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- La loi s’applique à tous, et d’abord à ceux qui la font appliquer | Le Clairon de l'Atax
La loi s’applique à tous, et d’abord à ceux qui la font appliquer La loi se construit selon des procédures précises et dans des conditions définies par la Constitution. Du moins était-ce jusqu’à présent l’usage en 5ème république. Cela gêne désormais certains politiques qui voient l’avenir de leurs idées et de leurs affaires menacé par le cadre légal actuel. Ils souhaitent contourner ce dernier et, pour rétablir ou conforter leur position, faire appel directement au « bon sens » d’une opinion qu’ils espèrent largement conditionnée par les médias qu’ils détiennent ou qui les soutiennent. Narbonne n’est pas à l’abri de ces expédients, puisque son maire, dont le rôle est de faire appliquer la loi, soutient de fait sa transgression par Robert Ménard, son collègue de Béziers.... La rédaction Le vers est dans le fruit (Image par congerdesign de Pixabay En démocratie, les libertés fondamentales sont au sommet de la hiérarchie des normes pour une bonne raison. Elles nous protègent de l'arbitraire. C’est précisément de cela que Robert Ménard devait répondre ce mercredi devant le tribunal judiciaire de Montpellier. Il comparaissait pour avoir refusé d'appliquer la loi en se retranchant derrière le paravent de l'immigration clandestine. Quand le maire de Narbonne, Bertrand Malquier, affirme publiquement qu'il aurait pris la même décision, il bafoue lui aussi la République. Toute sa rhétorique sur le prétendu bon sens de terrain et toute sa légitimité électorale n'y changent rien. En démocratie, aucun élu n'est mandaté pour rogner nos libertés. Pour mesurer la gravité de l'affaire, il faut regarder les faits nus. En juillet 2023 à Béziers, Robert Ménard a refusé d'unir une citoyenne française et son compagnon étranger, alors frappé d'une obligation de quitter le territoire. Le maire a crié au mariage blanc pour justifier son refus. Pourtant, la justice avait fait son travail. Le procureur de la République avait mené une enquête approfondie et formellement validé l'union, rappelant que le droit au mariage est une liberté garantie par la Constitution et les traités européens, indépendamment du statut administratif d’un individu. L'argument de la fraude ne tenait pas. En persistant dans son refus, le maire a délibérément violé la loi et dépouillé une citoyenne française de son droit constitutionnel d'épouser l’homme de son choix. L'homme a ensuite été expulsé, séparant brutalement un couple qui a fini par s'unir à l'étranger. Cet épisode ne relève d'aucun courage civique, mais d'une faute pénale commise par un élu qui s'est pris à la fois pour un policier, un inquisiteur et un législateur. Dans sa lettre de soutien, Bertrand Malquier prétend défendre une République lisible et déplore une crise d'autorité. L'inversion est totale. En réalité, les institutions ont fonctionné. La police administrative a appliqué les règles de séjour en expulsant l'intéressé, pendant que l’autorité judiciaire veillait au respect d'une liberté fondamentale inaliénable. Le conflit n'existe que dans l'esprit de ceux qui confondent un maire avec un souverain féodal. Lorsqu'il célèbre un mariage, l’élu municipal n’agit pas selon ses humeurs. Il agit comme officier d’état civil, simple exécutant de la loi sous le contrôle direct du parquet. Si un maire se heurte à un cas de conscience intime, la République lui permet de déléguer la célébration à un adjoint, ou de démissionner. Confisquer le service public pour imposer sa morale personnelle à des administrés, ce n'est pas restaurer l'autorité, c'est semer le désordre institutionnel. Ce ralliement bruyant n'a d'ailleurs rien d'un simple réflexe de bon voisinage entre cités d'Occitanie. Il marque une rupture idéologique majeure pour notre ville. Longtemps, la majorité municipale issue du Nouveau Narbonne s'est abritée derrière une image rassurante de gestionnaires modérés, pragmatiques et prétendument apolitiques. Ce masque vient de voler définitivement en éclats. En épousant la cause de Robert Ménard, en reprenant mot pour mot son vocabulaire et en légitimant la transgression de la loi au nom du rejet de l'étranger, Bertrand Malquier fait le choix délibéré d'aligner Narbonne sur les thèmes, les principes et les figures de proue de l'extrême droite. Les Narbonnaises et les Narbonnais doivent en tirer la conséquence politique évidente. Leur maire n'est pas le sage arbitre de terrain qu'il prétendait incarner lors des élections, il est devenu le relais actif d'une dérive illibérale qui sape l'État de droit. En normalisant ainsi les obsessions identitaires, Bertrand Malquier ne protège pas sa ville, il la compromet et prépare les esprits à l'acceptation d'un autoritarisme local sans contre-pouvoirs. Le piège est précisément de se laisser enfermer dans le dossier migratoire. L'arrêté d'expulsion ne sert ici que d'appât émotionnel pour faire applaudir une régression démocratique inouïe. Dès l’instant où nous acceptons qu’un