous ne voulons plus d'une ville-dortoir qui vit de la rente immobilière, mais d'une cité productive, autonome et fière, qui sédimente sa valeur ajoutée sur son sol. Nous sommes Narbonne. 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • ATTENTION IMPORTANT | Le Clairon de l'Atax

    ATTENTION IMPORTANT A l’attention des lecteurs du Clairon abonnés à la Newsletter C’est sérieux ! De nombreux abonnés ont trouvé la Newsletter de Mai / Juin dans la boite à SPAM, notre informaticien enquête… C’est moins sérieux ! Selon une source qualifiée d’autorisée et généralement bien déformées, ce seraient les services du Colonel Sponsz qui auraient fait le coup. Selon cette source en eaux troubles, la République informatisée de Digitalie n’aurait pas supporté les engagements du Clairon contre la diffusion de vérités alternative au moyen de médias décérébrants. Pour en savoir plus nous essayons de joindre le journaliste d’investigation Tintin qui serait sur le coup… C'est de nouveau sérieux ! Chers abonnés, si vous ne trouvez pas votre Newsletter le 23 ou le 24 du mois, ouvrez SVP votre boite à Spam. La rédaction du Clairon 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX | Le Clairon de l'Atax

    Au cinéma : MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX un superbe polar années 1950 Tout y est dans cette image d'Iphigénie Atridès France, Belgique – 1h20 - 2025 Un film de Pascal Bonitzer avec Denis Podalydès, Anna Alvaro, Manuel Guillot. Qui ne connait pas le célèbre commissaire Maigret ? Appelé en urgence suite à la mort de Monsieur Berthiet-Lagès, ancien ambassadeur, Maigret découvre que celui-ci avait une relation épistolaire avec la princesse de Vuynes (excusez du peu !), son amour de jeunesse dont le mari vient de mourir. Tout y est, la pipe, le chapeau, le pardessus, la femme, fée du logis et fine cuisinière, le 36 quai des Orfèvres, poussiéreux à souhait et le grand commissaire, économe de mots et pourvoyeur de phrases lapidaires. C'est que ce commissaire est pressé de découvrir le coupable : est-ce la gouvernante très attachée à son patron depuis des années, est-ce le neveu antiquaire légèrement méprisant, l'amour de jeunesse ou le critique de cinéma ? On suit Maigret dans ses déambulations oratoires, un peu assommé par ses insinuations à l'emporte pièce, jusqu'à la chute finale qui rebat toutes les cartes. Bref, on est replongé dans les années 50, on puise dans ses souvenirs les jours pluvieux où l'on s'est délecté d'un "bon polar". C'est un film à lire au second degré servi par des acteurs de talent. Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 20/03/2025 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • LOUIS, dans le tumulte de la récupération du deuil | Le Clairon de l'Atax

    LOUIS, dans le tumulte de la récupération du deuil Dans la nuit du 19 au 20 juin 2026, les berges du Canal de la Robine à Narbonne ont été le théâtre d'un déchaînement de violence dont l'onde de choc a traversé le pays. Louis, 17 ans, y a été attiré dans un guet-apens avant d'être lynché par plusieurs jeunes. Retrouvé inconscient au petit matin, l'adolescent a succombé à ses blessures le 23 juin à l'hôpital. Outre l'horreur insoutenable des faits, captés et diffusés sur les réseaux sociaux par les agresseurs eux-mêmes, le profil des protagonistes a immédiatement enflammé le débat public. La victime, tout comme trois de ses bourreaux présumés (âgés de 16 à 19 ans), étaient des mineurs ou jeunes majeurs confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) de l'Aude. Et demain sera quoi ? (image Carlosalvrengaman de Pixabay) Derrière l’emballement des réseaux sociaux, le traitement médiatique de l'événement et l'émotion légitime, la mort de Louis agit comme le révélateur d'une triple crise. Elle met d'abord en lumière les impasses d'une chaîne institutionnelle en manque d’effectifs et de budgets. Elle illustre ensuite la brutalité des stratégies de récupération politique, où le deuil se voit confisqué par des logiques partisanes. Enfin, elle raconte, en creux, la détresse structurelle d'un département, l'Aude, où la paupérisation extrême et la crise de la décentralisation ont définitivement enterré les solidarités de l'ancien « Midi Rouge ». I. Un drame de notre temps L'engrenage du quai d'Alsace La mise à mort de Louis s'inscrit dans une typologie de violence contemporaine ultra-codifiée. Vulnérable, diagnostiqué TDAH (trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité), l'adolescent a été la cible d'un guet-apens numérique. Attiré sur un chantier du quai d'Alsace, il a subi un passage à tabac barbare dont la finalité n'était pas seulement d'infliger des blessures, mais de produire une image. La captation vidéo de l'agression et sa diffusion immédiate sur les réseaux sociaux répondent à une logique glaçante de validation sociale et de terreur. La vidéo a fait son chemin dans les profondeurs du réseau et, le jours du décès, à l’issue de l’agonie de Louis, elle a produit sa déflagration. Les visages des agresseurs étaient partout. La configuration était parfaite pour plaquer un prêt-à-penser idéologique sur un moment viral. L’immigration fut immédiatement présentée comme coupable avant que les noms ne circulent faisant s’effondrer cette explication. Les relents racistes persistèrent malgré le fait que certains des agresseurs aient partagé des contenus identitaires sur leurs réseaux. Une partie du spectre politique choisit de cibler l’Aide Sociale à l'Enfance (ASE), utilisant une indignation assez répandue contre certaines décisions de placement, pour attaquer des foyers et leurs éducateurs. Ceux-ci ne font qu’appliquer les décisions prononcées avec un mandat d'accompagnement éducatif et de protection de l'enfance. Ils ne disposent d'aucun pouvoir de contrainte physique, ne peuvent empêcher légalement un adolescent de fuguer d'un foyer ouvert, et n'ont pas la compétence d'enquêter ou d'arrêter des auteurs de menaces. Leur rôle, en