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  • Vers un recul de la règlementation protégeant la santé humaine et animale | Le Clairon de l'Atax

    Vers un recul de la règlementation protégeant la santé humaine et animale Après la France qui a réduit les capacités d’action de l’ANSES, autorité initialement indépendante chargée de contrôler la toxicité des produits et d’autoriser leur mise en vente c’est au tour de l’union Européenne de revenir sur des règlementations de protection de la santé humaine et animale pourtant âprement acquises. Photo CQDE.org C’est dans une grande discrétion que la Commission européenne s’apprête à faire voter une loi dénommée « Omnibus » (sic,) qui consacre un retour en arrière de la règlementation et qui détricote certaines dispositions du Pacte Vert européen. Le Pacte Vert européen Le Pacte Vert européen, aussi appelé European Green Deal, est un plan d'action de l'Union européenne lancé en 2019. Son objectif est de faire de l'Europe le premier continent climatiquement neutre d'ici 2050. Il s’agit de mettre en œuvre un programme multisectoriel de transformation écologique et économique à l’échelle de l’Europe, pour limiter les effets du changement climatique tout en améliorant la qualité de vie dans le cadre d’un développement durable. Il vise à articuler la préservation des ressources naturelles avec la croissance économique dans le respect de la justice sociale. De nombreux domaines sont concernés par le Pacte Vert : l'énergie, les transports, l'agriculture, les bâtiments, l'industrie, la protection de la diversité…Il implique notamment l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, la réduction de l’emploi des pesticides, la promotion de l’agriculture Bio et la transition vers une économie circulaire. Les mesures règlementaires en application du pacte vert ont rencontré une forte opposition de la part de divers groupes d’intérêts qui rassemblent des grandes entreprises, des lobbys industriels, des fédérations professionnelles (Ainsi, notamment, les industries pétrolières et gazières, qui s’opposent à l’objectif de réduction de 55% des émissions de GES d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990). Ces groupes d’intérêt ont fait pression sur la Commission européenne afin de limiter les effets du Pacte sur le fonctionnement de leurs entreprises et c’est dans ce contexte que la Commission a préparé le projet de loi intitulé « Omnibus » qu’elle a présenté officiellement le 25 février 2025. Le projet de loi Omnibus : ses effets La proposition de loi « Omnibus », après avoir été examinée par la commission des affaires juridiques du Parlement européen, a été votée le 13 novembre 2025 après un premier rejet par une majorité comprenant notamment la droite et l’extrême droite... Au prétexte de simplification de procédure portant atteinte au fonctionnement et à la compétitivité des entreprises, les mesures de la directive « Omnibus » constituent une régression grave portant atteinte à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de l’environnement. Leurs principaux effets : Les obligations des entreprises en matière de devoir de vigilance et de transparence environnementale sont assouplies et ne sont plus applicable qu’aux très grandes entreprises de plus de 5000 salariés et 1,5 Mds € de chiffre d’affaire L’obligation pour les entreprise d’établir des plans de transition climatique contraignants d’ici 2050 est supprimée, affaiblissant ainsi les effets du Pacte Vert européen Le régime de responsabilité civile européen est supprimé ce qui limite les recours des victimes d’atteintes aux droits humains et environnementaux et les renvoient aux seuls cadres nationaux. La limitation de l’obligation de reporting de durabilité défini par la directive européenne CSRD pour les entreprises moyennes. Il s(agit pour les entreprisesde publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (1) La limitation des demandes d’information des entreprises à leurs partenaires commerciaux à des cas ″strictement nécessaires et raisonnables″ ! L’interdiction aux Etats membres d’avoir des exigences plus strictes (2) que celles de la directive Omnibus. Cette directive a suscité beaucoup de critiques émanant d’ONG et d’associations écologistes ainsi que de parlementaires européens écolos ou ″de gauche″ tandis que les lobbys, la droite et l’extrême droite y voient surtout un assouplissement des charges qui pèsent sur les entreprises. La France avait déjà préalablement intégré les mesures du projet de loi Omnibus via la loi DDADUE d’avril 2025… Louise B. Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 19 novembre 2025 (1)Le reporting de durabilité des entreprises, encadré par la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), est une obligation pour les entreprises de publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce reporting vise à améliorer la transparence sur la performance globale des entreprises en matière de durabilité. (2) C’est-à-dire des exigences qui se rapprocheraient des mesures initiales qui accompagnaient le Plan Vert 1/0 comments debug Commentaires (4) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents hubert reys Admin 30 nov. 2025 Moi y en a content beaucoup appris de boula matari, la magie de l'homme blanc est plus forte que sa moutarde J'aime Répondre Vincent Witz 28 nov. 2025 Noté 5 étoiles sur 5. oh oui trop top J'aime Répondre Vincent Witz 28 nov. 2025 Noté 5 étoiles sur 5. Superbe de clareté et factuel! Merci de nous ouvrir les yeux😍 J'aime Répondre Vincent Witz 28 nov. 2025 En réponse à Vincent Witz c'est bien aimable 😘 J'aime Répondre