maire suspende le Code civil au nom de ses préjugés, plus aucune règle ne protège personne. Quel recours restera-t-il demain si un élu décide d’exclure certains enfants des cantines scolaires ou de priver des administrés de services publics en fonction de leurs opinions ? La Révolution de 1789 s'était précisément construite pour abolir les justices seigneuriales et affirmer que la loi devait être la même pour tous sur chaque mètre carré du territoire. Revendiquer un droit de veto municipal sur les lois nationales, c'est ressusciter les petits barons d'Ancien Régime et instaurer une intolérable loterie géographique des libertés. Ce procès à Montpellier dépasse largement le cas personnel de Robert Ménard. Il rappele la frontière intangible entre la civilisation républicaine et le caprice des puissants. En démocratie, la loi s'applique à tous, et d'abord à ceux qui ont la charge de la faire respecter. Laurent Fabas pour lr Clairon de l'atax le 30 / 07 /2026 1/0 comments debug Commentaires (2) Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Burger catherine 03 oct. Clair . Imparable. J'aime Répondre Pierre 02 oct. Bravo Laurent pour ce rappel essentiel! J'aime Répondre
- « MURMURATION » de SYLVIE GERMAIN | Le Clairon de l'Atax
« MURMURATION » de SYLVIE GERMAIN Éditions Albin Michel, 2026 Étourneaux sur un fil « UNE VRAIE MERVEILLE » A l‘heure où la littérature se donne comme mission essentielle de dire le monde, où l’écrivain devient greffier ou reporter, le dernier livre de Sylvie Germain affiche un petit air décalé, rebelle à l’air du temps. « Murmuration » est, en effet, une célébration en creux d‘une écriture authentiquement adressée à son « frère » lecteur. Œuvre éminemment réflexive sur la magie des mots, mais également sur le danger de s’y laisser enfermer. Le roman met en scène un écrivain qui, insoucieux de la transitivité de son œuvre, dérive vers un formalisme stérile. Dès sa tendre enfance, Samuel, le personnage du livre, appréhende l’univers comme un éclatement de sons, un abécédaire musical. Né dans une famille où le langage est empêché, réduit au quotidien, l’enfant se vit comme un être à part. L’école, par bonheur, lui offre un premier signe de reconnaissance. Avec des amis, affublés de noms de fleuves, ils fondent un club poético surréaliste. Des années plus tard, Samuel entreprend un roman indéfinissable, où les personnages ne sont pas des êtres de fiction mais des « mots - nymphes » sur une page blanche. Le livre, étrangement, rencontre un certain succès. Fort de sa réussite, Samuel en produit deux autres, aussi hallucinés qu’hermétiques. Son lectorat, cette fois, ne le suit pas. Dans la foulée, son éditrice refuse de le publier. Commence alors pour ce « naufragé de l’écriture » l’époque des désillusions. A l’échec de ses trois amours s’ajoute celui de sa triade romanesque. Sa vie n’est plus qu’une rêvasserie cotonneuse, une douçâtre dormance qu‘enluminent, de temps à autre, de fulgurantes visions. Ultime joie du vieil écrivain : « la murmuration » infinie des étourneaux à la tombée du jour. Histoire d’une impasse littéraire. L’autrice serait-elle, elle-même, effleurée par cet amour immodéré des mots ? Si Sylvie Germain réfute tout caractère autographique à son roman, force est de constater que l’action s’y avère mineure et le personnage un brin silhouetté. Cette « vraie merveille » doit se lire « comme une promenade en forêt, faite de craquements de frissons et de bruits d’oiseaux ». Voilà pourquoi, sans doute, le roman brille de mille feux, à l’écart des best-sellers, dans le clair-obscur des présentoirs. Magali Dellaporta pour le Clairon de l’Atax le 03/05/2026 Murmurations Albin Michel.png Murmurations Albin Michel.png 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : "L'Objet du délit " | Le Clairon de l'Atax
Au cinéma : "L'Objet du délit " France, Belgique – 2h14 – 2026 Ce film est présenté en hors compétition au Festival de Cannes. Un film de Agnès Jaoui avec Daniel Auteuil, Agnès Jaoui, Eye Haïdara. Répétittion à l'opéra (Image par Ana Krach de Pixabay) " Un Vrai Régal " Au cours de la production de l'opéra de Mozart "les Noces de Figaro", le chanteur incarnant le comte Almaviva est accusé d'agression sexuelle. Il n'en faut pas plus pour exacerber les tensions non seulement entre les artistes mais aussi entre les générations. Fallait oser et elle l'a fait !! Oser toucher à la vague #Me Too et le faire avec humour, finesse et intelligence. Agnès Jaoui met les pieds dans le plat en réaffirmant ce qu'elle disait dans une interview “Disons que je suis très #Metoo et pas très “Balance ton porc ”. Elle le fait avec finesse puisqu'elle se sert de Mozart et de l'opéra pour mettre en évidence les points de vue sur la question. Et des points de vue, il y en a et de toutes les formes et de toutes les couleurs politiques. Tous les protagonistes ont droit à la parole et au questionnement. Elle est (la parole), suivant les générations, virulente, mesurée ou fade. Il est vrai qu'on n'aborde pas la question de la même façon suivant qu'on est jeune