Search Results
Search this site
122 résultats trouvés avec une recherche vide
- Narbonne : à propos des inondations du 19 janvier 2026 | Le Clairon
Narbonne : à propos des inondations du 19 janvier 2026 Le programme de protection porté par le Syndicat Mixte du Delta de l'Aude, ainsi que par le cabinet "BRL Ingénierie", repose sur une vision du risque désormais dépassée par l'accélération du changement climatique Le Rec de Veyret au barrage du Cap de Pla (photo LF) La nuit du 19 janvier 2026 restera gravée dans la mémoire des Narbonnais. Les téléphones hurlent brusquement sous l'effet du système d'alerte numérique FR-Alert. Les forces de l'ordre parcourent les rues de Maraussan et de la Mayolle pour exiger le départ immédiat de centaines de familles. Cette évacuation forcée vers le Parc des Expositions, chez des amis ou de la famille ne traduit pas une folie administrative. Elle illustre la vulnérabilité d'une ville face à un ruisseau nommé « Rec de Veyret » dont la capacité de transport s'avère dérisoire. La catastrophe n’a pas eu lieu. L'événement se termine par une simple montée des eaux, qualifiée de biennale. Ce terme technique désigne un débit très courant qui possède 1 chance sur 2 de se produire chaque année. Le fossé coule avec force, mais reste dans son lit sans jamais inonder les maisons. Pourtant, le déploiement de la force publique constituait la seule réponse possible. Le système de protection actuel place les autorités dans une impasse technique, où la mise à l'abri préventive devient l'unique bouclier face à l'inconnu. Une décision préfectorale qui s’imposait La réaction du préfet de l'Aude suit une logique de sécurité civile, forgée par les catastrophes de 1999 et 2018. Ces drames historiques interdisent désormais la moindre hésitation aux décideurs publics. Le 18 janvier 2026, les prévisions de Météo France annoncent un scénario terrifiant. Le modèle numérique AROME projette un déluge de 80 mm de pluie en seulement 1 heure. Pour un bassin versant aussi réactif que celui du Rec de Veyret, une telle intensité transforme le ruisseau en un torrent furieux en moins de 45 minutes. Ce délai ne permet aucune intervention si l'orage débute avant le départ des populations. Lorsque l’information tombe, le risque de voir cette cellule orageuse frapper le bassin versant du Rec de Veyret se situe entre 3 % et 5 %. Les services de l'État se retrouvent alors face à un dilemme technique quasi insoluble. La capacité de transit du ruisseau plafonne à 50 m3 par seconde alors qu'un tel orage générerait un flux 6 fois plus important. Le préfet ne choisit pas l'évacuation par excès de prudence juridique. Il agit par nécessité technique, car les infrastructures existantes ne lui offrent aucune marge de manœuvre. L'absence de transparence hydraulique l'oblige à traiter un risque de 5 % comme une certitude de catastrophe. Le barrage de Cap de Pla est désespérément vide au moment de l'alerte. Cette observation rassurante ne pèse rien face à la menace d'une pluie éclair, capable de saturer le système en quelques instants. Cette prise en compte est nouvelle. Les progrès des modèles de calcul et le souvenir très frais des inondations de Valence en Espagne dictent des évacuations qui n’auraient pas été ordonnées, il y a quelques années à peine. Cette doctrine étant établie, Maraussan et la Mayolle seront évacués à nouveau pour les mêmes raisons, peut-être tous les 5 ans. Toute la stratégie de gestion des eaux et de prévention des risques d’inondation sur le Rec de Veyret doit être repensée à la lumière de ce risque jusque là surestimé. Une stratégie de rétention fondée sur une doctrine obsolète Le programme de protection porté par le Syndicat Mixte du Delta de l'Aude, ainsi que par le cabinet "BRL Ingénierie", repose sur une vision du risque désormais dépassée par l'accélération du changement climatique. Cette doctrine privilégiait la construction de barrages en amont pour stocker les volumes d'eau. Le plan d’aménagement actuellement proposé prévoit des ouvrages massifs sur les sites de la Plaine et de Bagatelle. Cette approche technique néglige une réalité géographique majeure. Le bassin versant total couvre 40 km2 mais les futurs barrages n'en contrôlent que 14 km2. Plus de 60 % de la zone de ruissellement échappe ainsi à tout freinage des eaux. Une pluie intense tombée sur les secteurs non gérés, suffit à provoquer une inondation brutale des quartiers bas sans rencontrer le moindre obstacle. Les ouvrages écrêteurs de crue ont une fenêtre d’efficacité très précise. Ils stockent un surplus temporaire alors que l’essentiel du débit les traverse. Ils sont donc efficaces pour le profil de pluie pour lequel ils ont été conçus, et parfois complètement inutiles lorsque les précipitations suivent un schéma différent. Le dimensionnement des retenues prévues pour le projet Rec de Veyret répond à une pluie étalée sur 24 heures qui ne correspond pas à la violence d'une cellule convective. Ces structures garantissent une protection théorique pour des événements lents, mais elles capitulent devant l'intensité d'un orage stationnaire. Un apport de 3,2 millions de m3 d'eau sature les réservoirs en moins de 45 minutes. Le dispositif rejette alors la totalité du flux vers Narbonne par ses évacuateurs de sécurité. L'investissement de millions d'euros dans ces retenues crée une illusion de sécurité qui ne résiste pas à l'analyse des débits. Les barrages en terre imposent des contraintes de surveillance et de maintenance extrêmement lourdes pour les finances publiques sous peine d’une catastrophe comme à Derna en Lybie en 2023. La déviation coûteuse de la route départementale 613, prévue dans le projet actuel, illustre l'ampleur des travaux pour un gain hydraulique marginal lors des crises réelles . Le projet de BRL Ingénierie n’extraira pas les autorités d’une peur légitime qui condamne les habitants à des évacuations répétitives. Vouloir freiner l'eau dans des bassins n’a de sens que s’il est impossible de donner au cours d’eau l’espace dont il a besoin. Cette méthode échoue à libérer les quartiers de la Mayolle et Maraussan de leur vulnérabilité structurelle. Elle n’empêchera pas de nouvelles évacuations. Ceci devrait suffire à la disqualifier définitivement. La transparence hydraulique comme plan de bataille durable Le retour de la sérénité pour les Narbonnais nécessite un basculement complet des solutions potentielles vers la transparence hydraulique. Le Rec de Veyret à Narbonne peut être schématisé en 4 sections. La première à l’amont est l’emprise de la retenue de Cap de Pla : elle s’étend de la future gare TGV, au barrage de Cap de Pla. La seconde section, du barrage à l’Espace Liberté, traverse une zone d’habitations éparses en déprise agricole avec une pente de 0,5 %. Puis le cours d’eau arrive dans la plaine où sa pente est de l’ordre de 0,1 % et où se concentrent les ponts. Le Rev de Veyret a besoin, précisément à cet endroit, d’un espace de liberté capable d'absorber les flux les plus extrêmes pour ne pas inonder les quartiers de Maraussan et la Mayolle qui le bordent sur sa rive gauche, jusqu’à sa confluence avec la Robine. Il se déverse en chemin dans sa quatrième section qui rejoint l’étang de Bages à travers des zones inondées par l’Aude. La troisième section est le plus critique. Protéger les zones à l’amont des ponts près de