  • Narbonne, inventer les filières de demain | Le Clairon de l'Atax

    Narbonne, inventer les filières de demain Quel avenir économique pour Narbonne ? Narbonne le centre (image Pixabay) Le temps est aux municipales, à Narbonne comme ailleurs. Dans le brouillard grisâtre des promesses convenues qui émanent des diverses candidatures partisanes, il nous semble que les propositions de Laurent Fabas, candidat de la liste « Nous sommes Narbonne, démocratique et populaire », tranchent par la qualité du diagnostic posé sur l’économie narbonnaise, le sérieux et la fiabilité des propositions argumentées faites aux Narbonnais. La rédaction du Clairon Narbonne est une énigme pour qui se contente de regarder les cartes postales ou les rapports de l'INSEE. D’un côté, notre attractivité ne se dément pas. De nouveaux habitants arrivent chaque année, le soleil attire les capitaux, et nos infrastructures de transport nous placent théoriquement au centre de gravité du Sud de la France. De l’autre, la réalité sociale grince. Le taux de pauvreté stagne autour de 20%. Le centre-ville lutte pour sa survie commerciale. La jeunesse diplômée s’exile faute de perspectives. L’attractivité n’est pas un projet politique, il s’agit d’un flux. Narbonne ne sait pas la canaliser. Son économie est une passoire. La valeur ajoutée est captée par des réseaux de rente locaux puis immédiatement évacuée vers l'extérieur. L’économie de la passoire L’économie narbonnaise repose sur un socle de transferts sociaux et de revenus de subsistance qui masque l’absence d’appareil productif propre. La prolifération des services de proximité, des enseignes de restauration rapide et des commerces de confort ne constitue pas un développement, mais une simple redistribution circulaire de richesses exogènes. Les pensions de retraite, les dépenses des touristes, les prestations sociales et les salaires de la fonction publique forment l’essentiel du carburant local. Cet argent circule brièvement entre le résident et le boutiquier avant de quitter définitivement le territoire pour rejoindre les centrales d’achat des grands distributeurs, les sièges sociaux des franchises nationales, ou le compte en banque lointain d’un propriétaire. Dans ce schéma, il y a des gagnants. Les banques, les études notariales et les conseils juridiques ont opéré une mutation stratégique vers la gestion de la rente foncière suite à l’affaiblissement du moteur viticole. Le sol agricole est transformé en actif immobilier. Le Plan Local d'Urbanisme ne sert plus ici une vision de la cité, mais fait office de mécanisme de création de valeur artificielle. L'acte administratif qui rend une parcelle constructible génère une plus-value immédiate, captée par un cercle restreint de promoteurs et d'intermédiaires, avocats et agents immobiliers. Si ces profils sont surreprésentés dans le paysage politique local, c’est parce que cette alliance entre la décision publique et les professions libérales du foncier constitue le véritable projet politique du territoire. L’étalement urbain, présenté comme une réponse à l’attractivité, représente en réalité une subvention déguisée à l'économie de la rente. La collectivité engage ses finances dans l'entretien futur de réseaux et d'équipements pour des lotissements qui ne produiront jamais aucune richesse autre que celle, unique, de leur transaction initiale. Ce modèle de développement par la pierre fige les capitaux locaux dans des actifs improductifs au lieu de les orienter vers la création d’emplois. Les prix de l’immobilier augmentent, les salaires stagnent. Les inégalités explosent. Les jeunes générations sont étouffées. Le secteur touristique illustre parfaitement cette industrie de l’extraction. Les volumes de fréquentation sont impressionnants, alors que le multiplicateur économique local demeure dérisoire. Narbonne offre son cadre de vie et assume la charge des externalités négatives comme l’usure des réseaux, la congestion de la circulation, la gestion des déchets ou les services de sécurité. La valeur ajoutée réelle s’échappe vers des plateformes de réservation américaines et des groupes hôteliers financiarisés. La ville s'appauvrit en réalité à mesure qu’elle reçoit, faute d’outils capables de sédimenter la marge sur son propre sol. Cette dépossession économique se double d'une érosion préoccupante de la compétence technique au sein même de nos institutions. Narbonne est devenue une ville-coquille qui a progressivement délégué sa capacité de penser et de concevoir. Le recours systématique à l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage pour chaque étude stratégique, chaque grand projet urbain ou chaque réflexion sur les flux, signe un abandon de souveraineté locale. L’Agglomération ou la ville achète à prix d’or une intelligence standardisée auprès de cabinets de conseil lointains qui dupliquent des solutions hors-sols. Cette perte d’ingénierie interne empêche la constitution d’une mémoire administrative et d’une vision technique autonome. Elle place la puissance publique en position de faiblesse structurelle face aux grands concessionnaires de services urbains. Faute de cadres capables de contester les modèles économiques imposés par les géants de l’eau, des déchets ou de l’énergie, la collectivité subit des contrats qui assèchent ses marges de manœuvre. Parallèlement, le territoire exporte ses propres diplômés, faute de structures de haute technicité capables de les absorber. Ce déficit commercial de l’intelligence est sans doute la fuite la plus grave pour l’avenir de la cité. Le constat d'une ville qui se vide de sa substance sous un vernis de croissance démographique impose une remise en question totale de nos outils de gestion. Narbonne ne peut plus se permettre d'être l'hôte passif de flux qui l'appauvrissent. La sortie de l'économie de la passoire exige de briser le cercle de la rente immobilière et de reprendre en main les leviers de l'ingénierie et du droit. Construire une économie circulaire locale Vouloir conserver la valeur sur un territoire n’a rien d’un concept novateur. Il nécessite la création de nouveaux organes économiques, capables d'occuper les espaces délaissés par un marché local prisonnier de ses habitudes. Le premier outil de la collectivité est la commande publique. Il faut commencer par la penser différemment. Elle ne doit plus être une simple dépense de fonctionnement, mais un acte d'investissement dans notre propre souveraineté. Le droit de la commande publique regorge d’outils inexploités pour devenir un levier de structuration industrielle. La clause carbone est la plus connue, elle permet par exemple de sélectionner des entreprises de proximité. Mais il existe aussi des réglages plus subtils, comme le choix d’une taille de marché correspondant aux acteurs locaux. Ce genre de pratiques permet, pour commencer, de ne pas les exclure au profit de grands groupes nationaux. Il est également possible, sous conditions, de réserver certains marchés à des structures de l’économie sociale et solidaire. La Société Coopérative d’Intérêt Collectif représente à cet égard le véhicule juridique le plus abouti, car elle permet d’associer au capital la collectivité les producteurs les salariés et les usagers. Ces structures peuvent capter l'abondance des appels à projets et des financements de l’Europe, de l'État ou de la Région qu'une administration classique ne saurait saisir avec la même réactivité. L’ingénierie réside ici dans la rédaction des statuts qui doivent intégrer des principes de ″sourcing local″ et surtout l'acceptation préférentielle du Cers qui est notre monnaie locale. Ce verrouillage statutaire crée un automate du circuit court qui rend inutile toute intervention politique ultérieure pour garantir le localisme de l'action. Une fois la structure lancée, son objet social lui interdit de céder aux sirènes des fournisseurs lointains ou de la remontée de dividendes financiers. Tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire n’agissent pas dans le champ concurrentiel. D’autres doivent être conçues comme des facilitateurs systémiques. Tel est le cas des Entreprises à But d'Emploi qui s’inscrivent dans le cadre de l'expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) dont 70 % des salaires sont financés par un programme de l’État. Elles peuvent occuper une fonction de service public industriel et commercial dont la rentabilité ne s’évalue pas à leur propre bilan comptable, mais aux bénéfices qu’elles génèrent pour le reste de l’écosystème territorial. Un tel acteur se positionne hors du champ concurrentiel pur, car il rend des services dont le coût de revient serait prohibitif pour une entreprise isolée, mais dont l’absence paralyse toute une filière. Qu’il s’agisse d’une plateforme logistique ou d’un centre de maintenance partagé, ces structures abaissent les barrières à l’entrée des entrepreneurs locaux. En assumant les investissements lourds que le secteur privé délaisse, la collectivité crée un environnement favorable où les structures du champ concurrentiel peuvent enfin prospérer et se développer sur le territoire. Le réarmement productif ne serait pas complet sans un instrument de protection de la liquidité locale. Le Cers, la monnaie locale complémentaire du Narbonnais, doit sortir de sa dimension militante