ou vieux, reconnu ou inconnu, male ou femelle etc… Et Jaoui ne se prive pas d'y mettre une touche d'humour et de distance. Elle nous présente une sorte de western où le présumé innocent est déjà coupable, jugé et condamné par un tribunal populaire, où une photo fait figure de preuve et où celle qui parle le plus fort a surement raison. A l'appel des sacro-saints réseaux sociaux, la chose est déjà jugée, l'individu condamné et mis au ban de la société. Une justice expéditive, bien loin de nos arguties juridiques et de la lenteur de Dame Thémis ! Et tout cela sans que la principale intéressée, la victime ait dit le moindre mot. La voilà au cœur de la polémique, un peu hébétée que le débat enfle au point de crever la bulle de l'absurdité. Mais, c'est une belle et intelligente réflexion qui anime Jaoui, elle nous offre un débat avec toutes les questions, hésitations, atermoiements qui l'anime, elle pointe les contradictions et dit-elle " il suffit de les pointer pour que cela devienne drôle ". Elle nous offre une comédie qui ne laisse pas oublier qu'au-delà de celle-ci, il y a des femmes dont la vie a été brisée. Patricia Renaud pour le Claron de l’Atax le 18/06/2026 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents BURGER Catherine 30 juin Noté 5 étoiles sur 5. Quel bonheur, ce film ! cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri !. Quelle intelligence, quelle finesse. Agnès Jaoui nous embarque dans cette démonstration au son de la musique de Mozart. J'aime Répondre
- Réaction de la Confédération paysanne au plan gouvernemental CASI (Climat, adaptation, sècheresse, incendies) | Le Clairon de l'Atax
Réaction de la Confédération paysanne au plan gouvernemental CASI (Climat, adaptation, sècheresse, incendies) Le plan gouvernemental "CASI" destiné à soutenir l'agriculture et à redémarer la production impactées par les épisodes caniculaires qui se sont succédés tout l'été 2026 a fait l'objet, dès sa présentation le 4 septembre par la ministre de l'Agriculture, de fortes réactions dans le monde agricole. Jugé insuffisant par la FNSEA, ce plan est dénoncé par la Confédération paysanne, dans un communiqué publié quelques heures après la déclaration de la ministre... Logo Confédération paysanne de l'Aude le 4 septembre 2026 Communiqué de presse Un plan scandaleux face à une crise historique : 4 fermes sur 5 laissées sur le carreau ! La Ministre de l’agriculture a dévoilé ce matin son plan CASI (Climat, adaptation, sécheresse, incendies) pour "soutenir" l’agriculture et redémarrer la production. Le montant global d’1,2 milliard d’euros peut paraitre élevé : il est en réalité très faible face à l’ampleur exceptionnelle de la crise. Quelques chiffres permettent de s’en rendre compte : 1 milliard d’euros avait été débloqué pour la crise de la grippe aviaire en 2021-2022 ; 270 millions d’euros pour la seule filière porcine en 2022. Chaque année, le soutien public à l’injection de biométhane s’élève à 1,2 milliard d’euros et les dépenses fiscales pour la mécanisation individuelle atteignent 1,3 milliard d’euros. Ce n’est pas par contrainte budgétaire que le gouvernement abandonne les paysan·nes mais par choix politique. L’essentiel du plan - 520 M€ - repose sur l’Indemnisation de solidarité nationale (ISN), sans modification des seuils de déclenchement, ni des taux de prise en charge. Cette somme va juste permettre d’abonder le fonctionnent normal de l’ISN. De plus, pour les 82% de fermes non assurées, l’ISN ne se déclenche qu’à partir de 50% de pertes, avec une indemnisation dérisoire de 28%. Nous demandions un déclenchement de l’ISN à 30% de pertes pour toutes les filières et l’alignement du taux d’'indemnisation des non-assuré·es sur celui des assuré·es. Les autres mesures classiques de soutien aux trésoreries ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. L’enveloppe pour la prise en charge des cotisations MSA atteint seulement 20 millions d’euros ! Celle affectée au dégrèvement de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) est mieux dotée (330 M€), mais cet argent tombe dans la poche des propriétaires fonciers, sans garantie qu’ils le reversent aux fermiers locataires. Pour rappel, en France, 51% des terres sont en fermage. La seule mesure nouvelle est un « fonds de réarmement agricole » (235 M€) piloté par les préfets pour financer des achats d’intrants et d’aliments pour animaux, sans que soit posée la question de l’adaptation de la production aux nouvelles conditions climatiques ! La Confédération paysanne réitère son appel à sauver toutes les fermes « quoi qu’il en coûte ». Nous avions demandé une aide directe de 5000€ par paysan·ne impacté·e par la crise, versée sous forme de subvention. Ce n’est pas aux producteur·rices, ni aux consommateur·rices de payer la facture, alors que 8 millions de personnes bénéficient de l’aide alimentaire. C’est à l’ensemble de la filière d’assumer les risques. C’est pourquoi nous proposons depuis des années un fonds professionnel mutualisé et solidaire, accessible à toutes les fermes, impliquant tous