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  • LOUIS, dans le tumulte de la récupération du deuil | Le Clairon

    LOUIS, dans le tumulte de la récupération du deuil Dans la nuit du 19 au 20 juin 2026, les berges du Canal de la Robine à Narbonne ont été le théâtre d'un déchaînement de violence dont l'onde de choc a traversé le pays. Louis, 17 ans, y a été attiré dans un guet-apens avant d'être lynché par plusieurs jeunes. Retrouvé inconscient au petit matin, l'adolescent a succombé à ses blessures le 23 juin à l'hôpital. Outre l'horreur insoutenable des faits, captés et diffusés sur les réseaux sociaux par les agresseurs eux-mêmes, le profil des protagonistes a immédiatement enflammé le débat public. La victime, tout comme trois de ses bourreaux présumés (âgés de 16 à 19 ans), étaient des mineurs ou jeunes majeurs confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) de l'Aude. Et demain sera quoi ? (image Carlosalvrengaman de Pixabay) Derrière l’emballement des réseaux sociaux, le traitement médiatique de l'événement et l'émotion légitime, la mort de Louis agit comme le révélateur d'une triple crise. Elle met d'abord en lumière les impasses d'une chaîne institutionnelle en manque d’effectifs et de budgets. Elle illustre ensuite la brutalité des stratégies de récupération politique, où le deuil se voit confisqué par des logiques partisanes. Enfin, elle raconte, en creux, la détresse structurelle d'un département, l'Aude, où la paupérisation extrême et la crise de la décentralisation ont définitivement enterré les solidarités de l'ancien « Midi Rouge ». I. Un drame de notre temps L'engrenage du quai d'Alsace La mise à mort de Louis s'inscrit dans une typologie de violence contemporaine ultra-codifiée. Vulnérable, diagnostiqué TDAH (trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité), l'adolescent a été la cible d'un guet-apens numérique. Attiré sur un chantier du quai d'Alsace, il a subi un passage à tabac barbare dont la finalité n'était pas seulement d'infliger des blessures, mais de produire une image. La captation vidéo de l'agression et sa diffusion immédiate sur les réseaux sociaux répondent à une logique glaçante de validation sociale et de terreur. La vidéo a fait son chemin dans les profondeurs du réseau et, le jours du décès, à l’issue de l’agonie de Louis, elle a produit sa déflagration. Les visages des agresseurs étaient partout. La configuration était parfaite pour plaquer un prêt-à-penser idéologique sur un moment viral. L’immigration fut immédiatement présentée comme coupable avant que les noms ne circulent faisant s’effondrer cette explication. Les relents racistes persistèrent malgré le fait que certains des agresseurs aient partagé des contenus identitaires sur leurs réseaux. Une partie du spectre politique choisit de cibler l’Aide Sociale à l'Enfance (ASE), utilisant une indignation assez répandue contre certaines décisions de placement, pour attaquer des foyers et leurs éducateurs. Ceux-ci ne font qu’appliquer les décisions prononcées avec un mandat d'accompagnement éducatif et de protection de l'enfance. Ils ne disposent d'aucun pouvoir de contrainte physique, ne peuvent empêcher légalement un adolescent de fuguer d'un foyer ouvert, et n'ont pas la compétence d'enquêter ou d'arrêter des auteurs de menaces. Leur rôle, en cas de danger, se limite au signalement et à l'alerte auprès des autorités compétentes. Pourtant la chaîne de protection s'est brisée ailleurs. En mai et juin 2026, Louis avait déposé plainte pour des faits de violences. Il s'était même réfugié dans une gendarmerie quelques jours avant sa mort, sentant l'étau se resserrer. En effet c’est l’État régalien, la police et la justice, qui détient les leviers permettant de protéger un individu menacé. La mort de Louis est d'abord le symptôme d'un complexe police-justice saturé, incapable de traiter en temps réel la violence qui ronge les marges de la société. II. Entre deuil silencieux et tribunes partisanes La stupeur passée, le temps du recueillement s'est imposé, mais il s'est immédiatement fracturé. Le drame s'est immiscé dans l'intimité d'une famille séparée, aboutissant à une géographie de la mémoire divisée, où la rue est devenue un