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  • Un communiqué de presse de la Confédération paysanne | Le Clairon

    Un communiqué de presse de la Confédération paysanne La Confédération paysanne continue de défendre une PAC qui soutienne réellement l’agriculture paysanne et la transition agroécologique. Communiqué de presse Reliquat de l’enveloppe bio : l’argent de la PAC doit soutenir la transition des fermes Alors que les crises agricole, climatique et énergétique s’intensifient, la Confédération paysanne demande à la Ministre de l’Agriculture de cesser de procrastiner et d’arbitrer sans attendre en orientant l’utilisation du reliquat de l’enveloppe PAC dédiée à la conversion à l’agriculture biologique pour 2025 vers les Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), en priorisant l'agriculture biologique. Ces crises révèlent en effet l'impasse d'un modèle agricole trop dépendant des intrants et des énergies fossiles. Alors que les différents gouvernements Macron ont poursuivi une stratégie d’affaiblissement de l’agriculture biologique, entraînant un net ralentissement des conversions, une mportante partie de l’enveloppe dédiée à la conversion bio n’a pas été consommée. Nous refusons que l’arbitrage de ces crédits se fasse une nouvelle fois au détriment de la transition agricole et des MAEC. Sur les 257 millions de reliquat CAB 2023-2024 (*) , seuls 33 millions avaient été affectés aux MAEC. Au sein d’une politique agricole digne de ce nom, les politiques publiques doivent soutenir les fermes engagées dans des pratiques résilientes et bio. Les MAEC sont précisément conçues pour accompagner ces évolutions : systèmes herbagers, diversification des cultures, réduction de l’usage des intrants, préservation des sols et de l’eau. Pourtant, dans de nombreux territoires, les enveloppes MAEC sont insuffisantes et conduisent à refuser des projets portés par des paysan·nes prêt·es à faire évoluer leurs pratiques. Il est urgent de décider afin que les projets des paysan·nes pour 2025, 2026 et 2027 puissent être financés. L’argent public de la PAC, en particulier celui initialement destiné à l’agriculture biologique, doit servir à soutenir les systèmes agricoles qui réduisent la dépendance aux intrants, renforcent l’autonomie des fermes et préparent l’agriculture aux crises climatiques à venir. Plutôt que d’accompagner la fuite en avant productiviste, il est temps de donner aux paysan·nes les moyens de construire des systèmes durables et résilients. La Confédération paysanne continue de défendre une PAC qui soutienne réellement l’agriculture paysanne et la transition agroécologique. (*) La CAB (Conversion à l’Agriculture Biologique) est une aide financière destinée à soutenir les agriculteurs pendant la période de conversion de leur exploitation vers l’agriculture biologique. Contacts : 06 31 34 84 59 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : VIVALDI et MOI | Le Clairon

    Au cinéma : VIVALDI et MOI Italie, France – 1h51 – 2025 – Film de clôture de la Quinzaine du Cinéma Italien 2025 Jeune violoniste (Image par Eddy Vercleven de Pixabay) Un film de Damiano Michieletto avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia, Sacchi. Au début du XVIIIe siècle, l'Ospedale della Pietà à Venise, recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Ces jeunes filles sont cachées du public, masquées, elles se produisent devant les mécènes de l'institution, qui "piochent" souvent dans ce "vivier" pour se marier. Cecilia, 20ans est une jeune talentueuse violoniste, passionnée de musique, elle y excellera à l'arrivée d'un nouveau maitre de musique, Antonio Vivaldi. Les siècles passent, mais les mœurs demeurent les mêmes, les hommes ont le pouvoir et les femmes se soumettent. C'est le cas de ces jeunes femmes enfermées qui ne peuvent que se réjouir d'être distinguées par un riche mécène qui l'épousera et lui octroiera une "vie de rêve ". C'est ce que pensent la plupart de ces jeunes femmes, mais pas Cecilia qui ne vit que pour la musique : car la médaille a un revers, c'est celui de renoncer à la musique pour toujours quand on est une femme mariée. Cecilia, propulsée au premier rang par Vivaldi, en tant que premier violon, ne veut en aucun cas se marier, pourtant elle est promise à un officier parti à la guerre, mais qui revient pour réclamer son du, en échange de la dot généreuse dont il a pourvu l'Ospedale. Cecilia fera office d'exception dans ce gynécée où les jeunes femmes se soumettent et acceptent leur sort sans se plaindre. Elle veut vivre libre et indépendante et faire de la musique et pour cela, elle est prête à tout, même à brader sa seule richesse. Michielletto s'est inspiré du roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa. Il présente une période de la vie de Vivaldi assez peu connue, il joue avec finesse des lumières, qui mettent en valeur les jeunes visages purs de ces jeunes filles. La musique omniprésente accompagne la volonté de Cecilia qui sera abandonnée à l'autel de la lâcheté de son "maitre" de musique. Dans ce film, Vivaldi passe à l'arrière-plan, de même que sa musique qui, en étant toutefois présente, sert de contrepoint et d'accompagnement à la lutte pour la liberté de Cecilia. Au-delà de la douleur, avec la complicité de la gouvernante, Cecilia conquiert sa liberté pour vivre et oublier toute soumission à quelque forme d'esclavage masculin. Un film esthétique, fort, avec des actrices authentiques et un personnage masculin, Vivaldi, fidèle aux stéréotypes de la gente masculine ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 18/05/2026 Vive Aldi ! bis.jpg Harem (Image par WikiImages de Pixabay).jpg Vive Aldi ! bis.jpg 1/2 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS | Le Clairon

    Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS Cette association de protection et sauvegarde de l’environnement des Basses Plaines de l’Aude travaille de longue date sur les projets de protection de Narbonne contre les inondations. Ceux-ci ont été lancés il y a près de 30 ans mais n’ont pas encore débouché sur des réalisations alors que les coûts prévus dérapent. Le projet le plus récent, d’un coût très élevé est l’objet de nombreuses critiques, tant sur son coût que sur son efficacité La rédaction Logo Rubresus Le rec de Veyret, petit ruisseau sec du Narbonnais de 14 km, qui n'a jamais causé de catastrophe et dont la plupart des habitants ignorent le cours, pourrait réussir le tour de force phénoménal de recevoir 30 millions € de finances publiques via le SMMAR (*) (département Aude) et le SMDA (*) (agglo Grand Narbonne) pour un aménagement de protection contre les inondations surdimensionné, surestimé et destructeur de l'environnement et du patrimoine du territoire. Le budget de ce pharaonique projet absorbe autant de dépenses que celles que le SMMAR Aude affecte à tous les autres travaux de protection des populations contre les inondations pour tout le département de l'Aude y compris les secteurs durement meurtris en 1999 et 2018 et pour les 6 années 2023-2029 (programme PAPI 3). Devant la forte contestation du projet, exprimée par la population et les associations du Narbonnais depuis 2021, qui ont mis au jour les incohérences, insuffisances techniques et économiques ; le SMDA organise à sa manière une opération de concertation dirigée. A cette fin, les élus représentés au SMDA ont voté un budget pléthorique de 178 025 € attribuée à la société BRL pour la communication et l'opération de concertation. La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a été mandatée par le SMDA pour rendre compte du déroulement de la concertation et Mme Rachel Vindry a été désignée garante de la concertation. Cette opération a débuté le 1er juin et se déroulera jusqu'au 30 juillet 2026 selon le programme arrêté par le SMDA, sans concertation préalable avec les associations et consultable sur le site internet SMDA : Concertation préalable 2026 . Alors que les projets d'aménagement du rec de Veyret sont étudiés depuis la fin des années 90 et que SMDA-SMMAR ont validé successivement deux autres projets, respectivement avec la société BG (PAPI 2) puis BRL (PAPI 3), le SMDA met actuellement à disposition du public sur sa page -Concertation- seulement quelques dossiers du second projet. De plus le SMDA s'abstient dans le cadre de cette concertation publique, de communiquer les dossiers et observations que les associations et le public ont adressé à Madame Vindry garante de la concertation. L'association COPAREC a pris l'heureuse initiative de pallier la carence du SMDA en documentant son site avec les observations et dossiers que le public et les associations présentent à la concertation préalable: www.https://coparec.wordpress.com L'association RUBRESUS vient de communiquer la note ci-jointe présentant ses réserves sur la communication du SMDA et l'organisation de la concertation préalable. Précédemment, RUBRESUS a fait part à la garante "CNDP" de son analyse du projet d'aménagement SMDA-SMMAR-BRL. Selon le programme de la concertation SMDA, ce lundi 1er juin à 18h se tient un webinaire auquel vous pouvez participer en vous connectant via la page du SMDA. 2 ateliers sont également programmés à Narbonne les 16 et 23 juin (18-20h) sur les thèmes "Cadre de vie et Paysage" et "Enjeux et Hydraulique" ainsi qu'à à Montredon des Corbières les 17 et 24 juin. Inscription en ligne nécessaire. Déjà très troublant sur l’ensemble de ses aspects, le projet SMMDA-SMMAR-BRL s'enfonce encore plus dans les artifices avec les dernières communications du SMDA déviant sur de fausses informations aux connotations de propagande. Merci de participer activement et massivement à la concertation aux côtés de RUBRESUS et COPAREC en manifestant vos observations et propositions soutenant nos propositions. André BORIES RUBRESUS Documen1 Déconcertante concertation, voir ici : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_568e78b229f64ff3be55b1b507e60693.pdf Document 2 Proposition de déroulement concertation, voir ici : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_7086a42db4994766a159cb33e1f1f3bd.pdf Document 3 Comparaison projet BG vs BRL : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_d29a20b312074c04947e689debef4e6a.pdf 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : "Les échos du passé" | Le Clairon

    Au cinéma : "Les échos du passé" Allemagne – 2h29 – 2025 - film présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025. Maison au bord de la Baltique (Image par Peggychoucair de Pixabay) Un film de Mascha Schilinski avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler. Quatre jeunes filles adolescentes vivent dans une ferme au Nord de l’Allemagne et nous allons suivre leur évolution sur quatre générations. La maison se transforme au fil des siècles mais les événements qui s’y passent trouvent un écho dans ceux qui s’y sont passés. Alma, Erika, Angelika et Lenka semblent avoir chacune les mêmes préoccupations, la vie et la mort. Indubitablement, c’est un film merveilleux MAIS "râpeux" un peu comme on se râpe les mains contre un mur en crépi. Rien n'est facile, tout est lumineux et noir, un jeu de paradoxes. C'est un film macabre avec un personnage de premier plan: "la mort". Elle est partout, elle s'infiltre quand elle ne se manifeste pas, elle est quand même présente, sournoise, discrète, active. Tout au long de ces deux heures et demi, on va assister à la démonstration de toute la noirceur de l'âme humaine, inceste, avortement, suicide avec pour personnage principal, la jeune fille ou femme. Mascha Schilinski nous promène dans ces années sombres (guerres mondiales), passant d'une décennie à l'autre avec brio, à nous de décrypter et de trouver les dates. Ce n'est pas un film facile, il demande beaucoup d'attention pour se repérer dans le temps. Il y a des moments de grande intensité, des moments sensuels, des moments douloureux, toute la panoplie des états émotionnels est représentée; avec en fond, tapi dans l'ombre, Thanatos qui veille. Tout est travaillé avec minutie dans ce film, le cadrage, les lumières, la musique, bref c'est une symphonie mais elle se mérite. Deux heures trente de plongée dans quatre-vingt ans de vie, on en ressort secoué et râpé ! Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 15/01/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Santé publique : est-elle en régression ? | Le Clairon