cas de danger, se limite au signalement et à l'alerte auprès des autorités compétentes. Pourtant la chaîne de protection s'est brisée ailleurs. En mai et juin 2026, Louis avait déposé plainte pour des faits de violences. Il s'était même réfugié dans une gendarmerie quelques jours avant sa mort, sentant l'étau se resserrer. En effet c’est l’État régalien, la police et la justice, qui détient les leviers permettant de protéger un individu menacé. La mort de Louis est d'abord le symptôme d'un complexe police-justice saturé, incapable de traiter en temps réel la violence qui ronge les marges de la société. II. Entre deuil silencieux et tribunes partisanes La stupeur passée, le temps du recueillement s'est imposé, mais il s'est immédiatement fracturé. Le drame s'est immiscé dans l'intimité d'une famille séparée, aboutissant à une géographie de la mémoire divisée, où la rue est devenue un champ de bataille idéologique. Le prélude identitaire du 28 juin Les appels à des marches et rassemblements à Narbonne se sont multipliés sans toutes obtenir d’écho. Le dimanche 28 juin, soit cinq jours après le décès, un premier rassemblement est organisé par l'ultradroite régionale. Des groupuscules venus de tout le Midi convergent à Narbonne. Les parents de Louis s'opposent fermement à ce rassemblement, dénonçant par avance toute tentative de récupération politique. Les slogans scandés « Racailles partout, justice nulle part ! », « Darmanin, Nuñez, assassins ! » ciblent directement l'État et imposent d'emblée une grille de lecture identitaire et sécuritaire au drame. Le refus de la récupération à Carcassonne le 4 juillet Refusant de voir la mort de son fils servir de marchepied politique, Nicolas Hervé, le père de Louis, appelle à une marche blanche le samedi 4 juillet à Carcassonne où Louis vivait. L'événement réunit environ 500 personnes dans une atmosphère empreinte de gravité et de retenue. La consigne est respectée. Pas de banderoles politiques, pas de slogans hostiles. Cette mobilisation incarne la volonté d'une part de la famille et de la société civile de sanctuariser le deuil, de faire communauté autour de la perte d'un enfant, et de préserver la dignité du temps judiciaire à venir. La marche de la politisation à Narbonne le 5 juillet Le lendemain, dimanche 5 juillet, un tout autre scénario se joue à Narbonne. Cette seconde marche est organisée par la mère de l'adolescent et sa tante, Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire du député Rassemblement National, Philippe Lottiaux, tous trois venus du Var pour l’occasion. Forte de 4 500 personnes, la manifestation bascule rapidement dans une politisation assumée. Les militants identitaires, forts de plusieurs centaines de membres, y dictent le tempo. Aux revendications judiciaires de la mère, qui réclame des peines de 30 ans incompressibles et la fin de l'excuse de minorité, répondent les échos d'une foule galvanisée. Des drapeaux tricolores flottent au-dessus de pancartes exigeant explicitement le retour de la peine de mort. Au micro, les slogans « Français, défends-toi, tu es ici chez toi » résonnent le long du canal. La présence dans le cortège de figures nationales de l'extrême droite, telles qu'Éric Zemmour ou Marion Maréchal, venus s'offrir un bain de foule médiatique, parachève la transformation de cette marche blanche en une véritable tribune partisane. La douleur maternelle devient alors le vecteur d'un discours de rupture, actant la fin du deuil apaisé pour ouvrir le procès de la nation. L’héritage de ces marches à Narbonne est encore incertain. Mais il ne faut pas douter que les slogans et les symboles brandis laisseront sur l’image de la ville comme une trace de pneu. III. Le procès sélectif de l’extrême droite Dans le sillage des marches, l'offensive politique s'est structurée. Mais elle a pris une forme singulière. Plutôt que de pointer les dysfonctionnements de la chaîne pénale et policière, le Rassemblement National et la mouvance identitaire ont concentré la quasi-totalité de leurs attaques sur le Conseil départemental de l’Aude et l'Aide Sociale à l'Enfance. Ce choix n'a rien d'un hasard, il relève d'une fine stratégie de ciblage politique. L’extrême droite se trouve face à une contradiction tactique. Dénoncer l’inertie des forces de l'ordre dans cette affaire reviendrait à attaquer l'institution policière dont elle courtise traditionnellement le vote et qu'elle érige en rempart de la société. Pour maintenir son discours de « l'ordre », il lui faut donc un autre bouc émissaire. En braquant les projecteurs sur l'ASE, le RN épargne l'État central pour mieux foudroyer les travailleurs sociaux, que l’imaginaire conservateur dépeint comme les complices d'une culture de l'excuse. L'objectif est d'autant plus clair qu'il s'inscrit dans un agenda électoral local. L'Aude est gérée par le Parti Socialiste et ses alliés. En exigeant la mise sous tutelle étatique de l'ASE audoise et en saisissant le procureur de la République au titre de l'article 40, les députés RN locaux transforment une tragédie en procès en destitution du « socialisme départemental ». Ils capitalisent sur la colère des contribuables, arguant de l'inefficacité de l'argent public alloué à des politiques de solidarité qui échoueraient à garantir la sécurité des citoyens. Face à eux, la présidente socialiste du Département, Hélène Sandragné, s'est retrouvée contrainte de monter au créneau pour défendre l'honneur de ses agents, dénonçant le cynisme d'une opposition qui instrumentalise un drame pour masquer son absence de solutions structurelles. Cet affrontement dessine un clivage philosophique profond. D'un côté, le discours identitaire et répressif déshumanise les agresseurs pour les réduire à la figure du « monstre » ou de la « racaille », exigeant l'abolition du droit pénal des mineurs. De l'autre, les défenseurs du travail social tentent, dans un climat tendu, de maintenir le principe de la présomption