pour devenir un pilier de notre stratégie de souveraineté. L’idée est simple, lorsqu’un agent économique détient un moyen de paiement, il va se fournir préférentiellement chez des agents qui l’acceptent pour s’épargner les frais de change au taux de : un Cers pour un Euro. Détenir des Cers pousse à consommer local, et cette inclination se transmet avec la monnaie. Le rôle de la collectivité dans une monnaie locale qui réussit, est de mettre ces Cers en circulation. Elle peut verser des primes à ses agents en monnaie locale sur la base du volontariat, ou mettre en place un programme de ″cashback″dans des commerces partenaires, en donnant des Cers pour chaque achat à la manière d’un bon de fidélité territorial. Les résidents, comme les touristes ont alors dans les poches un moyen de paiement qui n’est utilisable que sur le territoire. La collectivité peut aussi favoriser l’acceptation de la monnaie. Lorsque les associations subventionnées et les délégataires de service public acceptent la monnaie locale, un débouché naturel est créé, ancrant cet outil dans le paysage. Le délégataire qui gère l'eau ou les transports doit être contraint d'accepter notre monnaie locale, ce qui force la circulation de la richesse au sein de notre tissu économique. Chaque unité de Cers circule plus fréquemment et plus rapidement au sein du tissu narbonnais qu’un euro classique, ce qui augmente mécaniquement l’activité économique globale sans injection de capital supplémentaire. Cette étanchéité monétaire assure que l’effort consenti par la commande publique pour créer des filières locales ne profite pas à des intérêts financiers extérieurs. Maîtriser le foncier La maîtrise du sol constitue la condition première de toute politique de réarmement industriel et agricole. À Narbonne comme ailleurs, le foncier n’est pas une marchandise neutre mais la matière première de notre autonomie. Créer des outils productifs et des circuits monétaires étanches est inutile, si le Plan Local d’Urbanisme continue de privilégier la rente résidentielle au détriment de l’activité réelle. À Narbonne, le risque d’inondation et le choix de protéger nos espaces naturels ont formé une limite bien avant que la loi n’impose comme objectif la fin de l’artificialisation nette des sols. Jusqu’à présent la croissance narbonnaise s’est faite par la facilité de la consommation d’espaces naturels pour construire des lotissements dont le rendement fiscal est illusoire face aux coûts de gestion des réseaux et des services publics. Chaque hectare encore disponible doit être considéré comme un actif stratégique pour la souveraineté du territoire. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de gaspiller nos dernières réserves foncières pour de la promotion immobilière de confort, alors que nous manquons de surfaces pour implanter nos ateliers. Le document d'urbanisme, qui doit être révisé doit acter le passage d'une gestion de flux résidentiels à une gestion de stocks productifs. La création des structures de l’économie sociale et solidaire nécessite une protection réglementaire absolue du foncier économique. Le marché, laissé à lui-même, poussera toujours vers l’usage le plus rentable à court terme. Si nous voulons que nos entreprises productives puissent s'installer, elles doivent avoir accès à un foncier dont le prix est déconnecté de la spéculation résidentielle. Cela peut se faire par des servitudes intégrées dans le règlement d’urbanisme, et en transférant la propriété foncière d’actifs stratégiques à des structures dont l’objet est de les protéger de la spéculation immobilière. La mise en œuvre d’un tel urbanisme de production se heurtera inévitablement aux réseaux d'influence qui prospèrent sur le modèle actuel. Le tout résidentiel est une impasse financière pour la collectivité. Les taxes perçues sur les nouveaux habitants ne couvrent jamais les investissements nécessaires en écoles en voiries et en équipements publics. À l’inverse l’implantation d’activités productives sur un foncier maîtrisé, génère une richesse réelle et des emplois stables qui consolident la base économique du territoire. La défense du foncier industriel est donc la véritable politique de défense du pouvoir d'achat des Narbonnais, car elle garantit la pérennité de notre modèle social local. L’urbanisme est la traduction spatiale d’une vision du monde. En laissant le marché dicter l’usage de notre sol, nous acceptons la disparition programmée de notre potentiel d’autonomie au profit d’une fonction de cité dortoir pour touristes et retraités. Notre territoire possède tous les atouts pour redevenir une place forte de la production et de l’échange à condition de cesser de consommer notre avenir pour simplement loger notre présent. Commencer par l’autonomie alimentaire Narbonne ne produit pas ce qu'elle mange. Notre territoire viticole excelle dans la vigne mais a délaissé le reste pendant longtemps. La vigne a reculé. Elle ne reviendra pas. Nous dépendons presque totalement des camions venus d'Espagne ou d'ailleurs pour nos produits frais. Cette dépendance constitue une faiblesse stratégique majeure. Elle nous expose aux fluctuations des prix et à la concurrence brutale du maraîchage intensif espagnol. Il ne s’agit pas de demander aux agriculteurs de se lancer dans le vide face à des marchés mondialisés. La solution est de créer un marché captif et sécurisé. La restauration collective est un puissant levier de commande. Écoles, crèches et foyers représentent un besoin annuel de centaines de tonnes de légumes. Cette demande existe. Elle dépend de la commande publique. La ville peut ainsi garantir aux maraîchers et aux bergers l'achat de leur production à un prix juste et contractuel qui leur permet de se projeter. Pour atteindre la taille critique nécessaire à la viabilité de ces outils de production, l'agglomération doit nouer des partenariats stratégiques avec d'autres institutions du territoire. En associant les besoins du centre hospitalier et ceux des lycées gérés par la Région, le volume de commande sécurise l'investissement. Ce facilitateur ne concurrence pas le monde agricole, mais il lui ouvre les portes d’un marché public, qui lui était jusqu’alors fermé par manque d'infrastructures de conditionnement. La terre agricole en friche et irrigable ne manque pas autour de Narbonne. Elle doit être libérée, pas pour les amis d’un adjoint, mais en direction de l‘utilité publique. La collectivité peut porter le foncier, moderniser les réseaux d’irrigation et déployer l’utilisation des eaux usées traitées. Au lieu de laisser cette ressource précieuse se perdre en mer, elle doit être redirigée par un réseau de canalisations vers nos plaines pour sécuriser l’irrigation du maraîchage et des cultures fourragères, indispensables à notre future filière laitière locale. C'est un projet de génie civil ambitieux, qui place Narbonne à l'avant-garde de l'adaptation climatique, en créant une boucle circulaire de l'eau entre la ville et sa ceinture nourricière. L'ingénierie hydraulique conditionne notre capacité à produire. Un maraicher produit des légumes bruts. Une cantine cuisine des légumes prêts à l'emploi. L’ambition d’une alimentation totalement locale pour les cantines narbonnaises, se heurte à l’absence d’outils de transformation primaire. Le chaînon manquant est ici physique et logistique. La création d’une structure dédiée à cette transformation constitue la réponse opérationnelle pour traiter les légumes, mais aussi pour relancer la filière de l’élevage. La production locale de yaourts et de produits laitiers transformés sur place, permettrait de recréer une économie pastorale dans notre arrière-pays. Ce projet dépasse le cadre du simple jardinage municipal. Il structure une filière économique complète. Il crée des emplois non délocalisables. Il rétablit une boucle vertueuse entre le producteur local et l'assiette de l'écolier. Et cette boucle est disponible pour se développer au-delà : pour répondre à la demande de ceux qui veulent utiliser leurs Cers pour s’alimenter localement. Au-delà de cet exemple alimentaire, la collectivité peut bâtir des filières dans tous les domaines techniques en utilisant ses leviers de commande et de foncier. La position de carrefour de Narbonne est pour cela un atout aujourd’hui sous-exploité qui doit devenir le moteur de notre réindustrialisation. Notre façade maritime et notre port en extension ne doivent plus être regardés comme des infrastructures étrangères ou de simples lieux de transit, mais comme le socle d'une nouvelle ambition productive. Nous pouvons transformer notre nœud logistique en un véritable atelier européen de maintenance et de transformation, pour enfin cesser de regarder passer les richesses sur nos autoroutes et nos rails sans jamais les capter. Laurent Fabas le 19/01/ 2026 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Jonquay 25 janv. Noté 5 étoiles sur 5. Merci pour cette analyse économique de Narbonne, hyper réaliste et bien articulée. Si bien que les outils à utiliser pour que la population défende sa dignité existent déjà et sont limpides. Il reste à s'en saisir. J'invite la gauche narbonnaise à sortir de ses poncifs, de ses oukases et de son ostracisme. Un vrai programme commun communal et dès le premier tour, les égos après. J'aime Répondre