    Santé publique : est-elle en régression ? Tout le monde n'est pas égal en matière d'espérance de vie Amorcée au milieu du 18ème siècle, la santé publique, la santé publique s’améliore de façon continue au cours du 19ème siècle avec l‘apparition des premières institutions d’ « hygiène publique » qui datent de la Révolution et se développent tout au long du siècle. Portées par un puissant mouvement hygiéniste ces institutions ne sont pas sans arrière-pensées : l’accès à l’eau potable, la création d’égouts, la lutte contre l’habitat insalubre (cf. Rapport Villermé 1840), mélangent attentions philanthropiques et souci de disposer d’une main d’œuvre efficace et rentable dans une France en plein essor industriel. Des statistiques sur la mortalité accompagnent le développement, dès 1850 d’une législation centrée sur l’habitat insalubre. Entre 1810 et 1900 l’espérance de vie, marqueur de l’amélioration de la santé publique, passe de 37 à 45 ans, malgré les guerres et les bouleversements sociaux, notamment en raison de la baisse de la mortalité infantile et juvénile. Depuis lors, l’espérance de vie ne cesse de progresser et on a l’habitude d’associer cette amélioration au développement de la société industrielle, puis post industrielle, liées au développement des connaissances scientifiques dont la médecine… Cette représentation d’un progrès de l’espérance de vie, corollaire du progrès économique et social, semble actuellement nuancée par une étude de l’INSEE publiée le 15 décembre dernier. Tout le monde n’est pas égal en matière d’espérance de vie L’étude de l’Insee montre que l’espérance de vie varie selon les catégories sociales et le sexe et que l’écart se creuse entre les 5% ayant le niveau de vie le plus élevé, soit > à 6 247 / mois et les 5% ayant le niveau de vie le plus faible soit < 497 / mois. En huit ans, l’écart a augmenté de 8,3 ans à 8,7 ans pour les femmes et de 12,7 à 13 ans pour les hommes. Traduits en espérance de vie, ces chiffres indiquent qu’en moyenne les femmes qui naissent en 2025 ont statistiquement une espérance de vie de 80,1 ans pour les plus pauvres et de 88,7 ans pour les plus riches, tandis que pour les hommes elle est de 85 ans pour les plus riches et de 72 ans pour les plus pauvres… A titre de comparaison aux Etats Unis, considérés comme un pays avancé et souvent cité en exemple en matière de développement, l’espérance de vie moyenne est en 2025 de 80,9 ans pour les femmes et de 75,9 ans pour les hommes. Les statistiques établies reposent sur un autre découpage de la population. Elles sont réalisées sur la base de quintiles qui représentent 20% de la population. Ce classement de la population par niveaux sociaux économiques, fait ressortir des écarts pouvant aller jusqu’à 15 ans entre les 20 % les plus défavorisés et les 20 % les plus aisés. Ainsi l’espérance de vie US est inférieure à celle de beaucoup de pays européens, dont la France. Cet écart s’explique par : - La différence entre les systèmes de santé français et US. Le système français est universel et couvre 100% de la population, il est financé par des cotisations sociales obligatoires et des impôts. Il est censé garantir un accès égal aux soins pour tous. Le système US repose essentiellement sur des assurances privées, complétées par des programmes publics comme Medicare et Medicaid qui ciblent une part limitée de la population. Mais l’accès aux soins reste inégal : 8 à 10 % de la population n’est pas assuré. - Des modes de vie sensiblement différents entre la France et les Etats-Unis, mais qui tendent à se rapprocher. Les Françaises et les Français consomment moins de « Junk food » (appelée « malbouffe » en Français ). Il s’agit d’aliments industriels et ultra transformés, riches en sucre et en graisse saturée. Ces pratiques alimentaires qui touchent particulièrement aux Etats-Unis les classent moyennes et pauvres, impacte leur espérance de vie. A cela s’ajoute la consommation des opioïdes stimulée par des conditions de vie plus frénétiques. Mais en France l’écart se creuse aussi en intégrant aux 5 % les plus pauvres la partie la moins aisée des couches moyennes, en cours de déclassement économique et social. Ainsi pour les 25% de la population dont le niveau de vie se situe entre les 497 € / mois mais qui reste inférieur à 1350 € par mois [[chiffre qui se situe légèrement au-dessus du seuil actuel de pauvreté et qui définit la catégorie des 30% des français les plus modestes ]], l’espérance de vie baisse aussi de 0,51 année pour les femmes et de 0,53 année chez les hommes pour la période considérée, soit une espérance de vie diminuée d’un peu plus de 6 mois… Ces résultats battent en brèche un certain nombre d’idées reçues : théoriquement l’espérance de vie est censée augmenter moins vite à mesure que le niveau de vie augmente ; or ce qui est mesuré c’est qu’au contraire l’écart se creuse en faveur des plus riches. D’autre part les Français ont été bercés depuis plus de 3/4 de siècle par la croyance en un progrès continu de l’espérance de vie : la tendance semble s’inverser actuellement. Où trouver les causes de la dégradation de l’espérance de vie On a voulu tout d’abord attribuer l’augmentation des écarts entre espérance de vie des plus riches et des plus pauvres à un « effet Covid ». Les catégories sociales les plus pauvres n’auraient pas eu les mêmes possibilités de se confiner que les plus riches et de plus ces catégories « pauvres » auraient du fait de leur travail fait partie des « personnes en première ligne », donc plus exposées à la contagion… Mais l’explication ne tient pas puisque les inégalités d’espérance de vie ne cessent de croitre après la pandémie. Par ailleurs, il est scientifiquement prouvé que le niveau de vie a une incidence directe sur l’espérance de vie. Lorsque le niveau de vie se dégrade, l’espérance de vie suit, ce qui a pour corollaire qu’à l’augmentation des inégalités financières correspond celle de l’augmentation des inégalités d’espérance de vie. Ce constat renvoie aux choix politiques effectués depuis plus d’une vingtaine d’années. Ils se traduisent par un démontage continu de l’Etat providence, au nom d’un ″réalisme″ justifiant des choix politiques néolibéraux. Ces choix, qui tendent à se délester d’un social trop couteux, en réduisant les charges contributives des entreprises, au prétexte qu’elles pèseraient excessivement sur leur compétitivité, ont rendu notre système de santé moins efficace et contribué ainsi à l’augmentation de la morbidité de la population française. Alors que l’accès aux soins devenait de plus en plus difficile, du fait de l’attrition continue du système de santé qui se conjuguait avec une baisse des -salaires réels- des catégories sociales les moins favorisés, une partie significative de la population s’est trouvée en situation de renoncer ou d’être privée de son droit à la santé, donc à la vie. La bataille est rude, les gouvernements de droite qui se succèdent tentent de maintenir leur projet néolibéral. Pourtant le démontage de l’Etat providence, n’a pas eu jusqu’à présent d’effet positif sur le redémarrage de l’économie française. Selon nos gouvernants, ce démontage ne serait pas allé assez loin…Faut-il le poursuivre au prix d’une augmentation de la morbidité, voire de la mortalité, chez tous ces « gens qui ne sont rien » ? Le modèle américain qui fascine tant nos gouvernants ″macronoïdes″ devrait nous en dissuader. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 20/11/2025 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 3 étoiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent Witz 30 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. Superbe J'aime Répondre