d'éducabilité. Mais ce discours de la prévention est inaudible lorsque le sang coule, d'autant plus qu'il se heurte à la réalité d'une institution socio-éducative exsangue. IV. Pourquoi l'Aude ? Pour comprendre pourquoi l'ASE est aujourd'hui incapable de remplir sa mission, et pourquoi l'extrême droite prospère si puissamment sur ces décombres, il faut dézoomer et regarder le territoire. La tragédie de Narbonne n'est pas un accident. Elle est l'aboutissement d'un lent naufrage économique et social. La crise de l'ASE dans l'Aude est l'illustration macabre des impasses de la décentralisation à la française. L’enquête déterminera s’il y a eu des failles internes, organisationnelles et managériales. Mais un constat peut être d’ores et déjà posé. Depuis le transfert des compétences sociales aux Départements, une terrible asymétrie s'est creusée. L'Aude est un des départements les plus touchés par la pauvreté. Les besoins y sont vertigineux. Le département fait face à l’explosion du nombre d'allocataires du RSA, à la saturation des placements d'enfants, à la précarité endémique. Or, il ne dispose que de bases fiscales très faibles pour financer ces compétences universelles. Les Départements riches peuvent investir massivement dans la prévention. Les Départements pauvres, étranglés financièrement, parent au plus pressé. L'ASE locale gère l'urgence avec des éducateurs précaires, des foyers surpeuplés et des jeunes aux profils psychiatriques (comme les TDAH) souvent mélangés à des profils délinquants, faute de structures adaptées. La décentralisation a ainsi organisé une rupture d'égalité républicaine dans la protection de nos enfants. L'extrême brutalité du guet-apens immortalisée sur la toile est sans doute le point le plus vertigineux de ce drame. Si la sociologie aide à comprendre le contexte de précarisation des jeunes isolés, elle ne doit pas pour autant diluer la responsabilité individuelle des agresseurs dans un déterminisme social absolutiste. La pauvreté ou la défaillance institutionnelle n’excusent pas l’indéfendable. L'acte de torturer un adolescent de 17 ans et de le filmer pour le diffuser en ligne, témoigne de l'émergence d'une sous-culture où la cruauté devient un marqueur de puissance et de statut. Ces jeunes agresseurs ont posé un choix moral et physique. La mise en scène numérique n'a fait que démultiplier une désensibilisation à la douleur de l'autre déjà profondément ancrée. Dans ce vide, à la fois institutionnel et moral, s'engouffre la reconfiguration politique actuelle. Historiquement, l'Aude était la terre du « Midi Rouge », structurée par de puissants réseaux de solidarité (syndicats agricoles, coopératives viticoles, éducation populaire). L'effondrement de ce modèle socio-économique n'a pas seulement détruit des emplois, il a désintégré les réseaux de solidarité. L’enracinement du vote Rassemblement National ne s'explique pas uniquement par des calculs politiciens locaux. Il répond au sentiment de relégation d'une population qui constate au quotidien le recul des services publics (fermeture de classes, déserts médicaux, engorgement des commissariats) et la montée d'une insécurité physique concrète. Face à une gauche départementale perçue comme gestionnaire et impuissante, le discours autoritaire et identitaire trouve un écho d'autant plus favorable qu'il offre des coupables simples à une société locale déboussolée. En conclusion La mort de Louis à Narbonne est une tragédie à multiples détentes, rebelle à toute explication simpliste. Elle est le fruit d’une addition de faillites. Celle, d'abord, d'un groupe d'adolescents ayant abdiqué toute humanité lors d'une nuit de violence aveugle. Celle, ensuite, d'un État régalien engorgé, incapable d'intervenir à temps pour sanctuariser une vie menacée. Celle de l’effondrement des solidarités dans un environnement familial fracturé. Celle, enfin, d'une Aide sociale à l'enfance, piégée entre l'indigence de ses moyens et les limites de son mandat. Au fil des marches blanches et des querelles de récupération, le drame a été disséqué, instrumentalisé, parfois confisqué. L'extrême droite y a vu l'opportunité de faire le procès du socialisme local et de la justice des mineurs. La gauche institutionnelle a échoué à articuler une réponse qui ne soit pas uniquement défensive. L’enjeu, demain, dépasse les clivages partisans. Il s'agira pour les pouvoirs publics de trouver un équilibre délicat. Restaurer l'autorité régalienne et la chaîne pénale pour assurer la sécurité de tous, tout en exigeant un audit lucide et courageux de l'ASE pour redonner un véritable sens au travail social. La société narbonnaise, meurtrie par cette onde de choc, devra quant à elle renouer avec ce qui fit jadis sa force : recoudre les liens invisibles de sa communauté, pour que les berges de la Robine ne soient plus le symbole d'une jeunesse qui s'entre-tue, mais le point de départ d'une résilience collective. Laurent Fabas pour le Clairon de l'Atax le 23 /07 / 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Narbonne : communiqué de presse du Collectif 1er mai | Le Clairon de l'Atax