l’Espace Liberté est une opération relativement légère. Entre l’Espace liberté et le canal de la Robine, en revanche, le territoire doit être complètement reconfiguré . Il ne s’agit plus seulement d’un projet hydraulique mais d’un véritable projet urbain et touristique. Il ne faut en effet pas négliger l’impact qu’aurait un rec iconisé à côté des Grands Buffets. Une solution consiste à transformer le lit du ruisseau en un grand canal inspiré par les dimensions de la Robine. Un ouvrage de 30 mètres de large avec une profondeur de 3,5 mètres, assure largement le transit de 210 m3 par seconde. Cette capacité évacue la crue centennale sans avoir recours à aucun barrage en amont. Le redimensionnement massif s'avère géographiquement réalisable grâce à la présence d'espaces non bâtis, en rive droite à l'aval de l'Espace Liberté. La topographie locale permet cet élargissement sans engager d'expropriations complexes. La réfection de la plupart des ponts est déjà incluse dans le projet du syndicat mixte. Le nouveau profil du ruisseau est dimensionné pour transiter et non plus pour stocker, garantissant l'évacuation d'un débit de 210 m³/s. Ce flux est ensuite acheminé vers l'aval avec une vitesse suffisante pour être rejeté dans la zone de l'Étang du Cercle. Cette zone, souvent déjà en charge lors des épisodes de crue de l'Aude, nécessite un rejet maîtrisé. Le Grand Canal offre l'avantage de fournir la vitesse et la puissance hydraulique suffisantes pour s'affranchir de la contre-pente momentanée de l'étang et de garantir l'écoulement sans risque de refoulement vers la ville. Contrairement aux barrages en amont, qui ne font que retarder le problème, le Grand Canal résout l'enjeu du débit et celui de l'évacuation terminale vers un exutoire dont la complexité est connue. Le montage financier de ce chantier repose sur une réallocation intégrale des fonds. Le budget de près de 30 millions d'euros, prévu pour les barrages inefficaces de Montredon et Bagatelle, doit être transféré vers ce grand canal urbain. Cette réaffectation transforme une dépense de protection partielle en un investissement d'aménagement durable pour la ville. Le projet permet de créer une coulée verte paysagère qui valorise les quartiers de Maraussan et de la Mayolle. La transparence hydraulique supprime l'incertitude qui force le préfet à ordonner des évacuations pour des crues banales de 22 m3 par seconde. Le canal accepterait 10 fois ce volume, sans que le niveau de l'eau ne devienne inquiétant. Cette stratégie libère définitivement l'administration et les citoyens de l'angoisse des modèles météo. Le décalage observé le 19 janvier 2026 entre la menace virtuelle et la réalité du ruisseau impose une remise en question totale. La décision du préfet est logique, car elle pallie l'impuissance des infrastructures actuelles. Le projet de stockage amont, défendu par le syndicat mixte, représente le produit d'une doctrine dépassée. Les barrages ne peuvent plus garantir la sécurité de Narbonne face à l'accélération des orages stationnaires. Le salut des quartiers bas réside dans l'élargissement massif du lit aval pour redonner au Rec de Veyret sa fonction d'exutoire naturel. Le passage d'une défense basée sur la rétention, à une défense fondée sur la fluidité, constitue la seule réponse honnête au défi climatique. La création d'un grand canal de 30 mètres de large offre enfin une protection irréfutable et pérenne pour les Narbonnais. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 22/01/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS | Le Clairon
Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS Cette association de protection et sauvegarde de l’environnement des Basses Plaines de l’Aude travaille de longue date sur les projets de protection de Narbonne contre les inondations. Ceux-ci ont été lancés il y a près de 30 ans mais n’ont pas encore débouché sur des réalisations alors que les coûts prévus dérapent. Le projet le plus récent, d’un coût très élevé est l’objet de nombreuses critiques, tant sur son coût que sur son efficacité La rédaction Logo Rubresus Le rec de Veyret, petit ruisseau sec du Narbonnais de 14 km, qui n'a jamais causé de catastrophe et dont la plupart des habitants ignorent le cours, pourrait réussir le tour de force phénoménal de recevoir 30 millions € de finances publiques via le SMMAR (*) (département Aude) et le SMDA (*) (agglo Grand Narbonne) pour un aménagement de protection contre les inondations surdimensionné, surestimé et destructeur de l'environnement et du patrimoine du territoire. Le budget de ce pharaonique projet absorbe autant de dépenses que celles que le SMMAR Aude affecte à tous les autres travaux de protection des populations contre les inondations pour tout le département de l'Aude y compris les secteurs durement meurtris en 1999 et 2018 et pour les 6 années 2023-2029 (programme PAPI 3). Devant la forte contestation du projet, exprimée par la population et les associations du Narbonnais depuis 2021, qui ont mis au jour les incohérences, insuffisances techniques et économiques ; le SMDA organise à sa manière une opération de concertation dirigée. A cette fin, les élus représentés au SMDA ont voté un budget pléthorique de 178 025 € attribuée à la société BRL pour la communication et l'opération de concertation. La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a été mandatée par le SMDA pour rendre compte du déroulement de la concertation et Mme Rachel Vindry a été désignée garante de la concertation. Cette opération a débuté le 1er juin et se déroulera jusqu'au 30 juillet 2026 selon le programme arrêté par le SMDA, sans concertation préalable avec les associations et consultable sur le site internet SMDA : Concertation préalable 2026 . Alors que les projets d'aménagement du rec de Veyret sont étudiés depuis la fin des années 90 et que SMDA-SMMAR ont validé successivement deux autres projets, respectivement avec la société BG (PAPI 2) puis BRL (PAPI 3), le SMDA met actuellement à disposition du public sur sa page -Concertation- seulement quelques dossiers du second projet. De plus le SMDA s'abstient dans le cadre de cette concertation publique, de communiquer les dossiers et observations que les associations et le public ont adressé à Madame Vindry garante de la concertation. L'association COPAREC a pris l'heureuse initiative de pallier la carence du SMDA en documentant son site avec les observations et dossiers que le public et les associations présentent à la concertation préalable: www.https://coparec.wordpress.com L'association RUBRESUS vient de communiquer la note ci-jointe présentant ses réserves sur la communication du SMDA et l'organisation de la concertation préalable. Précédemment, RUBRESUS a fait part à la garante "CNDP" de son analyse du projet d'aménagement SMDA-SMMAR-BRL. Selon le programme de la concertation SMDA, ce lundi 1er juin à 18h se tient un webinaire auquel vous pouvez participer en vous connectant via la page du SMDA. 2 ateliers sont également programmés à Narbonne les 16 et 23 juin (18-20h) sur les thèmes "Cadre de vie et Paysage" et "Enjeux et Hydraulique" ainsi qu'à à Montredon des Corbières les 17 et 24 juin. Inscription en ligne nécessaire. Déjà très troublant sur l’ensemble de ses aspects, le projet SMMDA-SMMAR-BRL s'enfonce encore plus dans les artifices avec les dernières communications du SMDA déviant sur de fausses informations aux connotations de propagande. Merci de participer activement et massivement à la concertation aux côtés de RUBRESUS et COPAREC en manifestant vos observations et propositions soutenant nos propositions. André BORIES RUBRESUS Documen1 Déconcertante concertation, voir ici : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_568e78b229f64ff3be55b1b507e60693.pdf Document 2 Proposition de déroulement concertation, voir ici : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_7086a42db4994766a159cb33e1f1f3bd.pdf Document 3 Comparaison projet BG vs BRL : https://c74374f5-479a-42dc-a02c-f3d223e0253e.usrfiles.com/ugd/c74374_d29a20b312074c04947e689debef4e6a.pdf 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Nucléaire : la France casse sa tirelire ? | Le Clairon