champ de bataille idéologique. Le prélude identitaire du 28 juin Les appels à des marches et rassemblements à Narbonne se sont multipliés sans toutes obtenir d’écho. Le dimanche 28 juin, soit cinq jours après le décès, un premier rassemblement est organisé par l'ultradroite régionale. Des groupuscules venus de tout le Midi convergent à Narbonne. Les parents de Louis s'opposent fermement à ce rassemblement, dénonçant par avance toute tentative de récupération politique. Les slogans scandés « Racailles partout, justice nulle part ! », « Darmanin, Nuñez, assassins ! » ciblent directement l'État et imposent d'emblée une grille de lecture identitaire et sécuritaire au drame. Le refus de la récupération à Carcassonne le 4 juillet Refusant de voir la mort de son fils servir de marchepied politique, Nicolas Hervé, le père de Louis, appelle à une marche blanche le samedi 4 juillet à Carcassonne où Louis vivait. L'événement réunit environ 500 personnes dans une atmosphère empreinte de gravité et de retenue. La consigne est respectée. Pas de banderoles politiques, pas de slogans hostiles. Cette mobilisation incarne la volonté d'une part de la famille et de la société civile de sanctuariser le deuil, de faire communauté autour de la perte d'un enfant, et de préserver la dignité du temps judiciaire à venir. La marche de la politisation à Narbonne le 5 juillet Le lendemain, dimanche 5 juillet, un tout autre scénario se joue à Narbonne. Cette seconde marche est organisée par la mère de l'adolescent et sa tante, Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire du député Rassemblement National, Philippe Lottiaux, tous trois venus du Var pour l’occasion. Forte de 4 500 personnes, la manifestation bascule rapidement dans une politisation assumée. Les militants identitaires, forts de plusieurs centaines de membres, y dictent le tempo. Aux revendications judiciaires de la mère, qui réclame des peines de 30 ans incompressibles et la fin de l'excuse de minorité, répondent les échos d'une foule galvanisée. Des drapeaux tricolores flottent au-dessus de pancartes exigeant explicitement le retour de la peine de mort. Au micro, les slogans « Français, défends-toi, tu es ici chez toi » résonnent le long du canal. La présence dans le cortège de figures nationales de l'extrême droite, telles qu'Éric Zemmour ou Marion Maréchal, venus s'offrir un bain de foule médiatique, parachève la transformation de cette marche blanche en une véritable tribune partisane. La douleur maternelle devient alors le vecteur d'un discours de rupture, actant la fin du deuil apaisé pour ouvrir le procès de la nation. L’héritage de ces marches à Narbonne est encore incertain. Mais il ne faut pas douter que les slogans et les symboles brandis laisseront sur l’image de la ville comme une trace de pneu. III. Le procès sélectif de l’extrême droite Dans le sillage des marches, l'offensive politique s'est structurée. Mais elle a pris une forme singulière. Plutôt que de pointer les dysfonctionnements de la chaîne pénale et policière, le Rassemblement National et la mouvance identitaire ont concentré la quasi-totalité de leurs attaques sur le Conseil départemental de l’Aude et l'Aide Sociale à l'Enfance. Ce choix n'a rien d'un hasard, il relève d'une fine stratégie de ciblage politique. L’extrême droite se trouve face à une contradiction tactique. Dénoncer l’inertie des forces de l'ordre dans cette affaire reviendrait à attaquer l'institution policière dont elle courtise traditionnellement le vote et qu'elle érige en rempart de la société. Pour maintenir son discours de « l'ordre », il lui faut donc un autre bouc émissaire. En braquant les projecteurs sur l'ASE, le RN épargne l'État central pour mieux foudroyer les travailleurs sociaux, que l’imaginaire conservateur dépeint comme les complices d'une culture de l'excuse. L'objectif est d'autant plus clair qu'il s'inscrit dans un agenda électoral local. L'Aude est gérée par le Parti Socialiste et ses alliés. En exigeant la mise sous tutelle étatique de l'ASE audoise et en saisissant le procureur de la République au titre de l'article 40, les députés RN locaux transforment une tragédie en procès en destitution du « socialisme départemental ». Ils