    Narbonne : communiqué de presse du Collectif 1er mai Appel citoyen à sauver le 1er Mai Narbonne, le 29 avril 2026 La municipalité multiplie les obstacles pour empêcher la tenue de notre rassemblement populaire et pacifique au Palais du Travail. Refus brutal du vin à la buvette, interdiction d'installation de coffrets électriques, injonction d'embaucher une sécurité privée onéreuse. En nous piégeant financièrement à 10 jours de l'échéance, le Maire de Narbonne ne gère pas l'ordre public, il organise l'asphyxie d'un événement gratuit et bénévole. Une censure politique par le sabotage logistique L'an dernier, notre mobilisation a réuni 8 000 personnes dans un climat irréprochable, À cette occasion, les services municipaux avaient eux-mêmes acté la qualité exemplaire du rendu des lieux le soir de l'évènement. Née en riposte au meeting du Rassemblement National à Narbonne, cette fête est devenue un rendez-vous citoyen de conférences et de débats. Incapable d'interdire légalement un rassemblement aussi responsable, et alors même qu'aucun risque de confrontation n'existe cette année, la mairie a choisi d'appliquer un dogme autoritaire pour ruiner l'événement. En nous signifiant le refus de notre buvette à peine dix jours avant l'événement, le Maire nous empêche de nous adapter alors que tous nos frais sont engagés. Le Maire nous interdit de changer de modèle économique. Le 24 avril, il a d'ailleurs justifié ce choix par écrit, assumant de refuser des moyens municipaux à ce qu'il nomme nos « organisations idéologiques ». Si le Maire considère que refuser la banalisation de l'extrême droite est une "idéologie", alors nous la revendiquons. Mais cette formule méprisante vise avant tout à jeter le discrédit sur un rassemblement porté par des associations de solidarité, des acteurs de l'action sociale, des acteurs culturels et des organisations syndicales représentatives. Ces structures accomplissent un travail quotidien d'utilité publique indispensable auprès des Narbonnaises et des Narbonnais. S'attaquer à ce collectif, c'est s'attaquer au tissu associatif qui fait vivre la solidarité dans notre ville. Ruiner un événement sur un simple délit d'opinion affaiblit notre démocratie. Si nous choisissons le silence aucune structure narbonnaise agissant pour l'accès aux droits ou la culture n'est plus à l'abri de coupes de subventions ou de refus de salles. Là même où se dresse le monument en hommage à Léon Blum, le Maire tente d'épuiser les opposants à l'extrême-droite en appliquant des méthodes de harcèlement administratif. Cette dérive locale illustre une tendance nationale alarmante de criminalisation et d'invisibilisation des luttes sociales. L'aveuglement dogmatique face à la crise viticole La violence idéologique de la municipalité atteint son paroxysme avec l'interdiction de notre débit de boissons. Proscrire la vente de vin lors d'une fête populaire dans le berceau français de la vigne et du vin est une première. En pleine crise viticole, le maire, successeur de Ferroul, sacrifie le soutien vital à notre économie locale sur l'autel de sa doctrine sécuritaire. Le mépris affiché pour notre identité et pour la convivialité méridionale est total. Un bouclier face aux mesquineries et aux représailles Cette conception propriétaire de l'espace public menace l'ensemble de la vie démocratique locale. La mairie porte une doctrine redoutable dans laquelle les moyens municipaux seraient réservés aux seules initiatives du pouvoir en place ou aux structures obéissantes. La preuve en est que le Grand Narbonne organise ce même week-end la Foire de Printemps pour 18 000 visiteurs avec de multiples débits d'alcool. Nous offrons pourtant à la ville une animation gratuite d'intérêt public. Notre collectif est large et pluriel. Les logos sur les affiches marquent simplement la participation à l'évènement. Si certains membres assument pleinement une dénonciation ferme des actes du Maire, les associations d'action sociale et culturelle engagées dans le 1er Mai, le font dans un esprit de stricte neutralité, de dialogue et d'apaisement. Elles n'ont pas à être prises en otage de ce bras de fer, ni à en subir les conséquences. En refusant de plier, notre collectif se dresse comme un bouclier pour protéger toutes les associations narbonnaises menacées par cette stérilisation dogmatique de la vie publique. Nous étudierons tous les recours possibles, afin de faire valoir la liberté de l'expression collective des idées et des opinions, liberté fondamentale reconnue par le Conseil constitutionnel. La solidarité financière et l'État de droit contre l'arbitraire L'étranglement économique ne nous empêchera pas de tenir la rue. Le 1er mai aura lieu et nous le financerons par la force de la solidarité. Nous lançons une grande cagnotte en ligne pour compenser notre perte de ressources délibérément provoquée par la mairie et nos frais de justice. Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à nous rejoindre massivement ce vendredi au Palais du Travail pour une riposte festive, unitaire et implacable. Pour nous soutenir, et nous permettre d'honorer l'ensemble de nos frais, dont la majorité sont déjà engagés, des cagnottes seront accessibles à toutes celles et ceux qui souhaitent participer à cet évènement. Il sera également possible de consommer des boissons non alcoolisées à prix "soutien". le lien de la cagnotte : https://www.onparticipe.fr/c/1erMai2026 Contact : collectif1ermai@proton.me 06 73 74 69 94 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS | Le Clairon de l'Atax

    Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS Cette association de protection et sauvegarde de l’environnement des Basses Plaines de l’Aude travaille de longue date sur les projets de protection de Narbonne contre les inondations. Ceux-ci ont été lancés il y a près de 30 ans mais n’ont pas encore débouché sur des réalisations alors que les coûts prévus dérapent. Le projet le plus récent, d’un coût très élevé est l’objet de nombreuses critiques, tant sur son coût que sur son efficacité La rédaction Logo Rubresus Le rec de Veyret, petit ruisseau sec du Narbonnais de 14 km, qui n'a jamais causé de catastrophe et dont la plupart des habitants ignorent le cours, pourrait réussir le tour de force phénoménal de recevoir 30 millions € de finances publiques via le SMMAR (*) (département Aude) et le SMDA (*) (agglo Grand Narbonne) pour un aménagement de protection contre les inondations surdimensionné, surestimé et destructeur de l'environnement et du patrimoine du territoire. Le budget de ce pharaonique projet absorbe autant de dépenses que celles que le SMMAR Aude affecte à tous les autres travaux de protection des populations contre les inondations pour tout le département de l'Aude y compris les secteurs durement meurtris en 1999 et 