les maillons de la chaîne agroalimentaire. À elle seule, la grande distribution capte 1 milliard d’euros de surmarge par an, comme l’a montré le rapport du Sénat de 2026. La solidarité nationale ne doit pas reposer sur l’ensemble des contribuables : il faut faire payer les responsables de la crise climatique (grandes entreprises réalisant des superprofits grâce aux énergies fossiles, très hauts patrimoines forts émetteurs de carbone). Nous sommes très en colère face à ce plan scandaleux, qui laisse sur le carreau 4 fermes sur 5 ! Nous appellerons à la mobilisation les paysan·nes, les 82% non assuré·es, sacrifié·es sciemment par le gouvernement et l’agro-industrie. Olivier Lozat Chargé de l'animation et de la communication 06 31 34 84 59 Confédération paysanne de l'Aude Maison paysanne 1 Av. Salvador Allende 11300 Limoux 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : VIVALDI et MOI | Le Clairon de l'Atax
Au cinéma : VIVALDI et MOI Italie, France – 1h51 – 2025 – Film de clôture de la Quinzaine du Cinéma Italien 2025 Jeune violoniste (Image par Eddy Vercleven de Pixabay) Un film de Damiano Michieletto avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia, Sacchi. Au début du XVIIIe siècle, l'Ospedale della Pietà à Venise, recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Ces jeunes filles sont cachées du public, masquées, elles se produisent devant les mécènes de l'institution, qui "piochent" souvent dans ce "vivier" pour se marier. Cecilia, 20ans est une jeune talentueuse violoniste, passionnée de musique, elle y excellera à l'arrivée d'un nouveau maitre de musique, Antonio Vivaldi. Les siècles passent, mais les mœurs demeurent les mêmes, les hommes ont le pouvoir et les femmes se soumettent. C'est le cas de ces jeunes femmes enfermées qui ne peuvent que se réjouir d'être distinguées par un riche mécène qui l'épousera et lui octroiera une "vie de rêve ". C'est ce que pensent la plupart de ces jeunes femmes, mais pas Cecilia qui ne vit que pour la musique : car la médaille a un revers, c'est celui de renoncer à la musique pour toujours quand on est une femme mariée. Cecilia, propulsée au premier rang par Vivaldi, en tant que premier violon, ne veut en aucun cas se marier, pourtant elle est promise à un officier parti à la guerre, mais qui revient pour réclamer son du, en échange de la dot généreuse dont il a pourvu l'Ospedale. Cecilia fera office d'exception dans ce gynécée où les jeunes femmes se soumettent et acceptent leur sort sans se plaindre. Elle veut vivre libre et indépendante et faire de la musique et pour cela, elle est prête à tout, même à brader sa seule richesse. Michielletto s'est inspiré du roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa. Il présente une période de la vie de Vivaldi assez peu connue, il joue avec finesse des lumières, qui mettent en valeur les jeunes visages purs de ces jeunes filles. La musique omniprésente accompagne la volonté de Cecilia qui sera abandonnée à l'autel de la lâcheté de son "maitre" de musique. Dans ce film, Vivaldi passe à l'arrière-plan, de même que sa musique qui, en étant toutefois présente, sert de contrepoint et d'accompagnement à la lutte pour la liberté de Cecilia. Au-delà de la douleur, avec la complicité de la gouvernante, Cecilia conquiert sa liberté pour vivre et oublier toute soumission à quelque forme d'esclavage masculin. Un film esthétique, fort, avec des actrices authentiques et un personnage masculin, Vivaldi, fidèle aux stéréotypes de la gente masculine ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 18/05/2026 Vive Aldi ! bis.jpg Harem (Image par WikiImages de Pixabay).jpg Vive Aldi ! bis.jpg 1/2 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Fête paysanne de La Pasture à Durban-Corbières | Le Clairon de l'Atax
Fête paysanne de La Pasture à Durban-Corbières Un communiqué de presse de l'association La Pasture Affiche Fête Paysanne Communiqué de presse pour la fête paysanne L’association La Pasture organise sa fête paysanne annuelle le dimanche 17 mai à Durban-Corbières de 9 h à 19 h. Elle accueillera une quarantaine d’exposants de produits locaux et proposera plusieurs animations au cours de la journée (déambulations musicales, spectacle, jeux). Un service de restauration sera assuré. Elle proposera également, en collaboration avec le Tiers-Lieu Paysan de Beauregard, un forum inter-associatif comprenant, le matin, une présentation de la philosophie et des activités du Tiers-Lieu, et, L'après-midi, une rencontre d’association citoyennes environnementales, sociales ou culturelles dans les Corbières, invitées à s’interroger sur la façon de faire rhizome pour une meilleure efficacité de leurs actions sur le territoire. Présentation1 3 (1).jpg Présentation1 3 (1).jpg 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Narbonne : un communiqué du « Collectif 1er mai » | Le Clairon de l'Atax