  • La perspective inquiétante des présidentielles 2027 | Le Clairon

    La perspective inquiétante des présidentielles 2027 Tandis que le mandat du président Macron s'achève dans le désaveu des Françaises et des Français, et qu'un gouvernement à la légitimité contestable poursuit sa politique libérale, l'afflux des candidatures à sa succesion ne témoigne pas d'un renouveau des moeurs politiques... Présidents de la République : autoritaire ou démocrate ? (Image Iphigénie Atrides) La proximité des présidentielles 2027 stimule une effervescence de la communication politique autour d’une trentaine de candidatures déclarées ou potentielles. Quelles que soient les ″sensibilités″ et les ″valeurs″ proclamées par ces candidats ou aspirants à la candidature, il est utile de se rappeler que rien n’est changé en termes de régime et que les institutions de la Vème République qui définissent le pouvoir du président de la République restent en place. Ainsi les Françaises et les Français vont confier au futur président de la République, pour une période de 5 ans, les mêmes prérogatives et un pouvoir quasi discrétionnaire identiques à ceux de ses prédécesseurs. De plus, les dispositions prises sous Chirac en 2001 afin d'organiser les élections législatives quelques semaines après les présidentielles, visaient à donner au Chef d’Etat nouvellement élu une majorité parlementaire, ce qui renforçait encore son pouvoir. Mais à l'époque, la possibilité d’un effet inverse avait probablement été sous-estimée. C’est finalement ce qui s’est passé lors des législatives de 2022, qui n’ont donné qu’une majorité relative à la coalition présidentielle, car les réalités avaient progressivement grignoté l’espoir des miracles économiques et sociaux annoncés par le président Macron. La dissolution de 2024 n’a fait que renforcer la défiance des électeurs et la désagrégation du soutien parlementaire au président de la République a encore plus limité son pouvoir d’action. Dès lors, pour la fin du ″règne″ présidentiel en cours, une gouvernance équivoque, est assurée par un dernier carré de fidèles et/ou d’opportunistes. Elle s’est bâtie sur des artifices qui masquent son manque de légitimité et elle s’emploie à poursuivre, malgré tout les orientations libérales fixées par ce président de la République, rejeté par une majorité de citoyens (cf; : mai 2026 :23 % d’opinions favorables à Macron, sondage Odoxa /Public Sénat) et lâché par la plupart de ses soutiens politiques. Mais cette situation qui interroge sur la pertinence de conserver des institutions s’avérant de plus en plus inadaptées au contexte actuel, ne semble pas inquiéter, voire dissuader, les candidats. Ceux-ci, hormis Jean-Luc Mélanchon et LFI (*), semblent se satisfaire des institutions de la Vème République, avec pour certains le recours à quelques légers toilettages qui ne remettent par en cause l’organisation du pouvoir présidentiel. Sont-ils fascinés par le pouvoir que leur apporterait l’accès à une telle fonction, ou le pensent-il nécessaire pour mener à bien leur projet politique ? Et quel type de projet politique impliquerait, pour sa réalisation, le recours à un pouvoir autocratique ? La campagne présidentielle en cours laisse poindre quelques réponses à ces questions. On peut tout d’abord constater en quelle position les candidats tiennent l’électorat Au vu de leurs campagnes, il s’agit plus de formater son opinion que de l’inviter à un vrai débat. Généralement les candidats s’adressent à leur électorat potentiel en énonçant des slogans ou des pétitions de principe, fondés sur les opinions en cours : cette technique éprouvée provoque plus l’assentiment des auditoires que des débats contradictoires. Au sein des partis politiques et entre les partis, les tractations pour la désignation des candidatures se font le plus souvent dans l’apparté de groupes restreints, l’avis des militants ne constituant qu’une validation formelle… De plus, la tromperie se répand entre l’électorat et les candidats, lorsque les propositions démagogiques qui visent à attirer les suffrages sont contredites par la réalité de leur action politique. C’est le cas du grand écart opéré entre les slogans proférés par Marine Le Pen et Jordan Bardella auprès de leur électorat populaire avec la défense systématique par le RN des intérêts patronaux, lors des votes à l’Assemblée Nationale. Une présidentielle 2027 aux enjeux cruciaux Dans une configuration nationale et internationale défavorable, le grand patronat français a besoin plus que jamais de retrouver une gouvernance politique assujettie à ses intérêts, comme c’était les cas sous les présidences Chirac, Sarkozy et Hollande. Or la droite libérale, incarnée par le macronisme, les partis du centre ou la gauche sociale-libérale représentée par le PS, s’avèrent ne plus être en mesure de jouer ce rôle. La logique économique en cours, conduit face à la situation actuelle, faite de conflits armés, de crises économiques sociales et environnementales, à protéger les profits des plus riches en menant une politique libérale plus dure et plus radicale. Actuellement, les candidats d’extrême-droite et particulièrement ceux du RN, apparaissen comme le plus à même de satisfaire cette politique de rigueur propice aux intérêts du grand patronat. Aussi des rapprochements se sont déjà opérés. Par contre, compte tenu du désaveu quasi général du macronisme, il sera dur pour la droite classique, tout comme pour la gauche sociale-libérale, d’y retrouver des soutiens : la danse du ventre des candidats devant l’oligarchie régnante sera compliquée, voire improductive…Dans un tel contexte, il est difficile de découvrir des vertus et des pratiques démocratiques dans la classe politique "aux affaires". Peut-être faut-il se tourner vers LFI pour retrouver quelques espoirs de démocratie. LFI dispose d’un projet politique complet, incarné par « L’Avenir en Commun », texte soumis au débat de ses militants et sympathisants. Ses propositions constituent une alternative radicale aux thèses libérales. Souvent construites en partenariat avec des chercheurs et des scientifiques, elles témoignent d’un effort de réflexion sans équivalent dans les autres formations politiques. Elles sont portées par des cadres compétents aux personnalités affirmées, qui s’expriment publiquement aux côtés de leur chef de file (**). Reste à voir comment, en cas de victoire, la personnalité de Jean-Luc Mélanchan pourra s’accommoder des contraintes de sa charge. Quel que soit le vainqueur des présidentielles de 2027, la réalisation des options politiques dont il sera porteur, nécessitera une gouvernance autoritaire pour ″redémarrer″ une société devenue globalement apathique et se souciant peu de l’intérêt commun. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 22/06/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : Plus fort que moi (I swear) | Le Clairon