capitalisent sur la colère des contribuables, arguant de l'inefficacité de l'argent public alloué à des politiques de solidarité qui échoueraient à garantir la sécurité des citoyens. Face à eux, la présidente socialiste du Département, Hélène Sandragné, s'est retrouvée contrainte de monter au créneau pour défendre l'honneur de ses agents, dénonçant le cynisme d'une opposition qui instrumentalise un drame pour masquer son absence de solutions structurelles. Cet affrontement dessine un clivage philosophique profond. D'un côté, le discours identitaire et répressif déshumanise les agresseurs pour les réduire à la figure du « monstre » ou de la « racaille », exigeant l'abolition du droit pénal des mineurs. De l'autre, les défenseurs du travail social tentent, dans un climat tendu, de maintenir le principe de la présomption d'éducabilité. Mais ce discours de la prévention est inaudible lorsque le sang coule, d'autant plus qu'il se heurte à la réalité d'une institution socio-éducative exsangue. IV. Pourquoi l'Aude ? Pour comprendre pourquoi l'ASE est aujourd'hui incapable de remplir sa mission, et pourquoi l'extrême droite prospère si puissamment sur ces décombres, il faut dézoomer et regarder le territoire. La tragédie de Narbonne n'est pas un accident. Elle est l'aboutissement d'un lent naufrage économique et social. La crise de l'ASE dans l'Aude est l'illustration macabre des impasses de la décentralisation à la française. L’enquête déterminera s’il y a eu des failles internes, organisationnelles et managériales. Mais un constat peut être d’ores et déjà posé. Depuis le transfert des compétences sociales aux Départements, une terrible asymétrie s'est creusée. L'Aude est un des départements les plus touchés par la pauvreté. Les besoins y sont vertigineux. Le département fait face à l’explosion du nombre d'allocataires du RSA, à la saturation des placements d'enfants, à la précarité endémique. Or, il ne dispose que de bases fiscales très faibles pour financer ces compétences universelles. Les Départements riches peuvent investir massivement dans la prévention. Les Départements pauvres, étranglés financièrement, parent au plus pressé. L'ASE locale gère l'urgence avec des éducateurs précaires, des foyers surpeuplés et des jeunes aux profils psychiatriques (comme les TDAH) souvent mélangés à des profils délinquants, faute de structures adaptées. La décentralisation a ainsi organisé une rupture d'égalité républicaine dans la protection de nos enfants. L'extrême brutalité du guet-apens immortalisée sur la toile est sans doute le point le plus vertigineux de ce drame. Si la sociologie aide à comprendre le contexte de précarisation des jeunes isolés, elle ne doit pas pour autant diluer la responsabilité individuelle des agresseurs dans un déterminisme social absolutiste. La pauvreté ou la défaillance institutionnelle n’excusent pas l’indéfendable. L'acte de torturer un adolescent de 17 ans et de le filmer pour le diffuser en ligne, témoigne de l'émergence d'une sous-culture où la cruauté devient un marqueur de puissance et de statut. Ces jeunes agresseurs ont posé un choix moral et physique. La mise en scène numérique n'a fait que démultiplier une désensibilisation à la douleur de l'autre déjà profondément ancrée. Dans ce vide, à la fois institutionnel et moral, s'engouffre la reconfiguration politique actuelle. Historiquement, l'Aude était la terre du « Midi Rouge », structurée par de puissants réseaux de solidarité (syndicats agricoles, coopératives viticoles, éducation populaire). L'effondrement de ce modèle socio-économique n'a pas seulement détruit des emplois, il a désintégré les réseaux de solidarité. L’enracinement du vote Rassemblement National ne s'explique pas uniquement par des calculs politiciens locaux. Il répond au sentiment de relégation d'une population qui constate au quotidien le recul des services publics (fermeture de classes, déserts médicaux, engorgement des commissariats) et la montée d'une insécurité physique concrète. Face à une gauche départementale perçue comme gestionnaire et impuissante, le discours autoritaire et identitaire trouve un écho d'autant plus favorable qu'il offre des coupables simples à une société locale déboussolée. En