Narbonne : un communiqué du « Collectif 1er mai » Le "Collectif 1er mai" présente l'édition 2026 C'était le 1er mai 2025 (photo Col 1er mai) Communiqué de presse 15 avril 2026 1er mai 2026 à Narbonne Après le succès historique de l'édition 2025 pour faire barrage à l’extrême droite, le Collectif donne un nouveau rendez-vous ce 1er Mai 2026. Au programme, après la manifestation syndicale le matin, des concerts, des conférences et un grand village des luttes associatives et politiques de 12h à 19h au Palais des Sports, des Arts et du Travail et dans les jardins de la Bourse du Travail. Il y a un an, la menace se tenait à nos portes. Le Rassemblement National avait annoncé sa volonté de faire de Narbonne le théâtre de sa démonstration de force, espérant transformer notre ville en une nouvelle vitrine de son idéologie. Nous avons refusé cette fatalité. Sans attendre, habitantes, habitants, syndicats, associations et artistes ont uni leurs forces. Ce sursaut a pris la forme d’un événement inédit. Près de 8000 personnes se sont retrouvées, entre la remarquable manifestation syndicale du matin et le foisonnant village des luttes de l’après-midi. Nous avons opposé à leur meeting national fermé la ferveur d’une place publique ouverte, solidaire et joyeuse. Aujourd'hui, nous constatons avec une profonde satisfaction que le Rassemblement National a échoué à s'ancrer ici. Pourtant, un simple regard sur la carte de notre région interdit tout repos. À Béziers et Perpignan s'ajoutent désormais Carcassonne, Castres, Agde... L’extrême droite tisse sa toile, encerclant notre territoire. Cette géographie politique rappelle une évidence : la bataille culturelle contre les idées de rejet et de haine ne fait que commencer. Si notre 1er Mai 2025 fut une riposte, une réaction d'urgence face à une agression symbolique, notre 1er Mai 2026 sera une affirmation. Nous passons de la résistance à la construction. Pour faire face à une extrême droite qui prospère sur le repli identitaire et le cloisonnement des peuples, le Collectif a choisi de placer cette journée sous le signe de l’Internationalisme. Fidèles à nos pratiques autogérées, nous ne recevons de consignes de personne. Nos décisions naissent de nos assemblées. Le 1er mai prochain, nous retournerons au Palais du Travail. Nous commencerons notre journée dans la rue, aux côtés des syndicats, pour défendre nos conquis sociaux. Puis, le Palais du Travail et ses jardins redeviendra ce carrefour vivant où s'entremêlent débats politiques de fond, cantines solidaires et scènes musicales effervescentes. Le Programme de l'après-midi (12h 19h) : · Un Village des luttes : près de 30 stands réunissant les forces militantes locales, nationales et internationales. · Cantines Solidaires & Buvette locale : espaces de restauration proposant des repas solidaires et des produits locaux. · 6 Tables Rondes et Débats (14h - 19h) : des intervenants venus du monde entier (Syrie, Soudan, Chili, Kurdistan...) pour aborder : L'Internationalisme par le bas, Les actions féministes et de solidarité internationale (Iran, Rojava, Amérique latine...), L'Immigration, Guerre et impérialisme, Le colonialisme à la française, et la Solidarité internationale. · 2 Scènes Musicales (13h - 19h) : Massilia Reggae Club, Laurent Cavalier, Mc du Midi, Le Chiffon rouge, Happy lazy, Pitch Up, Lobo El & Otchei, Rap ABP et Camille en Bal. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui refusent l'isolement, qu'ils vivent à Narbonne ou dans les villes voisines aujourd'hui gouvernées par l'extrême droite, à nous rejoindre. Face à leur monde de murs et de peurs, nous continuerons de bâtir le nôtre : un monde de ponts, de solidarité, et de joie tenace. 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Tuchan : le programme du 10ème festival de Théâtre de Ségure est désormais disponible | Le Clairon de l'Atax
Tuchan : le programme du 10ème festival de Théâtre de Ségure est désormais disponible Au cœur de Corbières au pied du Mont Tauch la commune de Tuchan sera une fois de plus un haut lieu du spectacle vivant... La sale du Théâtre de la forge de Ségure administrativement fermée Qui aurait cru que réaliser un projet de théâtre entièrement autofinancé au milieu des Corbières serait aussi difficile ? Deux professionnels du spectacle vivant ont acheté une vieille grange en pleine campagne entre Tuchan et Palairac au lieu-dit Ségure. Puis, entourés d’amis bénévoles, l’ont transformée en théâtre en y investissant leurs économies et beaucoup d’huile de coude. Les Compagnons de Ségure étaient nés ! Qui aurait cru que les chicaneries seraient aussi nombreuses et que les services publics, au prétexte de sécuriser ce projet insolite et ses futurs utilisateurs, mettraient autant d’obstacles à sa mise en œuvre. Qui aurait cru qu’une voisine de ce site isolé, craignant de voir sa tranquillité menacée mettrait autant d’énergie et d’argent à combattre ce projet, allant jusqu’à obtenir la suppression du permis de construire après 3 années de fonctionnement sans problème. Pourtant le projet s’est finalement concrétisé et si la salle de théâtre entièrement équipée et sécurisée ne peut pas accueillir de public, ce sont finalement les communes voisines de Tuchan et Palairac, chacune avec ses moyens, qui ont permis de poursuivre, année après année, l’évènement local majeur que constitue le Festival de Théâtre de Ségure. L’accueil du festival par la commune de Tuchan Chaque année, dans la salle Jean Jaurès, prêtée par la ville, les Compagnons de Ségure montent une scène et une[HR1] régie avec du matériel prélevé sur le théâtre de Ségure administrativement fermé recréant ainsi le cadre d’une salle de spectacle équipée de matériel « professionnel ». Ce matériel sera démonté après les 5 jours de festival et remis en place dans son équipement d’origine.