    Au cinéma : Plus fort que moi (I swear) Produit en U.K. en 2025 durée 2h01 Empathie_tolérance (Image by Gerd Altmann from Pixabay) Un film de Kirk Jones (II) avec Robert Aramayo, Shirley Henderson, Maxine Peake. En 1985, John Davidson alors âgé de 14ans va ressentir les premiers symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette. Nous sommes à Edinbourg et ce syndrome est peu connu. John va d'abord être rejeté par la communauté scolaire, puis dans sa famille par son père et c'est tout l'environnement social qui rejette le jeune garçon puis l'adolescent. Grâce à Dotie, une infirmière dans le secteur psychiatrique, John va enfin assumer sa maladie et la faire connaitre dans son entourage. Il recevra des mains de la reine la Médaille de Membre de l'Ordre de l'Empire Britannique. John Davidson existe vraiment et Kirk Jones l'a rencontré. C'est de cette rencontre qu'est né ce film étonnant. Il se peut qu'encore un certain nombre de personnes ne connaissent le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT), cette maladie neurologique à composante génétique caractérisée par des tics involontaires, soudains, brefs et intermittents, se traduisant par des mouvements (tics moteurs) ou des vocalisations (tics sonores). Cette maladie peut affecter les enfants, plus souvent les garçons que les filles. On comprend facilement que leur vie sociale en est grandement perturbée. John ne peut plus aller au lycée, ne trouve pas de travail et rencontre de gros problèmes avec les forces de l'ordre et les citoyens en général. Ce film est extraordinaire, car sans tomber dans le misérabilisme mais avec beaucoup de lucidité, de clairvoyance, Kirk Jones va contribuer à faire connaitre cette maladie et ses retombées sur la vie quotidienne des patients qui en sont affectés. Robert Aramayo qui joue le rôle de John va de manière remarquable être un parfait messager pour transmettre avec parfois beaucoup d'humour les difficultés de socialisation de ceux-ci. Il y a dans ce film des passages très émouvants, très drôles aussi qui montrent combien face à la maladie, on peut soit se battre ou bien se laisser complètement dépasser. John est un homme courageux qui a donné aux autres patients mais aussi à leur famille, le courage de se battre. Avec acharnement mais avec gentillesse, il a contribué à faire connaitre ce syndrome et à le faire accepter en allant dans les hôpitaux, les écoles et les commissariats. C'est un film à voir ne serait-ce que pour la prestation remarquable de Robert Aramayo qui reçût d'ailleurs le prix du meilleur acteur et le prix de l'étoile montante aux BAFTA.* Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 16/04/2026 *BAFTA : Les British Academy Film Awards sont les principales récompenses annuelles des BAFTA Awards organisées par la British Academy of Film and Television Arts. Ils sont souvent cités comme étant l'équivalent britannique des Oscars du cinéma américains ou des Césars du cinéma français (Wikipedia). Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés | Le Clairon

    Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés Un communiqué des associations RUBRESUS et COL.E.R.E qui raconte l'histoire d'une lutte contre un projet menaçant la santé d'une population Logo Rubresus Les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont l’immense satisfaction de révéler la plus surprenante des informations : Orano Malvési abandonne le traitement du stock de déchets radioactifs nitratés TDN après une décennie d’instruction chaotique du projet TDN THOR. Cela a été annoncé le 13 janvier 2026 devant la Commission de Suivi du Site en sous-préfecture en réponse à une question de A. Bories, représentant des associations COLERE- RUBRESUS. Nous partageons le formidable succès patiemment et laborieusement construit dans la lutte menée avec la population et les acteurs du territoire qui nous ont portés tout au long de cette dernière décennie. Afin de savourer pleinement la retentissante victoire de tous ceux qui y ont contribué, nous retraçons ci-après quelques grands moments et hauts faits, bien qu’il soit difficile de résumer 10 années d’une épique lutte multiforme. TDN : c’était quoi et pourquoi Le site nucléaire narbonnais Malvési crée en 1959 a purifié et transformé plus de 500 000 tonnes d’uranium et a stocké depuis des déchets liquides nitratés et contaminés en bassins à ciel ouvert qui s’étendent aujourd’hui sur environ 200 000 m2 (20 ha) et contiennent 400 000 m3 de déchets concentrés à haut potentiel polluant. Dans le cadre du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) l’ASN avait demandé à Orano (ex AREVA) Malvési de traiter les déchets stockés en vue de supprimer les bassins. Fin 2015, une demande d’autorisation d’exploitation du traitement des déchets radioactifs nitratés TDN était déposée. Les risques environnementaux de ce gigantesque stock de déchets en bassins perchés dans les vestiges d’une ancienne mine étaient avancés comme justification du projet TDN. Le projet TDN faisait appel à un procédé thermochimique complexe (licence THOR) qui détruisait, « brûlait », les nitrates par combustion de charbon bitumineux dans un four à 800°C sous oxygène et hydrogène. Parallèlement, une forte quantité de poudre d’argile était incorporée dans le four (lit fluidisé gazeux) en vue de retenir les substances radioactives des déchets ainsi que ses autres constituants (éléments métalliques et minéraux). Après filtration du flux argilo-gazeux et traitement catalytique des oxydes d’azote NOx et d’oxydation thermique, les produits résiduels de combustion du charbon et des nitrates ainsi que des poussières étaient rejetés via une cheminée de 32 m dans l’air narbonnais. Bien que la communication AREVA- Orano ait largement annoncé que les rejets étaient de la vapeur d’eau, le profil chimique et les flux des substances rejetées à l’atmosphère mentionnés dans la demande d’autorisation s’apparentaient à ceux d’un gros incinérateur d’ordure ménagères d’une agglomération de 200. 000 habitants, doublés de rejets de composés spécifiques aux déchets traités (éléments radioactifs) et au procédé TDN THOR (composés organiques volatils). Un rejet populaire et solidaire par le territoire narbonnais L’enquête publique effectuée à la fin de l’été 2016, en pleine rentrée et vendanges, se serait déroulée dans une quasi indifférence et méconnaissance des réels enjeux environnementaux du projet si l’association RUBRESUS toujours vigilante et perspicace n’avait émis le seul avis défavorable à TDN et argumenté. S’en est immédiatement suivi un relai via des acteurs associatifs et une mobilisation populaire sans précédent dès 2017 qui de réunions publiques en rassemblements place de la mairie et défilés sans fin sur les boulevards de Narbonne sous l’ardeur du Collectif Familles Papillons allaient réunir de milliers de personnes opposées au TDN THOR. Narbonne n’a jamais connu d’événements d’une telle ampleur sur des problématiques environnementales. La mobilisation a bien évidemment fait appel à des pétitions parcourant les communes du Narbonnais, accompagnées de pétitions en ligne, signées par des milliers de citoyens et prolongées par une pétition auprès du parlement européen portée par les citoyens européens soucieux d’un cadre de vie sain en Narbonnaise. Des personnalités de premier plan : Pierre Richard, Gérard Bertrand et bien d’autres nous ont apportés leur précieux soutien et permis une audience élargie du mouvement. La filière vinicole (Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc) a mandaté des contre-expertises sur les impacts du projet TDN menées avec des sommités scientifiques reconnues dans les domaines de la technologie du procédé, des impacts environnementaux, sanitaires, économiques. La filière tourisme est également intervenue activement dès le début. La solidarité du territoire narbonnais s’est aussi exprimée par l’organisation d’évènements caritatifs associant des spectacles avec le chœur des Fernande, Coursan, et la participation très appréciée et unanime des vignerons de Clape et du Narbonnais. Toutes ces belles initiatives ont construit un ciment territorial résistant aux épreuves et au temps. Des armes scientifiques et juridiques en opposition à TDN Détonateur de l’opposition au four TDN dès l’enquête publique, RUBRESUS n’a cessé d’animer scientifiquement les débats en explorant les nombreux dossiers du projet, en élaborant des rapports scientifiques et techniques et en participant à des conférences (préfecture/CoDERST, Mairie Narbonne, Commission Nationale du Débat Public,). Les incertitudes et fragilité technologiques du procédé TDN THOR, la nature de polluants variés susceptibles d’être rejetés (produits de combustion, substances radioactives), leurs impacts environnementaux et sanitaires ont été clairement expliqués. Ces solides bases ont permis de contester point par point les éléments de l’active communication d’Orano virant à une propagande massive étalée par pages dans la presse quotidienne locale. Grâce au formidable accueil reçu lors des campagnes de collecte de fonds (cagnottes en ligne, dons, mécénat) les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont pu engager dès 2018 des recours juridiques envers l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation avec le concours d’un des plus grands cabinets d’avocats en droit de l’environnement, ainsi qu’envers le permis de construire. Ces démarches ont abouti en 2022 à la suspension de l’arrêté préfectoral pour cause d’irrégularités constatées par la Cour Administrative d’Appel de Marseille et à une seconde enquête publique. L’instance juridique a ensuite estimé que les modifications et compléments apportés lui permettait de valider le nouvel arrêté préfectoral d’autorisation en 2023. La procédure juridique a été poursuivie par les deux associations par pourvois devant le Conseil d’Etat. Son jugement en faveur de l’autorisation d’exploitation TDN a été prononcé en octobre 2025. Une instruction chaotique La demande d’autorisation présentée fin 2015 a suivi un parcours chaotique pour se solder par l’abandon du projet en 2026 : 2 procédures d’enquête publique, deux arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploitation et recours juridiques jusqu’au plus haut niveau. Il convient de rappeler que la seconde enquête publique a recueilli près de 500 avis défavorables, ce que le commissaire enquêteur n’avait jamais vu. Les oppositions au projet ont su mettre en évidence les points faibles et impacts néfastes du traitement TDN. Nos solides recours juridiques ont longtemps repoussé la prise de décision de réalisation de l’installation. Au bout des procédures juridiques, Orano s’est enfin aperçu du profond décalage entre son projet TDN d’un autre temps et les enjeux environnementaux et sociétaux actuels et à venir pour finalement abdiquer à réaliser son coûteux projet TDN (environ 100 millions €). Les dindons de ... TDN L’obtention de l’autorisation du projet TDN auprès des autorités (préfet, DREAL) s’est forgée à partir d’avis favorables d’experts, de personnalités locales et d’élus. La justification du projet TDN a été axée sur la nécessité d’éliminer le gigantesque stock de déchets liquides à haut potentiel polluant présents dans des bassins exposés à des risques climatiques et environnementaux. L’avis favorable émis par une personnalité écologiste locale à propos du traitement thermochimique TDN, avis qui a d’ailleurs surpris le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique en 2016, réitéré en commission CoDERSTa fait pencher la balance. De même, les avis du président de la communauté d’agglomération narbonnais et d’autres élus de communes riveraines et de la communauté d’agglomération se sont alignés sur la thèse de l’urgence à éliminer les déchets en bassins par le traitement TDN. On comprend l’embarras et la position délicate de ceux qui ont pointé du doigt les risques des bassins pour justifier TDN et qui aujourd’hui sont abandonnés et miss devant le fait accompli de l’extension substantielle des bassins sans aucune solution de traitement à la clé. En effet, la volte-face d’Orano par l’annonce de l’abandon du projet TDN a été discrètement précédée d’une nouvelle autorisation préfectorale 25 juillet 2025 de rehausse des digues de bassins existants augmentant significativement la capacité de stockage de produits liquides de 32% en la portant de 451 000 à 596 000 m3. Cela, sans enquête publique ni publicité. L’autorisation du traitement TDN THOR a été octroyée notamment sur la foi d’un expert, professeur Université Strasbourg/CNRS, choisi par le préfet, qui a affirmé la faisabilité et la fiabilité du procédé TDN THOR. Une autre expertise sur les impacts sanitaires du traitement a été confiée à l’IRSN et semblait plus réservée quant à l’innocuité de rejet de certains polluants. L’abandon du projet TDN semble aujourd’hui motivée par la prise en compte tardive de l’opposition de la population face aux impacts environnementaux et sanitaires, des consommations massives de ressources (eau, énergie carbonée, réactifs chimiques) et peut-être d’incertitudes de la fiabilité du procédé voire des coûts très élevés d’investissement et d’exploitation du traitement TDN. Tous ces points ont déjà été développés par RUBRESUS. Le renoncement au projet TDN pourrait être perçu comme un désaveu voire une éventuelle décrédibilisation des experts, autorités et instances qui se sont engagé en faveur de TDN.. En prolongement des interrogations sur l’indépendance d’experts ou personnes qualifiées, la parfaite harmonie qui règne au sein de l’observatoire des rejets entre représentant écologiste nommé, Orano, préfecture n’a pas levé nos doutes, notamment après l’absence de réaction à l’abandon de TDN dont ces responsables étaient favorables à sa réalisation ni quant à l’extension significative de la quantité de déchets liquides accumulés dans les bassins dont ils dénonçaient les risques. Les magistrats à tous les niveaux des juridictions qui ont dû recourir à des analyses particulièrement approfondies des requêtes des associations RUBRESUS et COL.E.R.E et des mémoires d’Orano et du préfet n’ont pas été finalement récompensés de leur ardeur à attester la légalité de l’autorisation définitive du projet TDN sitôt mis au placard. Rendre à César ... les honneurs d’avoir dit NON à TDN D’autres élus et représentants ont su se lever pour dire NON à TDN. Les élus du Conseil Départemental ont émis un avis défavorable tout comme la Chambre d’Agriculture de l’Aude devant de CoDERST en 2018 où il n’a manqué qu’une voix contre TDN ... Après avoir invité RUBRESUS à exposer ses arguments devant le Conseil Municipal, le maire de Narbonne s’est prononcé en défaveur du projet TDN (avis consultatif) lors du second CoDERST en 2022. Rappelons les contre-expertises présentées par d’éminents scientifiques ainsi que l’opposition des instances professionnelles de la filière vinicole. Le renoncement d’Orano au projet TDN est à mettre au crédit des résistants à TDN. Et maintenant ... Après l’abandon de TDN et sans autre solution de traitement applicable, Orano va continuer le remplissage des bassins de stockage durant des années encore, peut-être plus, le temps de nouvelles études et de validation d’un hypothétique nouveau procédé. Les recommandations émises dans le cadre du PNGMDR n’ont pas été respectées à ce jour. Que vont faire les autorités et tous les fervents supporter de TDN face au sur-remplissage inexorable des bassins dont ils redoutaient tant les risques ?a légalité de l’autorisation définitive du projet TDN sitôt mis au placard. Pour les 2 associations Joelle Blanc & André Bories le 1er février 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Formidable surprise musicale à Cuxac d’Aude | Le Clairon