conclusion La mort de Louis à Narbonne est une tragédie à multiples détentes, rebelle à toute explication simpliste. Elle est le fruit d’une addition de faillites. Celle, d'abord, d'un groupe d'adolescents ayant abdiqué toute humanité lors d'une nuit de violence aveugle. Celle, ensuite, d'un État régalien engorgé, incapable d'intervenir à temps pour sanctuariser une vie menacée. Celle de l’effondrement des solidarités dans un environnement familial fracturé. Celle, enfin, d'une Aide sociale à l'enfance, piégée entre l'indigence de ses moyens et les limites de son mandat. Au fil des marches blanches et des querelles de récupération, le drame a été disséqué, instrumentalisé, parfois confisqué. L'extrême droite y a vu l'opportunité de faire le procès du socialisme local et de la justice des mineurs. La gauche institutionnelle a échoué à articuler une réponse qui ne soit pas uniquement défensive. L’enjeu, demain, dépasse les clivages partisans. Il s'agira pour les pouvoirs publics de trouver un équilibre délicat. Restaurer l'autorité régalienne et la chaîne pénale pour assurer la sécurité de tous, tout en exigeant un audit lucide et courageux de l'ASE pour redonner un véritable sens au travail social. La société narbonnaise, meurtrie par cette onde de choc, devra quant à elle renouer avec ce qui fit jadis sa force : recoudre les liens invisibles de sa communauté, pour que les berges de la Robine ne soient plus le symbole d'une jeunesse qui s'entre-tue, mais le point de départ d'une résilience collective. Laurent Fabas pour le Clairon de l'Atax le 23 /07 / 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • La chronique des gens qui ne sont rien | Le Clairon

    La chronique des gens qui ne sont rien De quoi on cause au comptoir Le bistrot : un des derniers lieux où on réfléchit (Image Iphigénie Atrides) Le Trump, il n’a pas réussi à être prix Nobel de la paix, par contre chez nous en France, un pote à lui, Bernard Arnaud vient d’être intronisé à l’Académie des sciences morales et politiques : on est quand même fortiches ! Sacré mec le Bernard, patron de LVMH, 7ème des capitalistes les plus riches du monde ! Parce que ce n’est pas rien l’Académie des sciences morales et politiques dont il est devenu membre : ça fonctionne depuis presque 200 ans, c’est du sérieux ! D’abord avec un tel titre, cette académie montre qu’il peut y avoir de la morale en politique, ensuite ça veut dire que si un bonhomme est choisi comme membre, c’est forcément parce que sa vie est un exemple de moralité. Du coup, il y avait tout le gratin à la cérémonie : 2 prix Nobel d’économie :Tirole et Agion ; Pébereau un ancien PDG de la banque BNP Paris Bas ; Trichet l’ex patron de la BCE la Banque Centrale Européenne... Il y avait aussi Barnier, le 1er ministre plus rapide que son ombre et Cazeneuve le socialiste de droite ; Baladur : un autre ex premier ministre libéral et privatiseur ; Hidalgo la future ex-maire de Paris et Dati candidate à sa succession, copines d’un jour. Et pour couronner le tout : Alain Duhamel, la star des éditorialistes politiques, celui qui ne se trompe jamais, ou presque…. Une révélation cette séance ! On ne savait pas que tous ces gens étaient potes avec Arnault ! Et puis, cerise sur le gâteau, la présence engagée l’ancien ministre de l’économie et des finances le plus durable de la Macronie : Bruno Le Maire ! Lui, pendant qu’il gérait les finances de notre pays de 2017 à 2024, on s’est pris 1000 milliards de dette publique en plus, tandis ″qu’en même temps″ les capitalistes les plus riches doublaient leur patrimoine ! Et bien ce Bruno Lemaire là, qui est aussi un type qui écrivait des romans pendant qu’il était ministre (c’est dire si c’est un talent !), a fait un éloge magnifique au Bernard : « vous êtes une lame en à peu près tout, la silhouette, le regard, l’intelligence et l’intuition ». Alors en pensant à tous ces gens réunis, occupés à faire leur cour à ce type en costard brodé d’argent, j’ai compris tout à coup qu’en France, le patron ce n’était pas Macron, le président de la République, mais qu’au-dessus il y avait Arnault, le plus milliardaire des milliardaires. J’ai aussi compris que dans cette affaire, la morale n’avait plus le même sens que ce qu’on m’avait appris à l’école. Le truc, ce n’est plus de respecter les lois de la République qui nous perment de vivre ensemble, aussi bien que possible, mais d’être suffisamment puissant financièrement pour changer ou contourner ces lois quand ses propres intérêts sont en jeu. Gilbert Kwassa, traverseur de rues 1/0 comments debug Commentaires (2) Noté 4,5 étoiles sur 5. 