2018 et pour les 6 années 2023-2029 (programme PAPI 3). Devant la forte contestation du projet, exprimée par la population et les associations du Narbonnais depuis 2021, qui ont mis au jour les incohérences, insuffisances techniques et économiques ; le SMDA organise à sa manière une opération de concertation dirigée. A cette fin, les élus représentés au SMDA ont voté un budget pléthorique de 178 025 € attribuée à la société BRL pour la communication et l'opération de concertation. La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a été mandatée par le SMDA pour rendre compte du déroulement de la concertation et Mme Rachel Vindry a été désignée garante de la concertation. Cette opération a débuté le 1er juin et se déroulera jusqu'au 30 juillet 2026 selon le programme arrêté par le SMDA, sans concertation préalable avec les associations et consultable sur le site internet SMDA : Concertation préalable 2026 . Alors que les projets d'aménagement du rec de Veyret sont étudiés depuis la fin des années 90 et que SMDA-SMMAR ont validé successivement deux autres projets, respectivement avec la société BG (PAPI 2) puis BRL (PAPI 3), le SMDA met actuellement à disposition du public sur sa page -Concertation- seulement quelques dossiers du second projet. De plus le SMDA s'abstient dans le cadre de cette concertation publique, de communiquer les dossiers et observations que les associations et le public ont adressé à Madame Vindry garante de la concertation. L'association COPAREC a pris l'heureuse initiative de pallier la carence du SMDA en documentant son site avec les observations et dossiers que le public et les associations présentent à la concertation préalable: www.https://coparec.wordpress.com L'association RUBRESUS vient de communiquer la note ci-jointe présentant ses réserves sur la communication du SMDA et l'organisation de la concertation préalable. Précédemment, RUBRESUS a fait part à la garante "CNDP" de son analyse du projet d'aménagement SMDA-SMMAR-BRL. Selon le programme de la concertation SMDA, ce lundi 1er juin à 18h se tient un webinaire auquel vous pouvez participer en vous connectant via la page du SMDA. 2 ateliers sont également programmés à Narbonne les 16 et 23 juin (18-20h) sur les thèmes "Cadre de vie et Paysage" et "Enjeux et Hydraulique" ainsi qu'à à Montredon des Corbières les 17 et 24 juin. Inscription en ligne nécessaire. Déjà très troublant sur l’ensemble de ses aspects, le projet SMMDA-SMMAR-BRL s'enfonce encore plus dans les artifices avec les dernières communications du SMDA déviant sur de fausses informations aux connotations de propagande. Merci de participer activement et massivement à la concertation aux côtés de RUBRESUS et COPAREC en manifestant vos observations et propositions soutenant nos propositions. André BORIES RUBRESUS Documen1 Déconcertante concertation, voir ici : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_568e78b229f64ff3be55b1b507e60693.pdf Document 2 Proposition de déroulement concertation, voir ici : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_7086a42db4994766a159cb33e1f1f3bd.pdf Document 3 Comparaison projet BG vs BRL : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_d29a20b312074c04947e689debef4e6a.pdf 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : "Les échos du passé" | Le Clairon de l'Atax

    Au cinéma : "Les échos du passé" Allemagne – 2h29 – 2025 - film présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025. Maison au bord de la Baltique (Image par Peggychoucair de Pixabay) Un film de Mascha Schilinski avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler. Quatre jeunes filles adolescentes vivent dans une ferme au Nord de l’Allemagne et nous allons suivre leur évolution sur quatre générations. La maison se transforme au fil des siècles mais les événements qui s’y passent trouvent un écho dans ceux qui s’y sont passés. Alma, Erika, Angelika et Lenka semblent avoir chacune les mêmes préoccupations, la vie et la mort. Indubitablement, c’est un film merveilleux MAIS "râpeux" un peu comme on se râpe les mains contre un mur en crépi. Rien n'est facile, tout est lumineux et noir, un jeu de paradoxes. C'est un film macabre avec un personnage de premier plan: "la mort". Elle est partout, elle s'infiltre quand elle ne se manifeste pas, elle est quand même présente, sournoise, discrète, active. Tout au long de ces deux heures et demi, on va assister à la démonstration de toute la noirceur de l'âme humaine, inceste, avortement, suicide avec pour personnage principal, la jeune fille ou femme. Mascha Schilinski nous promène dans ces années sombres (guerres mondiales), passant d'une décennie à l'autre avec brio, à nous de décrypter et de trouver les dates. Ce n'est pas un film facile, il demande beaucoup d'attention pour se repérer dans le temps. Il y a des moments de grande intensité, des moments sensuels, des moments douloureux, toute la panoplie des états émotionnels est représentée; avec en fond, tapi dans l'ombre, Thanatos qui veille. Tout est travaillé avec minutie dans ce film, le cadrage, les lumières, la musique, bref c'est une symphonie mais elle se mérite. Deux heures trente de plongée dans quatre-vingt ans de vie, on en ressort secoué et râpé ! Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 15/01/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Les tribulations d’un Mercosur pas si sûr | Le Clairon de l'Atax