    Formidable surprise musicale à Cuxac d’Aude Dimanche 25 mai 14h30, Salle du jeu de Paume à Cuxac d’Aude, Rien n’était officiellement inscrit au programme de la Salle du Jeu de Paume ! Informé par un ami, j’y fais un tour…Surprise ! Une formidable choral de 330 personnes, est en train d’y chanter. Elle est entrainée successivement par 2 chefs de chorale, une femme, Pernelle Hequet Ortola, un homme, Gilles Sentost, qui se donnent à fond, corps et âme. Et quel répertoire ! De Queen et AC/DC à Lenon en passant par les Stones, Nirvana, etc. Les choristes, adonnés au plaisir de chanter ensemble, fusionnent dans une sorte d’espace musical fabriqué en commun. Avec mon ami qui filme, nous sommes les 2 seuls spectateurs. Conscients de notre privilège et postés au fond de l’estrade d’où nous voyons presque tout le groupe des choristes, nous sommes à notre tour saisis dans cette ambiance musicale irrésistible. Nos corps bougent en rythme, plus ou moins perceptible, dans les ondes sonores qui nous enveloppent… Pourquoi un tel spectacle se faisait-il dans la discrétion ? De fait, il ne s’agissait pas d’une représentation, mais d’une répétition. Tous ces choristes préparaient un spectacle consacré au Rock (Les Légendes du Rock), un grand show musical programmé à l’ARENA de Narbonne. Cette étonnante prestation était conçue et réalisée par une organisation intitulée « Voices Harmony », dont le but est de faire se rencontrer des choristes au cours d’expériences musicales collectives. Concrètement, il s’agit de constituer un réseau de choristes pour monter des spectacles de grande envergure. Selon le cas, ces sont 200 à 500 choristes amateurs volontaires qui s’inscrivent en ligne pour participer à un projet particulier. Les concerts proposés revisitent de tubes français ou internationaux ou encore font hommage à des interprètes ou créateurs connus. Après des séances de répétition, des tournées sont organisées dans différentes villes de France qui disposent de salles à grand gabarit comme les ARENA… C’est ce qui est prévu le 6 mai à 20 heures à l’ARENA de Narbonne La rédaction du Clairon de l’Atax le 26/05/2026 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Pierre 27 mai Noté 5 étoiles sur 5. Musique, que ne ferait-on quand tu nous embarques sur tes ondes! Toutes ces personnes bénévoles venant d'horizons géographiques différents (Aude, Hérault, Pyrénées Orientales,etc...), d'univers musicaux très divers (chant choral, atelier de chant solo ou petit groupe, etc...) ont travaillé individuellement puis toutes ensemble pendant 140 heures de répétitions sous la direction des 2 chefs de chœurs depuis juin 2025. J'aime Répondre