Nucléaire : la France casse sa tirelire ? Où trouver l'argent pour financer les coûts pharamineux de la relance du nucléaire français ? Image réalisée par Iphigénie Atrides (avec le concours de raphael.app) Le 12 mars dernier, pour la première fois depuis son élection en 2017, le président de la République E. Macron, est allé visiter une centrale nucléaire. Il s’agissait du site EDF de Penly en Seine Maritime, où il est projeté de construire 2 des 6 nouveaux EPR2, prévus dans le cadre du plan de relance du nucléaire qu’il avait annoncé en février 2022. A cette occasion, le président avait convoqué sur place le cinquième conseil de politique nucléaire : à la fois pour célébrer la relance de l’atome, mais aussi pour préciser les modalités de financement des 6 futurs EPR2. Des effets d’annonce à la réalité Le plan de relance du nucléaire annoncé dans l’effervescence de la campagne des présidentielles 2022, devait être selon E. Macron le ″chantier du siècle″ et renforcer la place de l’atome, déjà première source d’électricité en France. Mais le passage du discours aux actes a fait surgir de nombreux problèmes concrets, à commencer par la question du financement de ce plan. Nous avons montré dans notre article du mois de février dernier, intitulé « La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? » (*) que le coût de construction des 6 premiers EPR2, annoncé à 72,8 milliards €, semblait déjà largement sous-évalué, alors que certains experts estimaient un coût final avoisinant les 250 milliards €… Ce gap phénoménal s’expliquerait à la fois par une sous-évaluation du coût des travaux, par la non prise en compte de certaines procédures et surtout par la difficulté à trouver sur les marchés financiers des conditions de prêts compatibles avec la rentabilité de ces nouveaux équipements. Selon de nombreux experts, les taux d’intérêts demandés, compte tenu des incertitudes liées à ce type de chantier, seraient trop élevés et donc le montant des remboursements trop important, pour parvenir à un prix de vente de l’électricité produite compatible avec les prix du marché. Dans une telle situation, il ne resterait alors que 2 solutions : renoncer au plan de relance, ce qui est ″macroniquement impossible″ ou apporter un soutien financier de l’Etat, (par ailleurs réputé fortement endetté), au maître d’ouvrage EDF, lui-même endetté à hauteur de 51,5 milliards € fin 2025 (**). Mais un tel soutien, risquerait de contrevenir aux règles de libéralisation du marché de l’énergie, édictées par l’Union Européenne. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) tire-lire des citoyens et vache à lait de l’Etat ? Cela faisait un an que le président Macron évoquait la possibilité de recourir, pour financer les 6 futurs EPR2, au Fonds d’Epargne de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui est un établissement public, . Le 10 mars dernier, lors de son discours d’ouverture du Sommet mondial sur le nucléaire civil qui réunissait à Billancourt une quarantaine de dirigeants mondiaux, politiques et financiers, il s’est adressé au public sur le mode « comediante ! tragediante ! » qu’il semble affectionner : « J’appelle chaque acteur public et privé à prendre sa part » (ndlr : dans le financement des nouveaux projets du plan de relance) « Nous devrions nous réveiller pour que les banques et les assurances aillent plus vers le nucléaire ». Encore faut-il que les projets soient crédibles ! Il est vrai que le contexte mondial actuel, notamment la situation de guerre au Moyen-Orient, met en lumière la fragilité des approvisionnements en pétrole et en gaz et joue en faveur du nucléaire. Déjà des institutions financières comme la Banque Mondiale avaient établi en juin 2025 un partenariat avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) pour soutenir l’utilisation responsable d‘une énergie sûre et sécurisée dans les pays en développement. De son côté la BEI (Banque Européenne d’Investissement) a accordé en mars 2025 un prêt de 400 millions € sur 25 ans au groupe français ORANO, dans le cadre de ses activités d’enrichissement d’uranium. De son côté l’Union Européenne a toujours financé le nucléaire dans le cadre du traité Euratom signé en 1957. Pour l’avenir, la Commission européenne estime le besoin de financement du nucléaire à 241 milliards € : quelle serait la part du gâteau pour la France et pour financer quoi ? Malgré ce climat qui semble favorable au foncement d’un « nouveau nucléaire », le plan de relance français a besoin de certitudes, quant à la capacité des projets d’EDF à le réaliser dans les délais annoncés et dans des conditions techniquement satisfaisantes et financièrement équilibrées, ce qui n'est actuellement pas le cas. Alors pourquoi ne pas mobiliser les fonds d’épargne de la CDC ? Compte tenu de son statut d’établissement public, c’est une source de financement qui ne pourra rien refuser au gouvernement, même lorsque les investisseurs traditionnels font la fine bouche. La CDC gère une partie de l’épargne règlementée des Françaises et des Français. Celle-ci est centralisée dans un Fonds d’Epargne qui gère 59,5% des dépôts sur les livrets A, LEP (Livret d’Épargne Populaire) et LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire). L’encours s’élève en mars 2026 entre 400 et 415 milliards €. Cette épargne est transformée en prêts à long terme, actuellement destinés pour la plus grande partie d’entre eux : - Environ 75 % au logement social et à la politique de la ville - Environ 25 % à des projets d’intérêt général ou à la transition écologique et énergétique Les conditions d’emploi du Fonds d’Epargne de la CDC pour le financement du nucléaire restent floues C’est par un communiqué de l’Elysée, concomitant au Vème conseil de politique nucléaire tenu à Penly le 13 mars dernier, que l’annonce de l’emploi du Fonds d’Epargne de la CDC a été faite. Il s’agirait d’utiliser cette ressource pour octroyer des prêts bonifiés de longue durée afin d'atténuer le coût du financement des 6 EPR2 et de ramener ainsi le prix de vente de l’électricité produite à un niveau compatible à celui du marché. Le communiqué indique que ces prêts bonifiés pourraient financer jusqu’à 60% du montant total de l’opération, mais rien n’est dit sur le taux d’intérêt qui leur serait appliqué. Selon diverses estimations, à prendre avec prudence, cette mesure impliquerait un prélèvement sur le Fonds d’Epargne de 3 à 4 milliards € /an pendant une quinzaine d’années. L’épargne règlementée : une source de financement du