4.5 | 2 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent 10 févr. Noté 4 étoiles sur 5. Faut il en rire ou en pleurer ? J'aime Répondre Jonquay 25 janv. Noté 5 étoiles sur 5. MDR. Et dans les autres Académies, je suppose que c'est du même tonneau ? De quoi se jeter dans le futur grand canal de Narbonne ! 🤣 J'aime Répondre

  • Narbonne, municipales 2026 : la question du logement | Le Clairon

    Narbonne, municipales 2026 : la question du logement Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignité humaine et le moteur d'un dynamisme économique partagé par tous Narbonne (image Pixabay) Tandis que les lampions des fêtes de fin d’année illuminent les Barques, une réalité glaciale se cache derrière les volets clos des quartiers populaires de notre cité. De nombreuses familles narbonnaises vivent dans des appartements humides ou totalement dépourvus de chauffage. Un marchand de sommeil qui ne loue pas moins de 60 logements vient d’être condamné une semaine avant Noël à 18 mois de prison. Cette détresse humaine rappelle cruellement que le droit au logement demeure une promesse non tenue pour une part croissante de la population locale. Le contraste entre la chaleur des marchés de Noël et la froideur des murs insalubres du centre historique impose une remise en question profonde de nos priorités municipales. Il convient désormais d’agir avec une détermination qui a fait défaut jusqu’ici pour que chaque Narbonnais dispose d’un foyer digne et protecteur. L’impact systémique du logement social Narbonne compte environ 40 000 logements, dont seulement 30 000 sont des résidences principales. La progression du nombre de résidences secondaires a été sur la période 2014-2020 près de trois fois plus rapide que celle des résidences principales. Ce chiffre reflète la prolifération incontrôlée des locations saisonnières de type « AirbnB » qui peut être visualisée par le biais de la multiplication de boîtes à code en centre-ville. L’augmentation constante du nombre de résidences secondaires fausse totalement les indicateurs de tension immobilière. Une part considérable du parc immobilier échappe aux résidents permanents et provoque une inflation artificielle des loyers. Il ne s’agit pas d’un accident de marché. Le renoncement est délibéré. Alors que d'autres villes limitent les changements d'usage ou imposent des quotas stricts, la municipalité narbonnaise laisse faire. Ce laisser-aller s'explique par la nature même de nos décideurs. Par leur métier ou leur patrimoine, ils tirent profit de la tension locative. Cette crise n'est pas une fatalité technique, elle est le fruit d'une endogamie politique qui paralyse toute velléité de réforme. Comment s’étonner de l’inertie municipale quand les instances de décision sont verrouillées par des élus dont le patrimoine ou la profession sont les premiers bénéficiaires de la tension immobilière ? Entre un maire agent immobilier et un député multipropriétaire, le conflit d’intérêts n’est plus une ombre, il est une barrière. La régulation du marché ne pourra jamais être menée par ceux qui profitent de sa surchauffe. La direction de la cité doit être arrachée des mains de ceux qui vivent de la rente pour être rendue aux usagers de la ville. Pour contrebalancer cette pression à la hausse, la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) impose que 25 % des résidences principales soient des logements sociaux. L’idée sous-jacente est de créer une offre suffisamment abondante à prix régulé pour avoir un effet systémique sur l’ensemble du marché immobilier. Le seuil est un compromis sans base scientifique. Certains rechignent à développer ce genre d’offre en raison de la mauvaise presse de l’habitat social et voulaient un seuil plus bas. D’autres veulent s’inspirer d’expériences où le taux de logements sociaux et quasi-sociaux