  • La prolifération des parcs photovoltaïques menace les Corbières | Le Clairon de l'Atax

    La prolifération des parcs photovoltaïques menace les Corbières À Tournissan, le 22 octobre 2026, 3 associations de protection de l'environnement ont convié les médias afin de dénoncer la prolifération des méga parcs photovoltaïques au sol dans les Corbières. Cette conférence interassociative réunissait Développement Durable en Corbières et Minervois (DDCM), la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et Écologie en Région Carcassonnaise, Corbières et Littoral Audois (ECCLA). La municipalité, ainsi que le collectif citoyen Stop Centrales ont participé aux prises de parole pour détailler les menaces pesant sur leur cadre de vie. Représentants associatifs à la réunion de Tournissan (photo LC) Cette mobilisation fait suite à des élections municipales où la population a sanctionné plusieurs équipes sortantes, notamment à Tournissan et Ribaute, qui avaient négocié ces implantations en catimini. Les électeurs ont porté aux responsabilités des élus résolus à contrer l'appétit des promoteurs industriels. Les intervenants pointent notamment le chantier prévu entre Tournissan et Ribaute, prévoyant 220 000 panneaux sur 120 hectares clôturés, ainsi que les projets d'Albas, de Coustouge, de Fontjoncouse ou de Camplong, totalisant plus de 300 hectares de garrigues et de parcelles agricoles convoitées. L'implantation de ce complexe industriel jouxte par ailleurs la commune de Lagrasse, classée parmi les plus beaux villages de France, située à moins de 2 kilomètres à vol d'oiseau des parcelles ciblées, menaçant ainsi directement l'attractivité paysagère et le patrimoine local. Le projet de poste-source porté par Réseau de Transport d'Électricité (RTF) est un point focal pour les associations. Prévu sur une surface de 10 hectares à Tournissan, ce transformateur géant doit servir de nœud de raccordement pour évacuer la production d'une constellation de centrales solaires vers la ligne à très haute tension traversant le massif en direction de l'Espagne. Sans cet équipement, aucun des parcs envisagés dans un périmètre de 20 kilomètres ne peut injecter ses mégawatts. Les associations rappellent leur soutien aux énergies renouvelables mais refusent le sacrifice des milieux naturels. Le porte-parole de la LPO insiste sur le fait que l'artificialisation des sols constitue la cause majeure du déclin de la biodiversité. Or les zones convoitées se situent au cœur du réseau européen Natura 2000. Les terrassements, les défrichages et les kilomètres de clôtures violent les documents d'objectifs européens, dégradent l'hétérogénéité des paysages et détruisent la quiétude des habitats nécessaires aux espèces communautaires remarquables. La LPO et DDCM réfutent vigoureusement l'idée selon laquelle les terres ayant brûlé lors des grands incendies de 2025 n'auraient plus de valeur écologique. La garrigue méditerranéenne se régénère rapidement après le passage des flammes et attire des oiseaux patrimoniaux. En outre, la disparition programmée des vignes entretenues supprime les zones traditionnelles de pare-feu au profit d'installations électriques inflammables et de friches qui font mèche. Les intervenants rappellent les récents départs de feux sous des panneaux dans les Landes et les graves incendies de parcs de batteries au lithium-ion en Espagne, exigeant des unités spécialisées de sapeurs-pompiers face aux émanations toxiques et aux risques d'explosion. La représentante d'ECCLA a communiqué les données officielles de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer. Le département de l'Aude enregistre actuellement 48 centrales en exploitation, 121 autorisations délivrées, 81 dossiers en cours d'instruction et 253 projets supplémentaires à l'étude. Cette frénésie profite de reculs réglementaires récents, notamment le passage de 1 à 3 mégawatts-crête du seuil obligeant à une étude d'impact environnemental complète. L'exemption accordée aux parcelles de moins de 1 hectare encourage les promoteurs à morceler artificiellement les surfaces, provoquant un mitage destructeur des paysages. La LPO dénonce également la pratique du saucissonnage consistant à découper les programmes en tranches de moins de 25 hectares pour contourner les interdictions de défrichement forestier. L'alibi de l'agrivoltaïsme consistant à placer quelques moutons sous les structures métalliques est qualifié de leurre, les troupeaux broutant la végétation sans restaurer une polyculture résiliente. La représentante du collectif Stop Centrales et les membres associatifs ont fustigé la mécanique spéculative à l'œuvre. De simples sociétés de courtage démarchent agressivement les viticulteurs touchés par la sécheresse et les difficultés financières pour rafler des promesses de bail avant de revendre ces droits à des fonds de pension étrangers. Cette captation financière met en lumière la doctrine appliquée dans l'Aude, où la rente solaire profite exclusivement aux propriétaires signataires. Alors que dans d'autres régions comme la Bretagne, les chambres d'agriculture mutualisent les revenus photovoltaïques au bénéfice de l'ensemble de la profession, le modèle audois sanctuarise les disparités. La municipalité de Tournissan rappelle que ces projets n'apportent aucun emploi pérenne, n'abaissent aucunement les factures d'électricité des habitants et fragilisent une région déjà frappée par le chômage. L'installation de ces usines solaires menace les gîtes ruraux, les chambres d'hôtes et l'œnotourisme, dévalue le patrimoine immobilier et laisse en suspens la question du démantèlement final après 30 ans d'exploitation face à la faillite potentielle des jeunes sociétés créées pour l'occasion. Les échanges ont également mis en évidence l'inutilité des zones d'accélération des énergies renouvelables confiées aux communes, dont les cartes demeurent reléguées au rang de simples souhaits consultatifs face aux documents cadres préfectoraux. Le bras de fer se déplace désormais sur le terrain juridique. Le Plan Local d'Urbanisme de Tournissan bloquant pour le moment l'implantation du poste-source, l'opérateur électrique sollicite de la préfecture une procédure de mise en compatibilité forcée, via une enquête publique annoncée pour novembre 2026. La municipalité, DDCM, la LPO et ECCLA coordonnent leurs actions pour défendre les Corbières et préparent des recours contentieux systématiques contre chaque arrêté de dérogation autorisant la destruction d'espèces protégées. Les intervenants réclament un véritable moratoire départemental et l'orientation impérative du solaire vers les toitures, les friches industrielles et les parkings déjà artificialisés. La rédaction du Clairon de l’Atax le 22/10/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Salade vigneronne alsacienne | Le Clairon de l'Atax

    Salade vigneronne alsacienne En Alsace les vendanges se sont terminées avec un peu d’avance, sauf pour les tardives et les grains nobles. Les fêtes de village commencent et le vin nouveau fait son apparition dans les cruches… C’est le moment de l’accompagner avec une bonne salade vigneronne gouteuse et roborative. Elle est facile à préparer… (Recette & photo HR) Ingrédients pour 8 personnes : Pour le plat : 8 cervelas, 4 œufs durs, gruyère 600 gr, feuilles de laitue (facultatif), cornichon aigre doux ou mallosol, 1 bel oignon ou 2 petits, persil, sel, poivre… Pour la vinaigrette ; 2 cuillers à soupe de vinaigre de miel « Melfor », 4 cuillers à soupe d’huile de Colza, 3 cuillers à soupe de moutarde mi-forte ou douce, 10 à 15 cl d’eau, persillade selon goût (ail oignon et persil hachés menu) Préparation : · Faire cuire l'œuf dur, retirer la peau des cervelas et les couper en deux dans la longueur · Faire des incisions régulières sur la partie bombée sans trancher jusqu'au bout, pour permettre à la vinaigrette de pénétrer. · Préparer la vinaigrette en mélangeant les ingrédients avec un petit fouet, rajouter l’eau selon convenance puis la persillade. · Poser des feuilles de laitue sur le plat, râper le gruyère avec une râpe à gros trous · Découper l’oignon en quartiers de lune ou en rondelles · Disposer le gruyère râpé au centre du plat, l’entourer avec les cervelas sur un lit d’oignons, garnir avec les œufs durs coupés en 2, décorer le pourtour avec des rondelles de cornichons, verser consciencieusement la vinaigrette sur les cervelas et soupoudrer le tout de persil haché Laisser au frais 20 minutes Servir avec des pommes de terre sautés, et un 1/2 de bière ! (Sans pommes de terre si c’est jute un hors d’œuvre… BON APPETIT ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Remarques sur la désorientation de notre pays | Le Clairon de l'Atax