nucléaire soumise à diverses contraintes Il faut tout d’abord que la Commission européenne autorise cette aide qui tend à contrevenir au principe de la libéralisation du marché de l’énergie. Il faut ensuite disposer de garanties plus sérieuses quant à la bonne fin du plan de relance, que le flou sur les coûts de ce plan (non arrêtés), sur les délais de réalisation des EPR2 (Cf : le précédent des retards des EPR Flamanville, Hinckley Point, Olkiluoto), sur les arbitrages politiques incertains (prolongation du parc existant, réacteurs de 4ème génération, etc.), pour engager des financements garantis par l’Etat. La politique française en matière d’énergie nucléaire nécessite de la stabilité, de la continuité et de la détermination dans les choix engagés. Dans la confusion politique qui règne actuellement, ces conditions ne sont pas réunies. La relance du nucléaire en février 2022 apparait de plus en plus comme un effet d’annonce, sans préparation sérieuse, que la gouvernance actuelle essaye de faire coller à la réalité par toutes sortes d’expédients, dont le recours au Fond d’Epargne de la CDC. Pourtant d’autres emplois de cette ressource semblent plus urgents et indispensables, particulièrement dans le secteur du logement actuellement en crise grave, conformément aux missions traditionnelles du Fonds d’Epargne de la CDC. Curly Mac Toole et Hubert Reys pour le Clairon de l’atx le 18/03/2026 (*) https://4246442.wixsite.com/le-clairon/a-la-une/la-d%C3%A9cision-de-relance-du-nucl%C3%A9aire-a-t-elle-%C3%A9t%C3%A9-suffisamment-r%C3%A9fl%C3%A9chie-%3F (**) À la fin 2025, la dette financière nette d’EDF s’élève à environ 50,5 milliards d’euros, selon les rapports les plus récents de la Cour des comptes . Mais le besoin d’investissement est estimé pour la période 2025 à 2040 à environ 460 milliards € à la fois pour les travaux de prolongation du parc nucléaire existant et pour le plan de relance d’E. Macron. 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Crise du logement : le Parlement européen a fait fort ! | Le Clairon
Crise du logement : le Parlement européen a fait fort ! En France, environ 2 ,8 millions de ménages attendent un logement. Logement abordable (Image Iphigénie Atrid ès avec le concours de Raphael-app) La crise du logement n’est pas seulement grave en France elle l’est aussi dans toute l’Europe. Des députés européens français ″de gauche″ pensaient trouver une écoute favorable de la part de leurs collègues européens : les voici déçus. Le parlement européen vient de pondre, au bout d’une année de travail, d’audition d’acteurs du logement, de consultations d’experts, etc., un rapport sur le logement qui fleure bon les recettes de la droite la plus radicale. Il est vrai que le Parlement européen a viré à droite ces derniers temps. Une répétition des mêmes erreurs ? Le vote est sans appel : le rapport a été adopté par 367 voix pour, 166 contre et 83 abstentions, parmi lesquelles les socialistes français. Il propose une kirielle de mesures réactionnaires que l’on peut résumer en trois grandes catégories : · La dérégulation par l’abaissement des normes, au motif que leur « simplification » favorisera la construction de nouveaux logements, notamment en diminuant les contraintes environnementales · L’assouplissement des conditions de crédit qui exposeront aux impayés plus d’accédants à la propriété aux impayés · La titrisation qui transforme les actifs peu liquides que sont les crédits immobiliers en valeurs mobilières aisément négociables (rappelons que la titrisation a été à l’origine de la crise financière des années 2007 / 2008) L’idée qui préside à ces mesures qui n’ont rien d’innovant, c’est de stimuler l’offre de financements, tout en diminuant les coûts de construction, donc la création de logements. On voit mal comment de telles disposition vont résoudre les problèmes de la population éligible aux logements sociaux, voire intermédiaires. Il est vrai que si l’on baisse en même temps les normes et spécifications relatives à la consommation énergique des constructions, on peut baisser les prix de vente jusqu’à retrouver des maisons individuelles, genre les cages à lapin chères à Coluche, qui aboutissent en ruines, une fois les crédits payés. Serait-ce la solution pour produire du logement ″abordable″ conforme aux objectifs de la Commission européenne ? En tout cas, les mesures envisagées par ce rapport ne devraient pas déplaire au secteur du BTP. Les préconisations libérales du rapport ne seraient pas complètes sans un geste visant à améliorer la rente immobilière : il s’agit donc de dénoncer les méfaits de l’encadrement des loyers, une mesure contre performante, puisqu’elle créerait de l’insécurité chez ceux qui investissent dans la pierre, jusqu’à les décourager dans leurs projets et par là, empècher l’élargissement de l’offre de logements ! Le rapport, quoique jugé imparfait, a été adoptées par la grande majorité des députés affiliés au groupe des socialistes et démocrates de l’Assemblés du Parlement européen. Seuls leurs collègues socialistes français, se sont courageusement abstenus. Il est vrai qu’en période électorale, les mesures préconisées ne seraient pas porteuses de succès dans les urnes. Pour le Clairon de l’Atax, Louise B. Velpeau le 15/03/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : VIVALDI et MOI | Le Clairon
Au cinéma : VIVALDI et MOI Italie, France – 1h51 – 2025 – Film de clôture de la Quinzaine du Cinéma Italien 2025 Jeune violoniste (Image par Eddy Vercleven de Pixabay) Un film de Damiano Michieletto avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia, Sacchi. Au début du XVIIIe siècle, l'Ospedale della Pietà à Venise, recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Ces jeunes filles sont cachées du public, masquées, elles se produisent devant les mécènes de l'institution, qui "piochent" souvent dans ce "vivier" pour se marier. Cecilia, 20ans est une jeune talentueuse violoniste, passionnée de musique, elle y excellera à l'arrivée d'un nouveau maitre de musique, Antonio Vivaldi. Les siècles passent, mais les mœurs demeurent les mêmes, les hommes ont le pouvoir et les femmes se soumettent. C'est le cas de ces jeunes femmes enfermées qui ne peuvent que se réjouir d'être distinguées par un riche mécène qui l'épousera et lui octroiera une "vie de rêve ". C'est ce que pensent la plupart de ces jeunes femmes, mais pas Cecilia qui ne vit que pour la musique : car la médaille a un revers, c'est celui de renoncer à la musique pour toujours quand on est une femme mariée. Cecilia, propulsée au premier rang par Vivaldi, en tant que premier violon, ne veut en aucun cas se marier, pourtant elle est promise à un officier parti à la guerre, mais qui revient pour réclamer son du, en échange de la dot généreuse dont il a pourvu l'Ospedale. Cecilia fera office d'exception dans ce gynécée où les jeunes femmes se soumettent et acceptent leur sort sans se plaindre. Elle veut vivre libre et indépendante et faire de la musique et pour cela, elle est prête à tout, même à brader sa seule richesse. Michielletto s'est inspiré du roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa. Il présente une période de la vie de Vivaldi assez peu connue, il joue avec finesse des lumières, qui mettent en valeur les jeunes visages purs de ces jeunes filles. La musique omniprésente accompagne la volonté de Cecilia qui sera abandonnée à l'autel de la lâcheté de son "maitre" de musique. Dans ce film, Vivaldi passe à l'arrière-plan, de même que sa musique qui, en étant toutefois présente, sert de contrepoint et d'accompagnement à la lutte pour la liberté de Cecilia. Au-delà de la douleur, avec la complicité de la gouvernante, Cecilia conquiert sa liberté pour vivre et oublier toute soumission à quelque forme d'esclavage masculin. Un film esthétique, fort, avec des actrices authentiques et un personnage masculin, Vivaldi, fidèle aux stéréotypes de la gente masculine ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 18/05/2026 Vive Aldi ! bis.jpg Harem (Image par WikiImages de Pixabay).jpg Vive Aldi ! bis.jpg 1/2 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Narbonne sous la chape sécuritaire | Le Clairon