permet une régulation systémique observable des loyers comme la ville de Vienne en Autriche dont le taux est de 43 %. Les 7500 logements sociaux narbonnais sont insuffisants pour atteindre cet effet systémique qui influence l’ensemble des prix du secteur privé. Ils sont même insuffisants pour débloquer les parcours résidentiels dans le parc social. Dans l’agglomération 5600 dossiers de demande d’attribution sont actifs. L’offre annuelle plafonne péniblement à 850 attributions effectives. Un dossier sur sept seulement trouve une issue favorable chaque année. Cette situation de pénurie favorise les abus. Sans un changement radical de braquet budgétaire et foncier pour saturer l’offre publique, les familles narbonnaises resteront captives d’un système de pénurie qui alimente la spéculation et l’insalubrité. La puissance publique doit impérativement intervenir pour rétablir une fluidité minimale car le maintien de tels délais d’attente constitue une rupture d’égalité manifeste devant le droit fondamental au logement. Pour un choc de l’offre non spéculative La gestion actuelle des offices de l’habitat est une insulte quotidienne aux locataires. Le naufrage des bailleurs sociaux n’est pas qu’une affaire de chiffres, il est le produit d’une déconnexion totale. Les décideurs, calfeutrés dans leurs résidences privilégiées, ne subissent jamais l’humidité des murs ni les pannes de chauffage qu’ils imposent aux autres par leur inertie. La transparence retrouvée doit engager une révolution démocratique. Les locataires doivent devenir les gestionnaires directs de leur cadre de vie par le biais de budgets participatifs dédiés à l'entretien. Le contrôle citoyen direct n'est pas un gadget, il est l'unique rempart contre la déchéance du bâti et le clientélisme des attributions. Seuls ceux qui vivent dans les immeubles sont aptes à prioriser l’urgence de la maintenance. La souveraineté des locataires ne peut exister sans briser l'entre-soi des conseils d'administration. La réforme doit être institutionnelle. Il faut réduire la part des élus au sein des instances de décision des offices de l’habitat au profit d'un collège d'experts indépendants et de représentants de locataires tirés au sort. C'est à ce prix, en changeant ceux qui décident avant de changer ceux qui dépensent, que nous mettrons fin au clientélisme des attributions. Viser le simple respect de la loi est une ambition de comptable, pas un projet de ville. Pour briser la spéculation, la municipalité doit viser un volume de logements hors-marché tel que les bailleurs privés indélicats n'auront plus d'autre choix que d'aligner leurs prestations sur la qualité du public ou de disparaître. Ce choc d'offre doit aussi bénéficier à la classe moyenne, dont le pouvoir d'achat est siphonné par des loyers privés excessifs. Pour limiter l'impact sur l'endettement de la ville, le rôle de l'investisseur traditionnel doit être repensé. Le modèle de la défiscalisation spéculative a montré ses limites. Il convient de favoriser l'émergence d'un secteur locatif quasi social. Des capitaux privés s'investiront dans des structures d'utilité publique sorties du champ de la spéculation. Ces investissements sans conventionnement classique mais avec un plafonnement contractuel permettent de mobiliser l'épargne sans alourdir le bilan comptable de la collectivité. Pour les populations les plus fragiles que le parcours résidentiel classique exclut systématiquement et qui sont les cibles des marchands de sommeil, la puissance publique doit agir comme un garant universel. La sortie de la précarité est un parcours qui en plus des structures d'urgence, doit passer par une insertion discrète dans le tissu urbain ordinaire. La mixité sociale est trop souvent un simple slogan ou un artifice statistique. Elle se heurte à une réalité vécue très différente. À Narbonne, lorsqu’un passant est interrogé pour savoir si un bâtiment contient des logement sociaux, il se trompe rarement. Rien n’impose pourtant de construire différemment. La distinction est un choix qui stigmatise. La mixité doit s'opérer au sein même des immeubles et des lotissements où des logements privés côtoient des logements locatifs sociaux derrière des façades identiques. La