    Les tribulations d’un Mercosur pas si sûr Tout comme le marché commun de l’union Européenne, il existe depuis 1991 un marché commun sud-américain. L’idée de base est que le Mercosur peut présenter un débouché commercial intéressant pour l’Union Européenne Drapeau de l'accord Mercosur Tout comme le marché commun de l’union Européenne, il existe depuis 1991un marché commun sud-américain, formé actuellement entre Le Brésil, L’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie. A coté de ce bloc, à l’intérieur duquel fonctionne le libre-échange, d’autres états sud-américains participent partiellement à ce marché. L’idée de base est que le Mercosur peut présenter un débouché commercial intéressant pour l’Union Européenne d’où l’accord entre ces 2 organismes qui vient d’être signé le 17 janvier au Paraguay. De l’origine du système de libre échange Ce système se fonde sur la théorie des « avantages comparatifs », formulée en 1817 par l’économiste et philosophe britannique David Ricardo . L’idée de départ est que 2 pays qui commercent ensemble, gagnent toujours en se spécialisant selon leurs avantages comparatifs. (Avantage à celui qui arrive à proposer un bien ou un service avec le coût relatif le plus bas). Mais la complexité des accords commerciaux modernes met à mal une partie du mécanisme décrit par Ricardo. Pour Ricardo, il n’y avait que des frontières douanières qui régulaient le libre-échange, alors que dans des accords comme ceux du Mercosur, de nombreuses règles sur l’origine des produits échangés, leurs caractéristiques phytosanitaires et techniques définies par des normes, des clauses juridiques, etc., impactent la spécialisation qui n’est plus seulement basée comme chez Ricardo sur la valeur travail. Contrairement à sa dénomination, le libre-échange ″moderne″ ne constitue pas une relation d’échange simple, mais un rapport complexe qui ne repose pas sur le seul coût de production. La négociation de l’accord Mercosur : une usine à gaz ! A peine le Mercosur fondé en 1991, qu’un an après la Commission européenne est mandatée par les États membres pour structurer un partenariat interrégional avec lui. Il a donc fallu 15 ans de négociations pour aboutir le 9 janvier 2026, malgré l’opposition française, à l’approbation de l’accord d’association Union Européenne-Mercosur. Cette approbation a été votée, à la majorité qualifiée, lors d’une réunion du Coreper II (Comité des représentants permanents). Le 17 janvier 2026, la signature officielle de l’accord a eu lieu à Asunción au Paraguay. Cette signature engage les parties sur le contenu du traité, permettent son application provisoire et la mise en œuvre de sa ratification définitive par le parlement européen. Mais le 21 janvier 2026 les parlementaires européens ont voté, de justesse à 10 voix près, la saisine de la Cour de Justice Européenne, ce qui a pour conséquence de retarder de 12 à 18 mois une éventuelle ratification du traité. Par ce vote, les parlementaires européens demandent à la Cour de se prononcer principalement sur 2 points : La Commission européenne avait elle mandat pour séparer lors des procédures d’accord la partie commerciale de la partie politique de l’accord, ce qui avait comme intérêt d’éviter le vote incertain des parlements nationaux… Une partie de l’accord vise à la création d’un « mécanisme de rééquilibrage ». Celui-ci permettrait à un Etat d’exiger une compensation d’un Etat partenaire dont la règlementation aurait réduit ou stoppé ses exportations. Cette disposition, imaginée pour apaiser l'opposition française à la signature de l'accord étant prteuses de risques de dérapages... La pression des agriculteurs en colère, massés devant le Parlement européen à Strasbourg lors du vote, à probablement contribué à ce vote d’ajournement. Pas si simple au XXIème siècle la mise en œuvre du libre-échange selon la théorie des avantages comparatifs de Ricardo ! Mais que reproche-t ’on à l’accord du Mercosur ? Tout d’abord la dissociation par la Commission européenne, dans les conditions précédemment évoquées, des accords commerciaux dans le cadre d’un « traité intérimaire » et des accords politiques inscrits dans un traité définitif après ratification par le Parlement. Européen. Ces accords aboutissent à la suppression quasi intégrale des droits de douane appliqués aux échanges entre l'UE et Mercosur. Mais ce libre échange ainsi constitué pêche dans la définition des avantages comparatifs qui varie selon les parties. Si les avantages de certains produits agricoles sud-américains résident dans leur tarif, sans prise en compte de leur coût écologique, par contre ce coût écologique est pris en compte dans les produits de l’Union européenne qui se trouvent alors défavorisée dans l’équilibre des échanges. Pour compenser ce déséquilibre, une clause de sauvegarde, en cours de négociation, devrait permettre de suspendre les avantages douaniers en cas de perturbation trop importante du marché communautaire : par exemple si les volumes de produits exportés vers l’Union Européenne dépassaient un seuil de 8% /an . Une telle mesure arrangerait bien la France dont la production agricole est la plus exposée à la concurrence, du Mercosur. Mais il n’en est pas de même pour d’autres pays de l’UE qui exportent surtout leur production industrielle et leurs services (jusqu’alors taxés de 15 à 20% par l’Amérique du sud) et qui ont moins à craindre la concurrence du Mercosur. La question de l’équilibre des échanges en matière agroalimentaire est particulièrement sensible dans le cas de la France. Par exemple : Un quota d’exportations sans droits de ddouane de 45 000 tonnes de produits laitiers européens / an a été concédé par le Mercosur, en plus de la suppression totale des droits sur le vin, le malt, et l’huile d’olive De leur côté les pays du Mercosur pourront exporter chaque année un contingent de 99 .000 tonnes de bœuf, pour lesquels les droits de douane seront portés à 7,5 %. Des quotas, sans droits de douane cette fois, sont également prévus pour la volaille (180.000 tonnes), le sucre (180.000 tonnes), ou encore l’éthanol (450.000 tonnes), alors que les conditions de production des pays du Mercosur impliquent des prix concurrentiels. Aux entrées de produits agroalimentaires consécutives à l'ouverture du marché de l'UE au Mercosur, s’ajoutent es quantités provenant d’accords déjà signés par la Commission Européenne, avec près de 80 pays du Monde qui injectent déjà, sans droit de douane, près de 300 000 tonnes de bœuf, 