    Remarques sur la désorientation de notre pays A partir de cette édition et jusqu’au présidentielles le Clairon de l’Atax va proposer à ses lecteurs une série de réflexions en plusieurs épisodes sur la situation de notre pays en cette période de fin de règne du président Macron. Nous avons choisi de confier ce travail à Laurent Fabas, un citoyen narbonnais à la fois engagé en politique (Il était chef de file du collectif citoyen « Nous sommes Narbonne » aux dernières municipales) et compétent, de par sa formation et sa pratique professionnelle, en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire. La rédaction Les nouvelles classes de plein air en Macronie (image LF) (Partie 1) La République des poubelles ? La République a-t-elle peur de ses enfants ? Dans l’atmosphère de fin de règne de cet automne 2026, un gouvernement sans mandat a réduit la politique à une ligne de boucliers en plexiglas. Pour nombre de notables qui dirigent nos villes et les ministres retranchés dans leurs palais, la rente immobilière, le bitume immaculé et la circulation des berlines forment la seule réalité digne d'être protégée. L'administration qui prétend ne pas avoir un sou pour acheter des chaises à des élèves trouve en revanche des budgets illimités dès lors qu'il faut mobiliser des blindés, des brigades motorisées et des espions maladroits pour faire la police des trottoirs. Des esprits étroits nous expliqueront que l’un est dans le budget de l’État et l’autre d’une collectivité. Il s’agit dans les deux cas de la même poche, celle du contribuable. De son côté La jeunesse populaire ne possède rien d'autre que son avenir et le pavé de la rue pour crier. Faut-il voir dans cette dérive de l'incompétence gestionnaire, la prise de pouvoir de la police ou du machiavélisme politique ? Les trois logiques s'emboîtent parfaitement. L'incompétence fabrique la crise matérielle de l'école publique. Les gouvernants effrayés achètent la fidélité de leurs soutiens potentiels par des concessions doctrinales et l'impunité légale. Le machiavélisme exploite le désordre pour ignorer ses causes et l’attribue à ses adversaires politiques. En criminalisant la jeunesse pour protéger la rente et en livrant la République à une corporation armée de plus en plus radicalisée, ce pouvoir ne rétablit aucun ordre. Il prépare, par lâcheté et par calcul, l'armature répressive clé en main qui servira au triomphe de l'extrême droite en mai 2027. Quand l’avenir s’effondre : un exemple narbonnais L’internat du Lycée Lacroix de Narbonne est fermé cette année. Le bâtiment menace ruine. Une situation d’une confondante banalité dans la France de 2026. L'Éducation nationale, prise au dépourvu, avait sollicité la s Maison des Jeunes et de la Culture de Narbonne pour héberger les élèves internes au sein de son centre de séjour. Les devis avaient été établis au plus juste, calculés au coût réel d'un accueil digne, avec des repas équilibrés, du personnel de veille et de ménage, sans refacturer le chauffage et hors du champ des impôts commerciaux. L’offre semblait structurellement imbattable. Elle fut jugée trop onéreuse. La solution retenue par l'administration d'État consistait à affréter des autocars matin et soir pour expédier une partie des internes dormir à Lézignan-Corbières, à vingt kilomètres de là. La décision souleva la stupeur au sein de l'équipe associative de la MJC. Proposer un tarif inférieur aurait signifié travailler à perte. Seul un artifice comptable masquant une partie des coûts pouvait expliquer ce choix, ou alors l’Education Nationale avait échangé le confort d’enfants qui lui sont confiés contre quelques centimes. Les associations d'éducation populaire sont exsangues en 2026. Leurs subventions publiques fondent chaque année, tandis que les ménages narbonnais, frappés par l'inflation, réduisent leurs dépenses de loisirs et d'activités culturelles. De plus, une association locale n'a ni la vocation, ni les moyens de subventionner l'Éducation nationale pour masquer et palier le désengagement de l'État. Envoyer des adolescents de quinze ans s'épuiser chaque jour sur une route départementale pour économiser des miettes comptables relevait d'une violence silencieuse. Cet arbitrage illustrait à son échelle la logique gestionnaire aberrante qui gangrène les services publics de notre pays. Les promesses d’avenir se sont éteintes, les professeurs manquent à l'appel, tandis que des pans entiers de plafonds menacent de s'effondrer sur les tables de classe. Telle est la réalité de l'école républicaine en cet automne 2026. Un jour tout craque. Le 1eroctobre, une fumée noire s’élève devant le lycée Louise Michel. Le cri de colère est national. Les lycéens sont descendus dans la rue pour réclamer un futur. Leurs doléances étaient précises, limpides, indiscutables. Pourtant, le débat civique n’a pas eu lieu, occulté par la prééminence du dispositif sécuritaire. Un pays qui matraque sa jeunesse au lieu de l’écouter n’a pas d’avenir. Dès qu’un feu de poubelle s'allume devant les grilles d’un lycée, l'injonction tombe. Il faudrait sommer des adolescents de seize ans de s'agenouiller avant même d'avoir écouté leurs doléances. Regardons la réalité en face. Une vitre se remplace, un abribus se répare. En revanche, le gaz lacrymogène et les charges aveugles déchirent la chair et la mémoire d'une génération. Le préfet compte le mobilier urbain calciné. Nous comptons les profs manquants, les plafonds dégradés et les élèves blessés dans leur corps et leur esprit. L’hypocrisie est totale. L’institution enseigne la supériorité du débat républicain. Mais aujourd’hui, face aux pétitions ignorées et aux délégations méprisées, elle démontre à notre jeunesse que seul le blocage force l’écoute. L'État fabrique lui-même l'affrontement qu'il feint de déplorer . L’école enseigne aussi les combats qui fondèrent la République. Aujourd’hui, le mouvement lycéen relève de cette illustre grammaire : espérer et lutter. Incapables de réparer l'école publique ou de stopper son décrochage, nos gouvernants choisissent la force brute pour masquer leur faillite. Exiger le silence absolu d'une jeunesse que le pouvoir sacrifie, revient à lui intimer l'ordre de mourir sans faire de bruit. Nous serons toujours du côté des lycéens qui redressent l'échine. L’énergie de la jeunesse est un bien précieux Quiconque s’est déjà retrouvé face à une classe de lycéens le sait. L'énergie y est intense. Tous les débutants commettent la même erreur en croyant pouvoir la cadenasser, la mettre sous cloche. Ils n’y récoltent que le chaos. Face à cette jeunesse, l’institution policière réagit exactement comme un professeur novice. Mais un novice casqué, armé de boucliers et de grenades. En prétendant prévenir un débordement, le déploiement de la force brute le déclenche. Rien n'excite davantage la confrontation que la posture d’autorité artificielle et arbitraire, par opposition à celle qui se gagne par le dialogue et la justice. Le bouclier n'arrête pas le pavé, il le suscite . Toutes les polices démocratiques d'Europe le savent désormais. La visibilité de l'armement lourd hystérise les foules, tandis que le retrait, la médiation et le dialogue désamorcent les colères les plus vives. Avec le temps, les enseignants apprennent que cette vigueur ne se brise pas, elle se canalise. Ils apprennent qu'un adolescent se dépasse pour quelqu'un qui sait l'écouter, et que le bras de fer frontal est une impasse destructrice. Même face aux débordements et aux colères qui s'enflamment, contenir par la force la fougue d'une génération a un coût immense. Cette vitalité doit pouvoir circuler, débattre, contester. Les policiers ne reçoivent pas cet apprentissage, et le pouvoir qui les envoie ne s'embarrasse pas de gérer la suite. Dans dix ou vingt ans, la société ramassera les fractures civiques, les colères sourdes et les trajectoires compromises par la peur de l'uniforme. Mais personne, au sommet, ne fera jamais le lien avec ce que les institutions leur ont infligé à seize ans. Il y a là une raison fondamentale pour laquelle la police ne doit pas entrer dans les salles de classe. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 21/10/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : Yellow Letters | Le Clairon de l'Atax