Narbonne sous la chape sécuritaire La municipalité de Narbonne entame la saison estivale 2026 sous le signe d'une surenchère sécuritaire inédite. À travers une batterie d'arrêtés restrictifs ciblant les regroupements, la mendicité ou même les tenues vestimentaires, l'équipe de Bertrand Malquier dessine les contours d'une ville aseptisée. Cette politique d'hygiénisme social repousse la précarité et la jeunesse hors des regards pour transformer l'espace partagé en une simple galerie marchande. Plongée dans les coulisses d'une dérive réglementaire qui sacrifie la convivialité méditerranéenne sur l'autel de l’illusion sécuritaire… Clochard sur banc (Image par Vladvalkonen de Pixabay) Juin 2026 marque le début de la première saison estivale de la nouvelle équipe municipale de Narbonne. Il amène avec lui une vague d'interdictions sans précédent. En l'espace de quelques jours, l'équipe municipale de Bertrand Malquier a déployé un arsenal répressif spectaculaire. Les nouvelles règles pleuvent sans discontinuer sur les administrés. Ces mesures ne sont pas sans rappeler des mesures très symboliques prises à Carcassonne, Béziers ou Perpignan après leur basculement à l’extrême-droite. L'adjointe à la sécurité et ancienne magistrate Sylvie Duez dégaine ainsi l'artillerie lourde du droit administratif. L'argument officiel invoque inlassablement la protection de la tranquillité ou la lutte contre les nuisances. Pourtant, cette surenchère sécuritaire maquille un véritable nettoyage social. Ces arrêtés ne profitent nullement à la ville dans sa diversité. Ils privatisent purement et simplement l'espace partagé pour satisfaire un électorat aisé et souvent âgé et rassurer les commerçants de l'hypercentre. La mairie instaure de fait un délit d'apparence. Radiographie de l'arsenal réglementaire de l'été 2026 Pour mesurer l'ampleur de cette offensive contre l'usage libre de la rue, il faut plonger dans la froideur chirurgicale de ces décisions prises en rafale. La plus significative, et pourtant le moins médiatisée date du 4 juin. Sylvie Duez arrête que désormais du 1er juin au 31 octobre, de midi à minuit, tout regroupement supérieur à trois personnes devient suspect et passible d'une contravention de deuxième classe dans un vaste périmètre de la ville. Le flou de la formulation donne une large latitude à l’agent verbalisateur pour juger si un groupe a sa place ou pas dans l’espace public. Le même jour, l'adjointe dégaine un second couperet réglementaire visant à purger les quais du canal de la Robine et l'hypercentre de toute « occupation abusive » ou de « quête d'argent agressive » de 8h à minuit. Il s’agirait là d’un arrêté anti-mendicité presque banal s’il ne prévoyait pas l'effrayante automatisation d'un signalement au Procureur pour toute personne tendant la main en compagnie d'un enfant. Les peines brandies allant jusqu'à six mois de prison. À cela s'ajoute, dès le 10 juin, la traque hygiéniste des corps indisciplinés, interdisant de déambuler pieds nus ou torse nu sous peine d'amende. Enfin, le 16 juin, le dispositif se referme sur la jeunesse avec l'instauration d'un couvre-feu pour les moins de seize ans non accompagnés, bannis de l'hypercentre de 23h à 5h du matin sous prétexte de ferveur footballistique liée au Mondial. C'est un véritable quadrillage méthodique, une grille de lecture pénale qui s'abat sur le centre-ville. Le cache-misère estival ou la politique du balai La municipalité narbonnaise ne sanctionne plus des actes délictueux déjà réprimés par le code pénal. Elle s'attaque désormais à des situations personnelles et à des modes de vie. Être précaire, avoir un mode de vie attribué à la communauté gitane, paraître désœuvré ou traverser l'adolescence expose immédiatement à la suspicion policière. Un simple regard sur la géographie des arrêtés lève le voile sur les véritables intentions de la mairie. Les places centrales, les berges prisées de la Robine et les grandes artères commerçantes concentrent toute l'attention des forces de l'ordre. Le message politique brille par sa violence symbolique. La misère a le droit de subsister à Narbonne à la stricte condition de rester invisible aux yeux des visiteurs de passage. La relégation spatiale fonctionne alors comme un paravent esthétique. Chasser les populations indésirables, selon la terminologie policière ″hors du périmètre patrimonial″,ne résout aucune crise profonde. Harceler un individu sans abri ou verbaliser des jeunes installés sur un muret, ne fera jamais reculer la grande précarité. Une telle méthode ne compense pas non plus le manque criant d'infrastructures dédiées à la jeunesse locale. La stratégie du balai repousse simplement la poussière sous le tapis des quartiers périphériques. L'exécutif local choisit la cosmétique au détriment du traitement réel des fractures urbaines. L'espace public transformé en galerie marchande L'espace public appartient par définition à l'ensemble de la collectivité. Il incarne le lieu de la gratuité, de la rencontre imprévue et de la mixité sociale. Pourtant, les mesures prises par la mairie de Narbonne piétinent joyeusement ce principe démocratique fondamental. L'arrêté limitant les rassemblements à trois personnes restreint drastiquement la liberté d'occupation des places communes. La rue subit une mutation profonde pour ressembler de plus en plus à un centre commercial à ciel ouvert où seuls les clients disposent d'un droit de cité légitime. Une véritable hiérarchie s'instaure ainsi entre les usagers de la ville. Le consommateur installé à une terrasse de café bénéficie d'une bienveillance absolue de la part des autorités. En revanche, les citoyens désireux d'occuper gratuitement un banc ou un muret à plusieurs, deviennent des perturbateurs potentiels de l'ordre public. La gratuité devient suspecte. Cette vision marchande transforme la déambulation libre en un acte purement utilitaire. La municipalité privatise symboliquement le domaine public au profit exclusif de l'activité économique et de la tranquillité d'une minorité privilégiée. Les libertés individuelles fondamentales s'effacent ainsi devant les exigences du commerce. L'escalade autoritaire et le crépuscule de la convivialité L'implication directe de Sylvie Duez dans la rédaction de ces arrêtés révèle une dérive préoccupante de la gouvernance locale. L'ancienne magistrate utilise son expertise technique pour contourner les protections juridiques ordinaires et verrouiller des décisions hautement liberticides. La technicité du droit sert ici d'armure à une