300 000 tonnes de poulet, ou encore 4 millions de tonnes de sucre. Tout n’arrive pas en France mais cela peut quand même perturber les marchés… De plus, le déséquilibre des coûts de production est renforcé par le déséquilibre des mesures environnementales entre les parties de l’accord. C’zst l’un des principaux motifs de colère des agriculteurs : les réglementations européennes en matière de protection de l’environnement n’ont pas leur équivalent dans les pays du Mercosur. Rien ne contraint vraiment les producteurs sud-américains, qu’il s’agisse de déforestation ou de principe de précaution. Des pesticides interdits dans l’UE continuent à être utilisés dans certains pays du Mercosur. Le contrôle des produits importés par l’UE se faisant sur la qualité des produits finis, certains producteurs sud-américains qui emploient des pesticides interdits dissimulent les traces détectables selon différentes méthodes. Par exemple en jouant sur les délais entre la dernière application de pesticides et la récolte : ce qui permet une dégradation naturelle des résidus (par ex : de 21-45 jours pour le glyphosate sur soja), ou en utilisant des molécules à faible persistance, etc. Dans leur état actuel les accords du Mercosur sont très peu contraignants en matière d’environnement et se limitent souvent à des déclarations d’intention plus ou moins vertueuses. Sommes-nous en France dans un rapport gagnant / gagnant avec les pays du Mercosur ? Rien n’est moins sûr actuellement. Certains pays européens sont en situation plus favorable et l’Union Européenne est loin d’une cohérence économique qui aurait amoindri, voire aboli, la concurrence entre ses membres, Dans de telles conditions, les péripéties du processus d’accord avec le Mercosur sont loin d’être finies. Louise B. Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 21/01/2025 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 1 étoile sur 5. 1.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Jonquay 25 janv. Noté 1 étoile sur 5. La conclusion m'interroge.🙃 Personnellement je pars du principe que mis à part le commerce solidaire, le commerce partout dans le monde c'est du vol (exploitation d'humains jusqu’à l’esclavagisme, appropriation de terres jusqu'à l'assassinat, accaparation de moyens de production, de déforestation, de sols et de nappes phréatiques pollués etc). Conclure qu'avec l'Accord Mercosur des pays européens s'en sortent mieux que d'autres ou n'amènent pas à moins de concurrence entre eux me semble autocentré. Quid des peuples sud américains et de leur environnement sacrifiés pour notre "confort" et l'enrichissement de leurs oligarques ? 🤑 J'aime Répondre

  • Au cinéma : HISTOIRES PARALLELES | Le Clairon de l'Atax

    Au cinéma : HISTOIRES PARALLELES France, U.S.A., Italie – 2h19 – 2026 – Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2026 Thalie et Melpomène muses antiques de la comédie et de la tragédie (Image Iphigénie Atridès) Un film de Asghar Farhadi avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney, Vincent Cassel, Adam Bessa Sylvie, écrivaine en panne d'inspiration, espionne ses voisins dans l'appartement d'en face. Elle va héberger Adam, jeune homme un peu SDF et totalement sans emploi. Celui-ci va se mêler du travail de Sylvie et embrouiller totalement sa vie avec acharnement et inconscience. Je passerai sous silence le nombre de prix et distinctions qu'a reçu Farhadi, cela va de soi que c'est un excellent metteur en scène. Cette introduction étant posée, on peut aussi chuter. Farhadi s'est soi-disant inspiré du 6e épisode du Décalogue de Krzysztof Kieślowski. Il reprend le thème voyeuriste. Sylvie va donc observer avec un télescope les trois personnages de l'appartement voisin. Nita qui fait des bruitages de films, son compagnon et le jeune frère du compagnon. Elle va tirer de ces observations une trame de roman complètement imaginaire. C'est compter sans Adam qui va récupérer le roman, mis à la poubelle, pour le réécrire et l'alimenter à sa sauce. Bref, on nage dans l'imaginaire qui se télescope avec un réel qui devient à son tour imaginaire mais que les personnages vont faire entrer dans le réel !! Vous êtes déjà perdus, mais c'est du cinéma ! Farhadi enfonce des portes ouvertes, l'intrusion du réel dans l'imaginaire ou l'inverse a déjà été à de multiples reprises utilisé. Les dialogues sont convenus, les événements sont attendus. Si l'on se réfère à Watzlawick qui disait dans son livre la Réalité de la Réalité "la réalité est le résultat d'une construction", on pourrait alors en conclure que la réalité n'existe pas et donc que le film de Farhadi n'existe pas et c'est plutôt un bien ! Patricia Renaud pour le Claron de l'Atax le 19/05/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • La recette de la BOUCHÉE à la REINE à l’Alsacienne | Le Clairon de l'Atax

    La recette de la BOUCHÉE à la REINE à l’Alsacienne Une recette "secret de famille" transmise de générations en générations, enfin révélée ! Vue de la table avant le repas (photo K. Thy) La célèbre ethnologue K. Thy, spécialiste de l’Alsace, mondialement connue pour ses travaux sur la gastronomie protestante dans le Koschersberg et le pays Welsch, nous a fait parvenir cette recette confidentielle de Bouchée à la Reine, transmise de générations en générations, goutée et recueillie chez madame S, une habitante d’un hameau des contreforts vosgiens, proches de Colmar. Ingrédients pour 4 personnes : 4 feuilletés (achetés en boulangerie) 4 blancs de poulet. Champignons. 40gr de beurre. 40gr de farine. 0,5l de bouillon de volaille. 15cl de vin blanc 350 à 450 gr de spaetzle (nouilles alsaciennes aux œufs) 1 jaune d'œuf et 20cl crème (facultatif) Sel, poivre Préparation : ( 30 mn préparation. 