    Au cinéma : Yellow Letters Allemagne, France, Turquie – 2h08 – 2025 – Ours d'Or à la Berlinale Istanboul (Image par Vlad Man de Pixabay Un film de Ilker Catak avec Özgü Namal, Tansu Biçer, Leyla Smyrna Cabas. Aziz et Derya sont artistes. Ils vivent à Ankara, Aziz est metteur en scène et écrit des pièces de théâtre et Derya les joue, il est aussi professeur à l'Université de Ankara. Ils reçoivent la fameuse lettre jaune qui leur signale leur révocation. Aziz est accusé d'avoir incité ses étudiants à aller manifester et Derya de ne pas s'être présentée à l'issue d'une pièce de théâtre pour être photographiée aux côtés du gouverneur et de ses sbires. Sans revenus, ils vont être obligés de déménager à Istanbul chez la mère de Aziz avec leur fille adolescente. S'il est vrai que ce film pose la question de savoir comment rester fidèle à ses idéaux et à ses convictions, alors qu'on est menacé dans sa vie quotidienne et qu'on perd son confort matériel, il va beaucoup plus loin dans le bouleversement qui s'opère chez ses artistes, bien installés dans leur quotidien, reconnus et célébrés largement à la fois par le public mais aussi par les collègues un peu jaloux d'ailleurs et qui végètent dans des petits théâtres de province. Le bouleversement qui s'opère dans leur vie atteint aussi leur intimité, puisqu'à l'intérieur du couple, Aziz et Derya n'ont pas la même façon de voir les choses. Aziz trouve du travail grâce à l'intervention de son beau-frère, il va devenir chauffeur de taxi tandis que Derya vit mal l'inactivité dans l'appartement de sa belle-mère et finit par se présenter à un casting pour une série à la mode hollywoodienne, genre qu'elle abhorre d'ordinaire. Sous l'empire de la nécessité c'est finalement la plus stakhanoviste du couple qui va pactiser avec le "diable", tandis que son mari fidèle à ses convictions montera contre vents et marées sa pièce et en sera l'acteur principal. Que nous dit Catak , metteur en scène d'origine turque mais de nationalité allemande ?, qu'il est bien difficile de rester fidèle à ses convictions, de risquer sa vie ou son âme quand on vit dans un environnement menaçant, que personne ne peut jeter la pierre à celui passera sous les Fourches Caudines . Un film qui nous remet à notre place et ne nous permet pas de juger celui qui par peur, par lâcheté ou par nécessité gardera son poing dans la poche. Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 21/04/2026 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires (1) Noté 4 étoiles sur 5. 4.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vince 07 mai Noté 4 étoiles sur 5. Merci pour ce partage J'aime Répondre

  • C'est la saison ! Une recette de tomates farcies... | Le Clairon de l'Atax

    C'est la saison ! Une recette de tomates farcies... Bien avant son introduction en Europe au 16ème siècle par les colonisateurs espagnols de l’Amérique du sud, la tomate était cultivée et consommée par les peuples andins. Mais les européens se méfièrent d’abord de cette plante qu’ils croyaient toxique et d’usage uniquement ornemental et il a fallu attendre le 18ème siècle pour qu’elle soit largement consommée, d’abord en Italie…. Appétissant ! (Photo HR) Nous proposons à nos lecteurs une délicieuse recette de tomates farcies, facile a réaliser, qui nous a été communiquée par un universitaire français T.W., connaisseur de l’Amérique du sud, qui a effectué de longs séjours en Bolivie… LES TOMATES FARCIES TW Ingrédients pour 4 personnes : 500 grammes de viande hachée de bœuf 8 tomates rondes, assez fermes mais pas trop 3 oignons 3 belles gousses d’ail Persil, thym selon goût Beurre Sel, poivre Préparation : · Découper les capuchons des tomates, les conserver. · Evider les tomates, couper 2 des 3 oignons, le persil, le thym et l’ail (2 gousses) très finement, les mélanger avec la viande hachée, saler et poivrer selon goût · Farcir les tomates · Couper l’oignon restant en petits morceaux ainsi que l’ail et la chair prélevée dans les tomates, les disposer au fond d’un plat allant au four · Poser les tomates farcies sur ce lit d’oignons et d’ail et persil les capuchons sur les tomates · Poser une noix de beurre sur chaque capuchon · Placer le tout dans un four préchauffé à 180 ° · Laisser cuire entre 1 heure (attention à ce que la farce ne devienne pas trop sèche, vérifier selon taille et consistance des tomates) · Sortir du four et laisser reposer 2/3 minutes puis servir…. BON APPETIT ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • un communiqué de la Confédération payasse de l'Aude : incendies les paysans demandent des moyens | Le Clairon de l'Atax

    un communiqué de la Confédération payasse de l'Aude : incendies les paysans demandent des moyens La Confédération paysanne de l'Aude, constate que le manque de moyens de lutte contre les incendies mobilisés par l’État aux zones agricoles et forestières. Les paysan.nes sont inquiets pour l'avenir de leurs exploitations, particulièrement impactées par le changement climatique. De plus ces incendies ne sont pas considérés comme des calamités agricoles et n'ouvrent pas droit aux indemnisations alors que les activités agricoles qui contribuent à l'entretien des paysages participent de la lutte contre les incendies. logo Confédération Paysanne de l'Aude Communiqué de presse Incendies : les paysan·nes demandent des moyens pour sauver les fermes et prévenir les feux Nous constatons avec effroi que plusieurs territoires sont touchés par d’importants incendies, qui affectent particulièrement le monde paysan : dans l’Aude, déjà durement éprouvée l’année passée, les Pyrénées Orientales, la Drôme, l’Hérault, le Gard et ailleurs. Sur le terrain, la solidarité s’organise pour héberger les animaux évacués, prêter du matériel ou mettre à disposition du fourrage. Les paysan·nes sont également mobilisé·es par les autorités pour appuyer la lutte contre les incendies : livraison de citernes ou de tonnes à eau auprès des pompiers, réquisition de matériel d’irrigation, participation aux travaux de défrichage. Cette solidarité ne doit pas faire oublier la responsabilité de l’Etat dans la lutte contre les feux. Si la protection des habitations est, bien entendu, la priorité, le fait que les zones agricoles et forestières passent au second plan révèle le manque criant de moyens des services d’incendie et de secours : effectifs de pompiers insuffisants, hélicoptères et Canadair en nombre limité, etc. Ces moyens sont d’autant plus indispensables que le risque d’incendie est aggravé par le réchauffement climatique, qui accentue la récurrence et l’intensité des épisodes de canicule, conjugués à la sécheresse. L’aggravation de ces conditions météorologiques extrêmes met déjà les paysan·nes dans une profonde inquiétude quant au devenir de leurs fermes. Le risque croissant d’incendies, qui menace les bâtiments, le matériel, les cultures, les vergers, comme les troupeaux, ne fait qu’accroître cette angoisse. Les incendies n’étant pas considérés comme une calamité agricole, ils n'ouvrent pas droit à l’Indemnité de Solidarité Nationale (ISN). Le seul moyen d'être indemnisé est d’avoir souscrit à une assurance multirisque climatique privée, choix qu'ont fait seulement 18% des fermes en France, avec de fortes disparités territoriales. Depuis le début de la canicule, les paysan·nes alertent sur leurs difficultés à faire face à de tels aléas en l’absence d’un soutien public à la hauteur des enjeux. Ces incendies l’illustrent à nouveau. Enfin, ces évènements nous rappellent le rôle crucial du pastoralisme dans la prévention des feux. Une végétation basse entretenue par le pâturage permet de nourrir les troupeaux tout en constituant une coupure de combustible efficace. A l’inverse, le délaissement des surfaces pastorales favorise l’enfrichement. Les pouvoirs publics doivent soutenir l'agriculture paysanne et le pastoralisme, par les politiques agricoles et notamment la PAC. Ils doivent également rappeler leurs obligations aux propriétaires fonciers et l’interdiction de laisser leurs terres incultes ou manifestement sous-exploitées. C’est une urgence absolue et une question de survie pour l’ensemble de la société. 06 31 34 84 59 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Le 1er mai 2026 à Narbonne | Le Clairon de l'Atax