… Le déroulement du festival Il se déroule sur 5 journées. 6 spectacles professionnels sont représentés 2 fois dans la salle Jean Jaurès climatisée, par des troupes issues des quatre coins de la France et sélectionnées par les Compagnons de Ségure. Dans la grande cour de l’école primaire, proche de cette salle, se déroule l’accueil du public qui y dispose d’un bar et d’une offre de restauration en soirée. C’est aussi le lieu d’un festival « off » qui se déroule entre ou après les spectacles programmés salle Jean Jaures. Le programme du festival 2026 qui se déroulera du 19 au 23 août Il est disponible sur internet en cliquant ICI des affiches et flyers ″papier″ seront diffusés au cours du mois de juillet. La rédaction du Clairon de l’Atax Capture d'écran 2026-06-22 235747.png Capture d'écran 2026-06-22 235747.png 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Malvési : un livre de Sébastien Navarro aux éditions du Bout de la Ville | Le Clairon de l'Atax
Malvési : un livre de Sébastien Navarro aux éditions du Bout de la Ville Quelle histoire ! Chaque page donne une irrésistible envie de lire la suivante ! Couverture et 4ème du livre (image HR) Malvési « On dit que le nucléaire c’est l’énergie du capital. Voilà à quoi on s’attaque ! » s’exclame Hervé, militant de Sortir du nucléaire, au sujet de l’usine de Malvési. En 2022, Sébastien Navarro est venu enquêter du côté de Narbonne avec l’idée de faire un portrait de l’usine de Malvési à travers la bouche de celles et ceux qui la combattent. Quatre ans plus tard, Malvési se lit comme un polar et le lecteur prend connaissance de l’empreinte sanitaire de ce site chimico-nucléaire. « Discrétion », tel pourrait être le maître-mot qualifiant cette usine sise à moins de trois kilomètres du cœur de Narbonne tant son identification reste mal connue, y compris des résidents de la ville. Et pourtant c’est dès les lendemains de la Ve République, soit en 1959, que l’usine commence ses activités de raffinage et de conversion d’uranium. Des opérations essentielles pour que le minerai soit ensuite enrichi sur le site duTricastin (Drôme). Il est dit qu’un quart de l’uranium mondial passe ainsi les portes narbonnaises ! Las, à l’instar de toute la chaîne du nucléaire, les activités chimiques de Malvési génèrent des déchets impossibles à retraiter. En clair, depuis 1959, tout est conservé sur place, dans d’immenses bassins de décantation et d’évaporation. Soit 350 000 mètres cubes d’effluents liquides radioactifs. Bien entendu, au départ et ce pendant des décennies, les mesures sanitaires étaient totalement absentes : aucun travaux d’étanchéité n’avait été anticipé. Quand on sait que sous l’usine se trouve une nappe phréatique alimentant le village de Moussan et que la plaine de Livière est quadrillée des canaux traversant Narbonne avant de se jeter dans l’étang de Bages, on a de quoi s’inquiéter. À juste titre, car tout le biotope entourant l’usine est gavé d’uranium dans des quantités hors normes : l’eau, l’air, la terre, les végétaux. Les humains ? Des statistiques indiquent une incidence anormale du cancer du poumon à Narbonne. Aucune enquête sanitaire n’ayant été diligentée pour en déterminer les causes, le flou demeure. Sachant le lien entre uranium et cancer du poumon, on aurait cependant des pistes vers où chercher… C’est ce tableau désastreux, vu comme une guerre de basse intensité faite au vivant, que permettent de comprendre les témoignages du chimiste pugnace André, de l’infatigable Hervé membre de SDN 11 ou de Michel ancien travailleur irradié et malade d’une leucémie. Mêlant travail d’enquête et sombre poétique, Malvési s’avale d’une traite comme un petit noir. En quelques 160 pages, on suit un narrateur dépassé par son sujet, englué dans la mathématique bourbeuse des nucléocrates, tournant autour de la « Citadelle » tél le personnage de Kafka autour de son « Château ». « Nous vous devons plus que la lumière ! », les pubards d’EDF n’ont pas tort : on leur doit aussi les mensonges produits de manière industrielle par les tenants de l’atome. En 2004, suite à des pluies torrentielles, la digue d’un bassin historique cède et libère des boues contaminées chez des riverains. L’analyse d’échantillons par la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité mettra à jour la présence, entre autre, de plutonium, élément totalement incompatible avec le traitement d’uranium naturel. Pris les doigts dans le pot de confiture irradiée, la direction de Malvési admettra avoir traité en douce du combustible usagé pendant plus de vingt ans ! Ici se résume le cœur en fusion de cette usine, entre mensonge, mépris des règles élémentaires de transparence et saccage environnemental et humain. Jolie centrale nucléaire au bord de la mer (image Iphygénie Atridès 2.jpg Jolie centrale nucléaire au bord de la mer (image Iphygénie Atridès 2.jpg 1/1 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents vital 24 mai Noté 5 étoiles sur 5. très bon bouquin, authentique, je l'ai lu dans la journée ! J'aime Répondre