idéologie répressive. En appliquant aveuglément une doctrine sécuritaire, l'exécutif municipal s'enfonce dans une spirale d'interdictions sans fin. Chaque vitre brisée devenant le prétexte pour une nouvelle interdiction qui n’éradiquera jamais la peur qu’elle prétend combattre. Une telle rigueur administrative signe également le déclin de la convivialité typiquement méditerranéenne. Une ville du Sud vit dehors, s'anime tard le soir et s'épanouit dans un désordre parfois bruyant mais ô combien humain. Vouloir imposer un silence absolu, une propreté clinique et une discipline de fer dénature profondément l'identité narbonnaise. Les rues se vident de leur substance populaire pour offrir l'illusion rassurante d'un musée aseptisé. Une municipalité véritablement forte et juste ne gouverne pas par la peur ou par le décret d'exclusion. Elle s'attache plutôt à construire des ponts entre les générations et les classes sociales. En préférant la mise sous cloche policière à la cohésion sociale, l'équipe municipale de Narbonne affaiblit la ville au lieu de la protéger. L'ordre factice ainsi obtenu ne résistera pas longtemps aux réalités d'une société fracturée. Inventer la cohabitation plutôt que l'exclusion Face à cette dérive qui fracture et assombrit la cité, un autre chemin est pourtant possible. Relever le défi de la cohabitation exige de substituer à la matraque administrative, l'intelligence de la médiation sociale. Au lieu de mobiliser des forces de police pour chasser des regards la détresse humaine ou la jeunesse, la municipalité s'honorerait à déployer des médiateurs de nuit et des éducateurs de rue. Ces artisans du lien, non armés, sont les seuls capables de désamorcer les tensions par le dialogue et de recoudre un tissu social déchiré. De même, interdire la rue aux adolescents est un aveu d'impuissance. Il conviendrait plutôt de leur ouvrir la ville en grand par des initiatives nocturnes gratuites, des gymnases accessibles tard le soir et des scènes artistiques ouvertes où leur énergie trouverait à s'exprimer plutôt qu'à s'étouffer. Quant à la grande précarité, elle ne s'effacera pas sous les décrets d'exclusion. C’est avec l’'investissement massif dans le logement d'urgence, l'accompagnement social renforcé et la création de haltes de répit, que l'on soigne la détresse, non en la verbalisant. Enfin, plutôt que de légiférer unilatéralement depuis le confort du Palais des Archevêques, l'exécutif devrait co-construire une véritable ″Charte de la vie nocturne“, associant jeunes, riverains et commerçants. En faisant le pari de la responsabilité collective et de la solidarité, Narbonne trouvera sa grandeur, car une ville forte ne se mesure pas au silence de ses rues pavées, mais à sa capacité à faire de la différence une fête commune. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 20/06/2026 1/0 comments debug Commentaires (3) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 3 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents BURGER Catherine 30 juin Noté 5 étoiles sur 5. Tout est dit et brillamment. En effet on est consterné, révolté à la lecture de cet article et on s'interroge sur l'évolution de cette ville moyenne du sud qui traditionnellement représente une forme de qualité de vie, de douceur et convivialité. J'aime Répondre Nadine Sanchez 25 juin Noté 5 étoiles sur 5. La rieuse Narbonne que je connais prend de nombreuses rides. Comment le sud peut accepter ces modes de vie ? Les jeunes sont notre avenir, chouchoutons les, au lieu de les réprimander. Notre jeunesse est belle pour qui veut l'écouter ! J'aime Répondre Martine Rouch 24 juin Noté 5 étoiles sur 5. Très choquants, en effet, ces arrêtés en rafale... Comme des pets nauséabonds qui viennent empuantir l'atmosphère de Narbonne. Les prémices de la vague brune qui approche ???...🤔 J'aime Répondre
- Le cadmium, une menace à prendre au sérieux | Le Clairon
Le cadmium, une menace à prendre au sérieux En fait, les alertes au Cadmium sont une histoire ancienne. Déjà dans les années 1980, la présence du cadmium et sa toxicité font l’objet de signalements et de reportages télévisés relatifs à la pollution industrielle en Méditerranée ou dans l’estuaire de la Seine. Depuis, les choses ne se sont pas arrangées, car son usage industriel et technologique n’a cessé d’augmenter et donc la pollution qui l’accompagne et ses effets sur la santé. Ce qui est récent et singulier, c’est l’alerte lancée en 2025 par des médecins généralistes qui constatent les effets toxiques de ce métal sur leur patientèle. Agro-industrie (Image par succo de Pixabay) Les emplois du cadmium concernent tous les domaines de notre vie quotidienne On retrouve ce métal lourd et toxique dans de multiples emplois industriels : - Il entre dans la composition des batteries rechargeables (Ni-Cd) - Il sert de revêtement anti-corrosion (par ex : les boites de conserve) - Il entre dans la composition de certains pigments (couleur jaune) - Il est utilisé pour stabiliser les plastiques (PVC) - Il est utilisé sous forme de tellure de cadmium dans certains types de panneaux solaires car employé pour ses propriétés de semi-conducteur et de détecteur de rayonnement - Il entre dans la composition de certains alliages (soudure, fusibles) 2025 : Une alerte relance la question de la toxicité du cadmium Depuis 1993 le cadmium était classé par le -Centre international de recherche sur le cancer- ( CIRC) dépendant de l’OMS (Organisation mondiale de Santé) comme cancérogène certain, mutagène et reprotoxique . En juin 2025 un groupe de médecins libéraux réunis lors de la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML), a alerté les pouvoirs publics par un courrier adressé au premier ministre et aux ministres concernés. Il pointait l’urgence sanitaire à réagir face à cette pollution qui menaçait particulièrement les enfants. Cette alerte a ensuite été soutenue par d’autres membres du corps médical et par la députée Clémentine Autain qui a demandé, sans succès, la création d’une commission parlementaire ″ad hoc″. Pourtant en mars 2026, l’ Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) vient de confirmer la toxicité du cadmium et la surexposition des Français, notamment en raison de leurs pratiques alimentaires. Selon cette agence publique, 100 % des enfants de 2 à 3 ans dépassent les seuils de sécurité, leur contamination étant causée à 98% par leur mode d’alimentation (céréales et pommes de terre) Malgré la reconnaissance officielle du problème, les mesures tardent à venir, lorsqu’elles ne sont pas simplement écartées. Ainsi la proposition de députés (Autain, Biteau) de réglementer l’usage du Cadmium, (notamment les engrais phosphatés qui contiennent naturellement du cadmium et qui sont largement utilisés dans la culture des céréales) a été rejetée par le gouvernement….Si le dépistage du cadmium par la médecine de ville est désormais remboursé, ce qui ne résout pas le problème, les retards à son traitement, au plan technique et industriel, semblent relever principalement d’enjeux économiques et commerciaux, largement défendus par les lobbies de l’agro-industrie. Alors que faire ? Comment réduire les sources de contamination que constituent : - L’alimentation où le cadmium est présent dans les aliments de base (pain, pâtes, riz, pommes de terre, céréales, chocolat, etc.) - Le tabagisme (exposition