20 mn cuisson) - faire revenir très doucement les blancs de poulet coupés en morceaux et réserver - dans 1 casserole faire un roux avec la farine et le beurre, ajouter le vin blanc et le bouillon de volaille, bien mélanger pour éviter les grumeaux - ajouter la viande et les champignons peles et émincés, ajouter sel, poivre, noix de muscade et laisser mijoter 10 mn - cuite les spaetzle de 3 à 5 minutes selon épaisseur dans de l’eau bouillante salée, puis les passer à l’eau froide pour éviter qu’elles colent, puis les faire revenir rapidement dans du beurre - chauffer au four les feuilletés (en veillant à ne pas les laisser brûler) Disposer chaque feuilleté sur assiette et les garnir de cette sauce Servir avec les spaetzle et un vin d'Alsace bien frais (Riesling, Edelzwicker, Sylvaner...) N.B. on peut enrichir la sauce avec un jaune d'œuf et de la crème, mais pas nécessaire si on veut un plat léger et digeste. Bon appétit ! Nota bene : Dans les restaurants gastronomiques cette recette comporte aussi souvent de la viande de veau, des quenelles, voire du ris de veau, mais son prix de revient n'est plus le même et cela ne correspond plus aux règles locales de frugalité protestante. 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Municipales 2026 : une conférence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" | Le Clairon de l'Atax

    Municipales 2026 : une conférence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" A côté des listes constituées par les partis politiques, une liste citoyenne issue du collectif "Une gauche pour Narbonne" vient d'être crée. Laurent Fabas entouré de membres de son équipe (photo D.B.) Depuis plusieurs semaines, un collectif citoyen animé par Laurent Fabas, travaille à la constitution d’un programme, en vue de présenter une liste aux municipales de mars 2026. Le moment était venu d’annoncer officiellement l’entrée en campagne de cette liste qui dénommée : « Nous sommes Narbonne – citoyenne et populaire ». Le lieu choisi pour cette première conférence de presse était symbolique : il s’agissait de la passerelle franchissant le Rec de Veyret, à hauteur de l’Espace Liberté, car « Nous sommes Narbonne » à beaucoup à dire sur le projet d’aménagement censé protéger des inondations les quartiers riverains de Narbonne. Pour construire son programme « Nous sommes Narbonne » (NsN) s’est fixé comme méthode de multiplier les rencontres de terrain, puis de travailler les informations recueillies dans des ateliers thématiques ouverts à tous et de les transformer en éléments de programme soumis au vote des participants. Cette méthode de travail repose sur l'idée que les divers acteurs engagés à titre individuel ou collectif dans la vie locale, témoignent de leur expérience, voire de leur expertise sur différents sujets et deviennent acteurs des propositions faites par la liste. Il s’agit d’une démarche de co-construction d’un programme, qui rompt avec les habituelles fabrications en ″petit comité″ de tel parti ou mouvement… Les travaux de ces ateliers ouverts à tous et l’ensemble des documents relatifs à la campagne de « Nous sommes Narbonne » peuvent se retrouver sur le site : https://www.noussommesnarbonne.fr . 3 ateliers ont déjà eu lieu : ils étaient consacrés au logement, à la démocratie et à l’économie et l’emploi. Six autres ateliers sont encore prévus jusqu’au 9 mars. Ils porteront sur : L’agriculture, l’alimentation et la santé, le 3 février, Sur la tranquillité et le vivre ensemble, le 9 février, Sur les transports le 20 février, Sur l'enfance, le 27 février, Sur la culture, le sport et la vie associative, le 03 mars, En raison de l’importance du sujet, une nouvelle réunion publique sera consacrée au logement le 09 mars. Le lieu de ces réunions sera, dans la mesure du possible différent à chaque fois, l’idée étant d’irriguer les différents quartiers de Narbonne. Il sera communiqué sur le site de « Nous sommes Narbonne ». Mais cette première conférence de presse de la liste a aussi été l’occasion pour NsN de préciser son analyse et ses positions, quant au traitement es risques d’inondation de certains quartiers ouest de Narbonne. Risques d’actualité, puisque la crue du Rec de Veyret des 18 et 19 janvier derniers avaient entraîné la mise à l’abri, suite à un arrêté préfectoral, d’une partie de la population de ces quartiers riverains. Le projet de barrage, porté par la municipalité actuelle sur proposition du Syndicat mixte du delta de l’Aude (SMDA), ne peut selon elle constituer une solution au problème des inondations. NsN précise qu’il ne s’agit pas d’exprimer un désaccord politique, mais : « d’un désaccord à la fois technique et de prospective », compte tenu des évènements extrêmes susceptibles de se produire compte tenu du changement climatique. Il faut changer de logiciel et, au lieu de construire un barrage plus ou moins efficace, « tenir compte des besoins du ruisseau en cas de crue » et favoriser l’écoulement des eaux en élargissant le cours du Rec de Veyret, notamment sur son passage à proximité des quartiers de Maraussan et de la Mayolle. Cet élargissement serait accompagné de la création d'une coulée verte et d'un aménagement des berges, sachant que le coût de ces travaux (ndlr : 26,4 millions €) est déjà budgété, puisqu’il correspondrait au montant des travaux estimés pour la construction du barrage prévu sur la commune de Montredon… NSN a accompagné ses propositions d’une carte situant le réaménagement du Rec de Veyret à hauteur de quartiers ouest de Narbonne accompagnée d’une image esquissant le projet de coulée verte. La rédaction du Clairon le 01/02/2026 Lien vers carte ; https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=9d375c8342&attid=0.1&permmsgid=msg-f:1855943054064832083&th=19c1a25fdce34e53&view=att&zw&disp=safe Len vers esquisse Esquisse : https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=9d375c8342&attid=0.2&permmsgid=msg-f:1855943054064832083&th=19c1a25fdce34e53&view=att&zw&disp=safe 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Pat 02 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Bonne chance! J'aime Répondre

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