- Centrale photovoltaïque de Lafage : communiqué de presse de la Confédération paysanne | Le Clairon de l'Atax
Centrale photovoltaïque de Lafage : communiqué de presse de la Confédération paysanne Le commissaire enquêteur a rendu un avis négatif à la demande de permis de construire d'une centrale photovoltaïque par la société Reden Investments France : son avis sera-t'il suivi ? Logo confédération Paysanne COMMUNIQUÉ DE PRESSE LIMOUX, le 10 juillet 2026 UN AVIS NÉGATIF ... POSITIF POUR LA LUTTE Le commissaire enquêteur vient de rendre un avis négatif* suite à l’enquête publique portant sur la demande de permis de construire d’une centrale photovoltaïque au sol de 28 hectares présentée comme agrivoltaïque à Lafage par la société Reden Investments France. La Confédération paysanne de l’Aude accueille avec satisfaction les nombreuses réserves émises : Le caractère agrivoltaïque n’apparaît pas suffisament démontré, une consommation importante de terres agricoles, des impacts paysagers significatifs, des enjeux environnementaux qui demeurent sensibles, une insuffisante prise en compte des effets cumulés, des contraintes liées au réseau très basse altitude, des interrogations relatives aux PFAS, une opposition locale importante. Il faut souligner, car c’est assez rare, que le commissaire enquêteur déplore l’absence d’évaluation des risques d’une pollution aux substances per et polyfluoroalkylées (PFAS). Or, ces molécules très toxiques ont été utilisées en 2025 dans la production de 1.5 milliards de panneaux et sous l’effet de l’eau, du vent et des contraintes climatiques, elles se décomposent en molécules plus petites dans l’environnement durant la durée de vie des panneaux (25 à 30 ans). ** D’autre part, il ne suffit pas de faire pâturer des moutons sous des panneaux pour masquer l’unique objectif de ces investissements : la production électrique et la rentabilité d’une société dont les principaux actionnaires sont des acteurs des marchés financiers internationaux***. L’élevage ovin est trop souvent utilisé comme alibi. Ce projet de 28 hectares, comme tant d’autres, détourne la vocation première de terres agricoles. Dans ces conditions, nous voyons mal comment le Préfet pourrait accorder ce permis de construire. La Confédération paysanne de l’Aude, comme beaucoup d’autres associations citoyennes audoises, des Corbières à La piège, restent mobilisées et vigilantes, car des dizaines de projets sont encore en instruction dans notre département. L’espace rural n’est pas à vendre ! * https://www.aude.gouv.fr/contenu/telechargement/37943/260995/file/03%20-%20Conclusions%20et%20avis%20du%20commissaire%20enqu%C3%AAteur%20-%2030%20juin%202026.pdf ** https://coordo-nationale-photorevoltee.org/2026/03/12/impacts-des-pfas-dans-les-centrales-photovoltaiques/ *** https://reden.solar/qui-sommes-nous/#nosactionnaires Contacts Suivre la Conf' de l'Aude sur la toile Lozat Olivier Chargé de l'animation et de la communication 06 31 34 84 59 Confédération paysanne de l'Aude Maison paysanne 1 Av. Salvador Allende 11300 Limoux 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE ″NOUS SOMMES NARBONNE" | Le Clairon de l'Atax
UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE ″NOUS SOMMES NARBONNE" La liste "Nous Sommes Narbonne -Citoyenne et Populaire" a invité la presse locale ce samedi 28 février 2026, à la fois pour présenter ses membres et pour inaugurer sa permanence située au cœur de Narbonne au 25 de la rue Parerie. Laurent Fabas et son équipe devant le local de « Nous Sommes Narbonne » (Photo HR Un mode d’expression qui tranche avec les habitudes Habituellement dans ce genre d’exercice, le candidat tête de liste, éventuellement assisté d’un ou plusieurs ″porte-paroles″, explique aux journalistes le programme qu’il compte mettre en œuvre, ainsi que la ou les raisons de ses choix. Parfois il décentre son discours et tente de le légitimer par des formules du genre : « les Narbonnais ne veulent plus de ci ou de ça et veulent ceci et cela « Ici pas de discours amphigourique, valorisé par une scénographie adéquate : tout le monde est rassemblé sur le trottoir devant le local. La presse, mais aussi les passants, sont invités à discuter en petits groupes avec le chef de file de -Nous Sommes Narbonne- (NSN) ou avec ses colistiers. Au bout de quelques contacts, il se dégage l’impression que ce mode de fonctionnement, qui pourrait à priori sembler anarchique, révèle « in fine » une grande cohérence dans les idées comme dans les projets