par inhalation du tabac) - Les rejets de cadmium dans l’environnement par les activités industrielles Pour l’Anses, il y a urgence, car près de la moitié des adultes français dépasseraient les valeurs toxicologiques de référence. La solution du bio Selon l’Anses l’agriculture bio n’est pas épargnée par la présence de cadmium. Ainsi les roches phosphatées broyées, autorisées comme engrais en agriculture bio, peuvent contenir du cadmium, mais leur emploi serait marginal selon les agriculteurs bio qui préfèrent les engrais organiques, ce que confirme l’INRAE (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement). Le problème c’est la présence préexistante du cadmium, qui imprègne durablement les sols avant leur mise en agriculture bio… Pourtant, selon diverses études, le bio serait relativement moins contaminé que l’alimentation traditionnelle. Une méta-analyse, effectuée en 2014 sur 343 études, conclut que la teneur en cadmium du bio serait en moyenne de 48% inférieure au traditionnel. Selon les chercheurs de l’INRA, ces résultats sont à prendre avec des pincettes, car certains aliments bio peuvent selon leur origine être plus ou moins exposés à la présence de cadmium naturel dans les sols… Pour l’Anses ce sont les produits à base de céréales qui restent les premiers responsables de notre exposition au cadmium. Alors que faire ? Peut être commencer à se souvenir des hésitations et retards de réactions de nos gouvernants lors des prochaines échéances électorales… Louise B. Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 22/04/2026 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Municipales à Narbonne, : un communiqué de NOUS SOMMES NARBONNE | Le Clairon
Municipales à Narbonne, : un communiqué de NOUS SOMMES NARBONNE A l'issue du second tour des municipales, qui voit la liste de gauche "Narbonne en Grand" conduite par Nicolas Sainte Cluque reléguée en 3ème position et devant l'incapacité du candidat à reconnaître sa responsabilité dans cet échec, la liste Nous Sommes de Gauche met les choses au point logo "Nous Sommes Narbonne" en deuil Communiqué le 22/03/2026 C'est un SÉISME ... Aujourd’hui, le verdict des urnes à Narbonne est sans appel. Avec une abstention toujours massive, Bertrand Malquier l’emporte largement, frôlant les 60 %. Mais derrière cette victoire, une réalité politique brutale s’impose : le Rassemblement national, avec 5 sièges, devient la première force d’opposition au conseil municipal. C’est un séisme. En refusant l’union, malgré les appels répétés de collectifs citoyens et d’habitants engagés — notamment à travers la dynamique « Une seule gauche » — la gauche locale a pris une lourde responsabilité. Divisée, enfermée dans des logiques d’appareil, elle a laissé un boulevard à l’extrême droite. Non, les abstentionnistes ne sont pas responsables. Ce sont des citoyens déçus, éloignés d’une offre politique qui ne les écoute plus. Le vrai problème : une gauche qui ne rassemble plus, qui parle sans consulter, qui décide sans construire avec les habitants. Résultat : le Rassemblement national s’installe durablement dans le paysage politique narbonnais. L’heure n’est plus aux excuses. Elle est au réveil. Narbonne a aujourd’hui besoin d’une refondation politique. Une refondation fondée sur une gauche réellement unie, sur une démocratie plus proche des habitantes et des habitants, et sur une participation citoyenne réelle. Nous continuerons à être présents, sur le terrain, au contact des habitantes et des habitants, pour construire une alternative crédible, durable et profondément ancrée dans le réel. Nous avons ouvert une voie. Nous entendons la faire grandir. #noussommesnarbonne #municipales2026 #Narbonne2026 #narbonne 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Moineau 24 mars Noté 5 étoiles sur 5. Nous avons ouvert une brèche, ne la laissons pas se refermer. Hauts les coeurs ! 🙂 J'aime Répondre
- Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons | Le Clairon
Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons Nous poursuivons nos expériences d'une cuisine simple, bio et sans produits ultra-transformés Bien fait et vite fait mais mauvaise photo (photo HR) IIngrédients pour 2/3 personnes : 3 gros poireaux (le blanc) 1 oignon 3 belles gousses d’ail 3 petites pommes de terre 2-3 tranches de poisson (cabillaud, saumon, colin, lieu noir…) 1-2 citrons jaunes Huile, beurre Sel, poivre Préparation : Dans 1 cocotte faire revenir dans un mélange huile et beurre l’oignon coupé en petits morceaux et les gousses d’ail coupées finement Ajouter les poireaux qui auront été coupés en rondelles et faire fondre le mélange dans la cocotte recouverte de son couvercle Disposer les pommes de terre coupées en quartiers autour de la fondue de poireaux et poser sur celle-ci les tranches de poisson et les laisser cuire doucement environ 15 à 20 mn (feu très doux) et les garnir enfin avec quelques tranches de citron. Servir dans des assiettes chaudes Bon appétit ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Littérature : « HOURIS » un livre de KAMEL DAOUD | Le Clairon
Littérature : « HOURIS » un livre de KAMEL DAOUD Prix Goncourt 2024, 417 pages ; éditions Gallimard Femme du Magreb (Image par Bineta de Pixabay) « Houris », c’est la voix d’une femme qui s ‘adresse à elle -même, ou plutôt à cette autre soi -même, cette enfant germinée dans son ventre, un jour, sous le coutelas de la guerre. « Houris », c’est la voix qu‘une nommée Aube dévide jusqu‘à son terme, jour après jour, comme un calendrier de l ‘Avent dont elle voudrait arracher le dernier feuillet. Prosopopée d’une mère qui veut sauver son enfant de la vie. Voix muette, ventriloque, proférée depuis une bouche ensanglantée, mais voix de plus en plus berçante, maternante. Houris, c’est la grande voix de la Mère - Patrie, sauvagement bâillonnée. C’est la monodie d’un écrivain à un lecteur qui, du fait de la censure, ne lira peut-être jamais, se dit-il. C’est la langue merveilleuse de Kamel Daoud, dont je me sens à la fois si loin et si désespérément proche. Magali Dellaporta pour le Clairon de l’Atax le 09/03/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Une mise au point de RUBRESUS | Le Clairon
Une mise au point de RUBRESUS Cité indument par un article de l'Indépendant paru le 19 janvier dernier, l'association Rubresus remet les choses en place dans un communiqué. RUBRESUS AB, dimanche 18/01/2026 19h20 Rec du Veyret, Pont avenue Leclerc, Narbonne Au moment de l’annonce de risque de débordement et d’évacuation quartiers La Mayolle Maraussan L’article paru le 20 janvier 2026 dans L’Indépendant intitulé : « Cette crue permet de rappeler que le Rec de Veyret est bien là » appelle de la part de l’association RUBRESUS les réactions et mises au point suivantes. Nous déplorons que cet article implique l’association RUBRESUS en nous prêtant des prises de position alors que nous n’avons pas été sollicités ni contactés par l’auteur. L’article s’appuie exclusivement sur les propos recueillis auprès de responsables des établissements publics doublés de commentaires personnels. Cet article est plus révélateur d’une mise en scène du rare épisode pluvieux intense au bénéfice d’une promotion partiale du projet SMDA-SMMAR-Grand Narbonne-BRL d’aménagement du rec de Veyret fort controversé par la population et les associations environnementales