  • Voyager et regarder : "Un petit trip dans le voisinage de l'Aude" | Le Clairon

    Voyager et regarder : "Un petit trip dans le voisinage de l'Aude" Albert Cormary, l’œil bien ouvert, nous raconte son petit tour dans les Pyrénées Orientales. Tout y est : la mer, la montagne, la culture...Un récit vif et précis Bois de lièges dans le massif des Albères (Photo AC) Pour accéder au récit cliquer ICI https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_f1e08bb88164462e9ded75cd0ff61422.pdf Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Littérature : « HOURIS » un livre de KAMEL DAOUD | Le Clairon

    Littérature : « HOURIS » un livre de KAMEL DAOUD Prix Goncourt 2024, 417 pages ; éditions Gallimard Femme du Magreb (Image par Bineta de Pixabay) « Houris », c’est la voix d’une femme qui s ‘adresse à elle -même, ou plutôt à cette autre soi -même, cette enfant germinée dans son ventre, un jour, sous le coutelas de la guerre. « Houris », c’est la voix qu‘une nommée Aube dévide jusqu‘à son terme, jour après jour, comme un calendrier de l ‘Avent dont elle voudrait arracher le dernier feuillet. Prosopopée d’une mère qui veut sauver son enfant de la vie. Voix muette, ventriloque, proférée depuis une bouche ensanglantée, mais voix de plus en plus berçante, maternante. Houris, c’est la grande voix de la Mère - Patrie, sauvagement bâillonnée. C’est la monodie d’un écrivain à un lecteur qui, du fait de la censure, ne lira peut-être jamais, se dit-il. C’est la langue merveilleuse de Kamel Daoud, dont je me sens à la fois si loin et si désespérément proche. Magali Dellaporta pour le Clairon de l’Atax le 09/03/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX | Le Clairon

    Au cinéma : MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX un superbe polar années 1950 Tout y est dans cette image d'Iphigénie Atridès France, Belgique – 1h20 - 2025 Un film de Pascal Bonitzer avec Denis Podalydès, Anna Alvaro, Manuel Guillot. Qui ne connait pas le célèbre commissaire Maigret ? Appelé en urgence suite à la mort de Monsieur Berthiet-Lagès, ancien ambassadeur, Maigret découvre que celui-ci avait une relation épistolaire avec la princesse de Vuynes (excusez du peu !), son amour de jeunesse dont le mari vient de mourir. Tout y est, la pipe, le chapeau, le pardessus, la femme, fée du logis et fine cuisinière, le 36 quai des Orfèvres, poussiéreux à souhait et le grand commissaire, économe de mots et pourvoyeur de phrases lapidaires. C'est que ce commissaire est pressé de découvrir le coupable : est-ce la gouvernante très attachée à son patron depuis des années, est-ce le neveu antiquaire légèrement méprisant, l'amour de jeunesse ou le critique de cinéma ? On suit Maigret dans ses déambulations oratoires, un peu assommé par ses insinuations à l'emporte pièce, jusqu'à la chute finale qui rebat toutes les cartes. Bref, on est replongé dans les années 50, on puise dans ses souvenirs les jours pluvieux où l'on s'est délecté d'un "bon polar". C'est un film à lire au second degré servi par des acteurs de talent. Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 20/03/2025 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

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