    Le 1er mai 2026 à Narbonne C'est la fête du travail et des travailleurs c'est à dire de tous ceux qui contribuent au fonctionnement de notre société Départ de la manifestation (Photo HR) La manifestation unitaire du 1er mai 2026 Ce n’étais pas Arcole, mais ce n’était pas non plus Waterloo. Cette année le défilé était plus maigre qu’en 2025. Selon le comptage effectué par le Clairon, peu après le départ du parvis des Halles, ils étaient entre 650 et 700 à défiler. Pas de sono cette fois, mais les slogans des manifestants étaient proclamés avec la même vigueur que d’habitude. Alors pourquoi cette relative désaffection des Narbonnaises et Narbonnais à l’égard de ce moment hautement symbolique que constitue le défilé du 1er mai ? Est-ce la faute au long week-end qui incite au farniente, ou au petit séjour au pays du carburant moins cher ? Ou est-ce la faute à ce temps qui s’étire dans l’obsolescence d’un cadre politique qui nous servait de repère depuis ¾ de siècle ? Que sera le défilé du 1er mai 2027 ? Une fête dans un sursaut de démocratie ou pas de défilé du tout, comme 1ère mesure d’un fascisme revenu au pouvoir avec l’assentiment de foules gorgées de fake news ? Mais ne soyons pas trop pessimistes : en ce 1er mai 2026 la vitalité du peuple existe toujours. Il y a encore des citoyens qui réfléchissent, qui s’engagent, qui créent et qui luttent pour établir des liens sociaux de qualité dans un monde habitable. Et cette vitalité s’est manifestée un fois encore, lors de la fête organisée à Narbonne par le collectif du 1erMai. La fête du 1er mai dans les jardins du Palais du Travail Dûment informé par les propos du maire de Narbonne, récemment élu sans étiquette donc sans idéologie, ainsi que par un article du journal local intitulé ; « Le "Collectif 1er mai" à Narbonne a un gros problème avec l’alcool », j’avoue que ce n’est pas sans une certaine inquiétude que je me suis rendu sur le site de cette fête, organisée par des gens « entre guillemets », donc à prendre avec des pincettes. Je pensais y trouver des faciès ravagés par l’idéologie et l’alcool, voire éventuellement trébucher sur des corps convulsés de spasmes éthyliques et marcher sur des pelouses couvertes de déchets, dans un concert de cris et de turbulences. Surprise ! Rendu sur place, j’ai constaté avec étonnement que l’ambiance était à la fois gaie, sereine et conviviale. Ici et là des stands présentaient toutes sortes d’initiatives citoyennes, dont le point commun était le souci de l’autre. La plupart des associations qui portaient ces initiatives, tentaient de compenser avec beaucoup d’énergie mais peu de moyens, les manques de l’action publique qui pourtant se réclame vouée au bien être des gens. Ici et là, des stands proposaient petits plats et pâtisseries ainsi que diverses boissons non alcoolisées, souvent bio. Un gobelet d’une délicieuse infusion de fleurs d’hibiscus dans une main (Bissap) et dans l’autre une délicieuse tartelette au tofu et thon j’ai appris que le produit de ces ventes servait à financer leurs activités dans un contexte de raréfaction des subventions. Il y avait de la musique pour tous les goûts et tous les âges : devant les groupes qui se succédaient grands, et petits dansaient, chacun selon son plaisir et non pour la galerie… J’ai songé qu’en cet instant de fête, l’espace de ces jardins du Palais du Travail de Narbonne incarnait les valeurs de la république : Liberté, Egalité, Fraternité. Et puis, je me suis assis sur un banc, à côté d’un type aux cheveux un peu trop longs pour l’« ordre public ». Comme je lui faisais part de mon étonnement d’assister à une fête qui n’avait rien à voir avec la description suggérée par les autorités locales, soucieuses d’informer l’opinion, celui me répondit avec philosophie, que par les temps qui courent beaucoup d’élus s’imaginent conserver le soutien de leur électorat contre la montée de l’extrême droite en aboyant plus fort qu’elle. Quant à la presse locale, mal en point face à la concurrence d’autres médias, sa survie dépend plus que jamais de quelques annonceurs, ce qui oriente son objectivité… Un après-midi riche d’enseignements… La rédaction du Clairon de l’Atax ; le 2/05/2026 fête 1er mai 4.jpg fête 1er mai 4.jpg 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • "Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour | Le Clairon de l'Atax