exposés. Les colistiers rencontrés sont autant motivés et porteurs du projet de NSN que son chef de file. La liste NSN est le lieu qu’ils ont choisi parce qu'ils le trouvent pertinent, capable de porter et faire aboutir leurs engagements et pas juste un pis-aller choisi par défaut. De ces rencontres successives avec les petits groupes rassemblés devant la permanence on retient une impression de sincérité et de détermination qui dépasse largement le seul contexte des municipales 2026. Vers une représentation démocratique des citoyens ? Laurent Fabes et ses colistiers se sont engagés dans une démarche dépassant la simple démocratie d’exercice qui consiste pour les électeurs à choisir leurs représentants et à les laisser ensuite éxercer leur mandat comme ils l'entendent. NSN propose d'aller plus loin et d’étendre le pouvoir des électeurs à la pratique d'une démocratie d’exercice, où les citoyens contrôlent en continu le bon usage par les élus de leur mandat de représentation. Cette démarche particulière à été mise en œuvre par NSN dès la construction de son programme au moyen d'une méthode originale. Schématiquement, l’équipe NSN recueille les remarques et propositions exprimés par les citoyens : celles-ci sont ensuite classées par thématiques (par ex : Logement ou emploi / économie, déplacements, etc.). Ces remarques et propositions sont ensuite travaillées en ateliers thématiques, ouverts à tous. Après analyse des propositions, de leur faisabilité technique, juridique et financière et de leur compatibilité avec les engagements démocratique de NSN, ils sont validés par un vote ouvert à tous les présents et intégrés en éléments du programme porté par NSN. De la même manière, après l’élection, diverses mesures comme : - la mise en œuvre de consultations des citoyens (cf. référendum local) sur les choix importants en matière d’action municipale - l’association de Conseils de quartiers, disposant de moyens propres, aux décisions relatives à la vie quotidienne - la cogestion sous forme de coopérative de certains équipements essentiels au bon fonctionnement de Narbonne (cf. santé, énergie). La sincérité de l’équipe rassemblée autour de Laurent Fabas semble indéniable, Ce qu’ils proposent aux électeurs narbonnais est ambitieux et va bien au-delà du chèque en blanc proposé habituellement par les politiciens : « Nous ne cherchons pas des électeurs pour leur demander un chèque en blanc, nous cherchons des citoyennes et des citoyens prêts à exercer le pouvoir ensemble ». Les électrices et les électeurs narbonnais arriveront-ils à surmonter leur torpeur mortifère ? Nous le saurons dans quinze jours au soir. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 28 février 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : LE GÂTEAU du PRÉSIDENT | Le Clairon de l'Atax
Au cinéma : LE GÂTEAU du PRÉSIDENT Le poids d'un dictateur Sadam Hussein sur la vie quotidienne d'une petite fille Irak marais de Mésopotamie (Image par florencedidiot de Pixabay) Irak, Qatar,U.S.A – 1h42 – 2025 Un film de Hasan Hadi avec Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat. Nous sommes en 1990, Sadam Hussein est au pouvoir en Irak et pour son 50ème anniversaire, dans chaque école, un enfant est tiré au sort pour confectionner un gâteau d'anniversaire. Ce qui pourrait être un honneur dans un monde "normal" devient "une sacrée galère " dans le monde absurde de Hussein. Lamia, petite écolière de 9ans va en faire la douloureuse expérience. Elle va donc partir à la ville avec sa grand-mère pour chercher ces ingrédients rares que sont œufs, sucre, farine et levure. Elle emmène avec elle, son coq Hindi et son ami Sayeed qui doit apporter des fruits. Lamia va devoir pour remplir son contrat faire preuve de débrouillarde et de ruse. On est confondu de voir ces enfants confrontés à des problématiques d'adultes, il ne s'agit pas simplement d'acheter ces produits, mais de les négocier, de les marchander, de les échanger contre des services et de risquer sa vie et même plus à tout moment. C'est un premier film de Hasan Hadi et c'est une réussite saluée par la Caméra d'Or au festival de Cannes. Hadi a voulu camper une histoire particulière réelle dans l'Irak sous la domination d'un dictateur, le pays est sous le coup de sanctions internationales qui le font basculer dans la misère et la pauvreté aggravées par la corruption. Hadi raconte une partie de sa jeunesse et son pays à cette époque difficile, sous le joug d'un dictateur et soumis à une propagande effrénée. Il tourne avec des acteurs et actrices non-professionnels –elles dont la prestation nous étonne. C'est extrêmement joyeux et en même temps terrifiant, le combat de ces deux enfants qui restent jeunes et joueurs et qui devant l'adversité font face avec courage, nous émeut. Cet Irak, dont on ne connait que peu de choses si ce ne sont les articles dans les journaux , est une découverte. Pour un premier film, c'est un coup de maitre ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 06/02/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.