du territoire que d’une analyse indépendante et bien documentée. Afin de rétablir l’impartialité, l’objectivité, la rigueur de l’information, nous présentons ci-après nos éléments réctifiant l’analyse du phénomène et le contexte plus large du projet controversé d’aménagement du Rec de Veyret qui mériteraient d’être portés à la connaissance des lecteurs. En premier lieu, nous souhaitons corriger deux erreurs : L’erreur la plus grossière de l’article est d’inclure la zone d’activité La Coupe à Narbonne dans l’évaluation des dégâts d’une crue centennale du Rec de Veyret. Le secteur de La Coupe ne fait pas partie du bassin versant de Rec de Veyret mais de celui du ruisseau côtier Saint-Hippolyte qui se jette directement dans l’étang de Bages à proximité de La Nautique dans l’anse de Galère, sans relation donc avec le rec de Veyret. Cette erreur manifeste est d’autant plus regrettable car répétée à l’envi par le SMMAR-SMDA alors que RUBRESUS l’a signalée depuis longtemps, et que la zone La Coupe avec le nombre important d’activités qu’elle accueille représente un secteur majeur d’activités ce qui participerait à sur-gonfler le montant des dégâts évités et pourrait permettre de justifier un montant et une nature des travaux d’aménagements surestimés du projet SMMAR-SMDA-BRL. Le Rec de Veyret ne prend pas sa source à Montredon des Corbières mais se forme en amont dans la plaine d’Aussières, Narbonne, où il est rejoint par les ruisseaux de la Combe d’Enfer et de Fonlaurier. En deuxième lieu, il nous paraît important de compléter l’information des lecteurs, notamment à propos du barrage écrêteur du barrage de Cap de Pla lors de cet épisode pluvieux de près de 200 mm. Le niveau NGF du sol du barrage écrêteur étant de 16 m environ, la cote NGF du niveau d’eau atteint au plus fort de l’épisode le 19 janvier en fin de matinée à 17,5 m NGF indique une hauteur d’eau effective d’à peine 1,50 m dans le barrage. L’indication dans l’article d’une hauteur d’eau de 17,5 m sans autre précision, est susceptible de prêter à confusion et inquiéter ou troubler indûment les lecteurs. D’autre part, d’après la cote maximale de rétention d’eau du barrage de 20,65 m NGF, la marge de remplissage du barrage était encore de 3,15 m. Le barrage n’a été en fait rempli qu’à 25-30% de sa capacité maximale de rétention, ce qui laissait une grande marge de sécurité avant surverse. Pour le niveau de remplissage constaté,le débit du Veyret via le pertuis de vidange du barrage était d’environ 10-12 m3/s alors que le débit admissible au pont de l’avenue Leclerc (Espace de Liberté) est établi par les autorités (DDTM) à 40 m3/s, d’où l’absence constatée de débordement du Rec de Veyret dans sa partie narbonnaise ni de menace avec une bonne marge de sécurité durant l’épisode, contrairement aux annonces et mesures des autorités et élus qui ont instrumentalisé le phénomène. L’article tend à minimiser la crue notamment d’après les propos du directeur du SMDA qui la qualifie d’un niveau ridiculement bas (Q2,1 probabilité sur 2 par an). Or, il apparaît que le phénomène a dépassé cette appréciation notamment au vu de l’analyse des données hydrauliques et des informations relatées dans la presse nationale sur l’ampleur du phénomène qui a affecté plus de la moitié du département de l’Aude ainsi que les départements voisins. Avec près de 200 mm de précipitations durant l’épisode du 17 au 19 janvier 2026, la crue du Rec de Veyret a revêtu un caractère beaucoup plus important que l’article le laisser penser et cela mérite d’être explicité. Si les 100 mm durant les premières 24 h peuvent représenter un phénomène habituel, les autres précipitations de 100 mm durant les 24 h suivantes sur les sols du bassin versant déjà gorgés d’eau accroissent nettement l’intensité du phénomène qui s’approcherait en réalité d’une occurrence au moins trentennale. Il serait également judicieux d’observer que ce phénomène pluvieux d’ampleur a été parfaitement maîtrisé sans aucun aménagement nouveau du projet SMMAR-SMDA-Grand Narbonne-BRL. L’importante capacité naturelle de rétention de l’étang de Montredon/Maïre (« champ d’expansion » rive gauche du Veyret, et non rive droite comme mentionné) évaluée par la DDTM à près de 3 millions de m3 a joué son rôle ainsi que le barrage de Cap de Pla. Les nouveaux aménagements prévus dans le premier projet SMMAR-SMDA-BG étudié depuis le début des années 2000 et inscrit au PAPI 2 en 2016 : barrage écrêteur à Bagatelle sur le ruisseau de Las Tinos, barrage écrêteur à Aussières/Les Gourgues, augmentation de la capacité du pont de l’avenue Leclerc par un ponceau latéral supplémentaire, élargissement du chenal canalisé associés au barrage Cap de Pla existant, apportaient une protection centennale comme validé par les autorités (DDTM, préfecture), SMMAR, SMDA et Conseil Départemental. Ce projet « intelligent » associe une rétention des flux des sous-bassins versants en amont de Narbonne à une augmentation de la capacité d’évacuation des crues en aval. Le projet SMMAR-SMDA-Grand Narbonne – BRL présenté au PAPI 3 (2021) mise tout sur la stratégie de rétention maximale des flux en amont avec le super barrage à Montredon La Plaine qui fait exploser le budget de 10 à plus de 30 millions €, sans augmenter la capacité d’évacuation du pont de l’avenue Leclerc, véritable goulot d’étranglement. Sa validité économique est basée sur le critère coût des travaux / estimation des dégâts évités faussé par les dégâts indûment calculés pour le secteur La Coupe, étranger au bassin versant du Rec de Veyret. Par ailleurs, les audits de la Chambre Régionale des Comptes du SMMAR et de BRL ont révélé divers potentiels conflits d’intérêts concernant les présidents respectifs dont les relations familiales proches ont été mises au jour. RUBRESUS a décortiqué les deux projets d’aménagement du Rec de Veyret du SMMAR- SMDA-BG versus BRL à partir des dossiers complets : le projet BRL est 3 à 4 fois plus coûteux (32 millions €) à cause du pharaonique barrage à Montredon La Plaine et apporte une protection centennale comme le projet BG. D’où la revendication pleinement justifiée de RUBRESUS d’une expertise indépendante des projets. L’intervention impartiale et neutre de la Commission Nationale du Débat Public devrait permettre enfin à la population, aux associations et aux représentants du territoire montredonnais d’être enfin entendus et de trancher sur un projet équitable, protecteur des populations et des biens, respectueux de l’environnement et du patrimoine ainsi que des finances publiques c’est à dire de l’argent des contribuables 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Février 2026, petit road trip presque improvisé : capsule culturalo-temporalogéographique | Le Clairon
Février 2026, petit road trip presque improvisé : capsule culturalo-temporalogéographique Petite ballade en flânant de Dordogne en Aveyron A La Rochebeaucourt, la Nizonne, modeste ruisseau de 3 à 5 m de large, Lire le reportage ICI 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Moineau 24 mars Noté 5 étoiles sur 5. Le lien vers "Le cheval bondissant" amène sur une page d'erreur. Voici les bons liens : https://leblob.fr/videos/le-cheval-bondissant-de-bruniquel-1-au-pied-du-chateau https://leblob.fr/videos/le-cheval-bondissant-de-bruniquel-2-une-decouverte-extraordinaire J'aime Répondre