    "Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour C’est dans le quartier des Arènes que la liste « Nous Sommes Narbonne » a tenu sa dernière conférence de presse, le 12 mars 2026 précédant le 1er tour des municipales 2026 à Narbonne. Avant la distribution de tracts Lors de la dernière conférence de presse Laurent Fabas nous avait remis un document de 250 pages qui était l’aboutissement d’un travail en commun entre son équipe et les habitants de Narbonne. Ce mode inhabituel de construction de programme, effectué généralement en comité restreint, a abouti à un document structuré et détaillé qui pouvait valoir contrat en cas de succès aux municipales. Ce programme est le seul parmi tous ses concurrents a présenter les 3 volets qui devraient figurer dans tout projet municipal : la philosophie générale, c’est à dire le sens et les objectifs qui le sous-tendent, la ou les méthodes qui seront employées pour sa réalisation et les moyens qui seront mobilisés. Il semble que les autres se soient limités à des déclarations générales, où à l’exposé de projets et/ ou de promesses. Lien avec le programme de « Nous Sommes Narbonne » : https://www.noussommesnarbonne.fr/ressources/PROJET%20MUNICIPAL%20-%20NOUS%20SOMMES%20NARBONNE.pdf La conférence de Presse : Laurent Fabas était accompagné d’une équipe de « Nous Sommes Narbonne » qui s’apprêtait à distribuer des tracts dans le quartier HLM des ARENES. Lors de cette rencontre, Fabas et ses coéquipières et coéquipiers ont insisté sur le caractère particulier de leur démarche qui, non seulement donne la parole aux habitants mais qui les associe aussi aux décisions prises. Pour Fabas il s’agit « d’interagir avec les populations », pour que les projets soient efficaces dans leur réaaisation, : en l’occurrence avec les habitantes et habitants ce la cité HLM des Arènes qu’ils allaient visiter. Pour Laurenbt Fabas les solutions au problème du logement, particulièrement aigu sur la ville de Narbonne, passe à la fois par les refonte des outils de production et de gestion des logements. (il envisage la création de coopératives associant les locataires, mais aussi par des solutions innovantes comme la création de boucles locales d’auto production et d’autoconsommation d’énergie solaire. Ce dispositif vertueux produisant une énergie moins chère….) A l’issue de notre rencontre l Laurent Fabs nous à remis un dernier communiqué de presse que nous publions in-extenso. ___________________________________________________________________________________________________________ COMMUNIQUÉ DE PRESSE NOUS SOMMES NARBONNE Date : Jeudi 12 mars 2026 Donner la parole à ceux qu’on n’entend pas. Nous Sommes Narbonne est un objet politique inattendu, nous sommes ce qui émerge lorsque ceux qui font la ville choisissent de s’émanciper ensemble. Notre liste est la combinaison inédite d'un regard féministe, de l'expertise d'usage des quartiers, de l'urgence écologique et de la rigueur technique. Liste la plus jeune et la plus diverse de cette élection, elle porte dans son vécu quotidien les solutions concrètes pour réparer la ville. 1. Logement : Un "choc de l'offre" contre la spéculation Face à la crise immobilière, nous opposons des actes à l'économie de la rente : · Éradiquer l'habitat indigne grâce au Bail Réel Solidaire (BRS ) : Face aux arrêtés de péril, les Narbonnais attendent des rénovations, pas des façades murées. L'Office Foncier Solidaire rachètera et réhabilitera les immeubles dégradés pour les louer aux jeunes et étudiants à des tarifs 40 % inférieurs au marché. En parallèle, nos élus utiliseront leurs prérogatives d'OPJ pour contraindre les marchands de sommeil à des travaux d'office. · Le pouvoir aux locataires : Nous transformerons les bailleurs sociaux (OPH) en coopératives (SCIC). Ce sont les locataires eux-mêmes, premiers experts de leur lieu de vie, qui décideront des budgets et des priorités d'entretien. · La mixité invisible : Instauration de la règle des "34 % d'habitat abordable" dès le 3èmelogement construit, avec une qualité architecturale identique pour tous (mêmes façades, mêmes entrées). Fini la ségrégation géographique. 2. Cadre de vie : Un urbanisme inclusif, propre et durable Le respect de l'espace public est la première condition de la tranquillité sociale : · La sécurité par le regard féministe : L'urbanisme doit garantir la liberté de mouvement de toutes et tous : suppression des zones d'ombre, éclairage intelligent, et cheminements construits avec les habitants. · Pacte de Propreté : Fin des trottoirs balafrés et des rues en lambeaux. Toute intervention sur la chaussée sera coordonnée et la ville exigera une réfection à l'identique. La propreté des rues est la base de la lutte contre les incivilités. · Autoconsommation collective : Déploiement de boucles locales d'énergie solaire sur les toits de la ville. L'objectif : produire notre propre électricité pour faire baisser directement la facture des habitantes et des habitants. Le système sortant a des réseaux, nous sommes une émanation de la sociologie de Narbonne. Notre liste réunit celles et ceux qui subissent les dysfonctionnements de la ville et celles et ceux qui ont les idées et l'ingénierie pour les réparer. Dimanche, le vote utile, c'est le vote qui nous permet de reprendre la ville ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Narbonne, projet de barrage sur le rec de Veyret : une nouvelle contribution de Rubresus | Le Clairon de l'Atax

    Narbonne, projet de barrage sur le rec de Veyret : une nouvelle contribution de Rubresus Le projet de construction d’un grand barrage pour protéger l’ouest de Narbonne contre les inondations, a connu plusieurs versions et de nombreuses péripéties. Sa dernière version a rencontré une forte opposition dans la société civile, tant chez les habitants de la commune de Montredon, impactée par le barrage, que par diverses associations de défense de l’environnement. Ces associations mais aussi des particuliers, dotées de capacités d’expertises, lui reprochent à la fois son coût, son caractère inapproprié et son impact sur des éléments patrimoniaux exceptionnels. Pour tenter de dépasser cette situation, le maître d’ouvrage SMDA a fait appel à l’arbitrage de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public) réputée impartiale et efficace, tout en déployant sa propre communication. Nous publions ici les réactions de l’association RUBRESUS La rédaction du Clairon Pour information, copie ci-joint d'un nouveau dossier de contribution à la concertation préalable sur le projet SMDA-SMMAR-BRL. Monsieur le président du SMDA, Monsieur le directeur du SMDA, Madame la garante CNDP, La communication véhiculée par le SMDA en appui de l'opération de concertation préalable impliquant la CNDP soulève un certain nombre de questions notamment à propos de la brochure diffusée via le site et distribuée à Narbonne, du document en ligne de présentation de la concertation ainsi que du webinaire du 3 juin (replay sur site). L'objet du présent courrier concerne la mise en avant de l'épisode pluvieux qui s'est déroulé du 17 au 19 janvier 2026 sur le département de l'Aude par le SMDA avec un amalgame entre crue du rec de Veyret et inondation par débordement. L'analyse des éléments de communication du SMDA à ce sujet amène les questions posées dans la note suivante dont nous vous remercions de l'intégrer aux contributions de la concertation préalable. Nous vous remercions, Monsieur le président, Monsieur le directeur, Madame la garante, d'apporter les réponses précises et de procéder aux rectifications des documents qui s'imposent afin de rétablir l'exactitude, la justesse et la sincérité des informations fournies au public pour la concertation préalable. Bien sincèrement André BORIES RUBESUS Pour lire le dossier cliquer ici 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Municipales à Narbonne, : un communiqué de NOUS SOMMES NARBONNE | Le Clairon de l'Atax

    Municipales à Narbonne, : un communiqué de NOUS SOMMES NARBONNE A l'issue du second tour des municipales, qui voit la liste de gauche "Narbonne en Grand" conduite par Nicolas Sainte Cluque reléguée en 3ème position et devant l'incapacité du candidat à reconnaître sa responsabilité dans cet échec, la liste Nous Sommes de Gauche met les choses au point logo "Nous Sommes Narbonne" en deuil Communiqué le 22/03/2026 C'est un SÉISME ... Aujourd’hui, le verdict des urnes à Narbonne est sans appel. Avec une abstention toujours massive, Bertrand Malquier l’emporte largement, frôlant les 60 %. Mais derrière cette victoire, une réalité politique brutale s’impose : le Rassemblement national, avec 5 sièges, devient la première force d’opposition au conseil municipal. C’est un séisme. En refusant l’union, malgré les appels répétés de collectifs citoyens et d’habitants engagés — notamment à travers la dynamique « Une seule gauche » — la gauche locale a pris une lourde responsabilité. Divisée, enfermée dans des logiques d’appareil, elle a laissé un boulevard à l’extrême droite. Non, les abstentionnistes ne sont pas responsables. Ce sont des citoyens déçus, éloignés d’une offre politique qui ne les écoute plus. Le vrai problème : une gauche qui ne rassemble plus, qui parle sans consulter, qui décide sans construire avec les habitants. Résultat : le Rassemblement national s’installe durablement dans le paysage politique narbonnais. L’heure n’est plus aux excuses. Elle est au réveil. Narbonne a aujourd’hui besoin d’une refondation politique. Une refondation fondée sur une gauche réellement unie, sur une démocratie plus proche des habitantes et des habitants, et sur une participation citoyenne réelle. Nous continuerons à être présents, sur le terrain, au contact des habitantes et des habitants, pour construire une alternative crédible, durable et profondément ancrée dans le réel. Nous avons ouvert une voie. Nous entendons la faire grandir. #noussommesnarbonne #municipales2026 #Narbonne2026 #narbonne 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Moineau 24 mars Noté 5 étoiles sur 5. Nous avons ouvert une brèche, ne la laissons pas se refermer. Hauts les coeurs ! 🙂 J'aime Répondre

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