diversité architecturale ne doit pas traduire une hiérarchisation visible des revenus. La ville gagne alors en harmonie ce qu'elle perd en barrières sociales. La servitude de mixité sociale est un outil juridique simple, précisément conçu dans cet objectif. La mettre en œuvre ne nécessite rien d’autre qu’une évolution du document d’urbanisme. Lorsqu’un logement social devient indistinguable d’un logement privé et que leur nombre tempère les prix du marché entier, les parcours résidentiels deviennent fluides. La reconquête du centre historique par le foncier solidaire La réhabilitation du cœur de Narbonne nécessite un outil juridique puissant comme l'Office Foncier Solidaire (OFS). Sa mise en œuvre doit suivre un plan de montée en puissance raisonné en débutant par des opérations simples sur des fonciers déjà maîtrisés par la ville. Ce dispositif sépare la propriété du terrain qui reste publique de celle des murs qui devient privée ce qui permet de proposer des logements à des prix très inférieurs au marché tout en bloquant toute velléité spéculative lors des reventes futures. Cette politique de l'habitat doit s'accompagner d'une vision claire. Le cœur historique doit cesser de vouloir s'adapter au mode de vie périphérique centré sur l'automobile. Les rues étroites et le bâti dense possèdent des qualités intrinsèques qui conviennent parfaitement à certains segments de la population comme les étudiants ou les jeunes actifs sans voiture. Il ne s'agit pas de ghettoïser le centre mais de reconnaître qu'un appartement médiéval sans garage constitue un habitat idéal pour qui privilégie la proximité des services et de l'animation urbaine. Adapter ces structures anciennes aux exigences de l’automobile coûte une fortune à la collectivité et détruit l'âme de notre patrimoine. Nous devons inviter ceux qui aiment la ville pour ce qu'elle est plutôt que de la défigurer pour satisfaire des exigences de confort standardisé. Le centre-ville doit redevenir un lieu de vie désirable pour toutes les générations prêtes à embrasser une urbanité apaisée et libérée de la domination mécanique. La mutation nécessaire des professions de l'immobilier Une telle réorientation n'est pas une déclaration de guerre aux professionnels du secteur, mais la proposition d'un nouveau contrat social. Le modèle fondé sur la multiplication des transactions spéculatives s'essouffle. La mutation des métiers de l'immobilier n'est pas une invitation au dialogue, mais une nécessité de survie éthique. Les agents immobiliers et les avocats doivent passer d'une économie du flux spéculatif à une économie de la valeur d'usage et de la gestion durable. Les agents immobiliers et les avocats doivent retrouver leur juste place, celle d'exécutants techniques sous la direction d'une volonté politique forte, et non de pilotes de l'urbanisme. Leur expertise doit être mobilisée pour la gestion de la complexité comme la rénovation thermique et les baux solidaires. Elle est inadaptée pour dicter la stratégie municipale. La puissance publique doit reprendre les commandes pour mettre fin à l'ère où le profit privé servait de plan local d'urbanisme. La puissance publique doit accompagner cette transition en ouvrant aux professionnels les marchés de la rénovation urbaine et de la gestion déléguée pour le compte de l'OFS. L'intérêt général exige que tous les talents se conjuguent pour offrir aux habitants des conditions de logement dignes. Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignité humaine et le moteur d'un dynamisme économique partagé par tous. Narbonne possède les ressources et l'histoire nécessaires pour devenir ce laboratoire de l'habitat de demain où la beauté architecturale et la justice sociale ne forment plus qu'une seule et même ambition. Laurent Faba pour le Clairon de l'atax le 21/12/2025 1/0 comments debug Commentaires (2) Noté 3 étoiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent Witz 28 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. Y A BON BANANIA J'aime Répondre Vincent Witz 30 nov. 2025 En réponse à Vincent Witz 😀hgfhfhgfhgfhgf J'aime Répondre

  • ATTENTION IMPORTANT | Le Clairon

    ATTENTION IMPORTANT A l’attention des lecteurs du Clairon abonnés à la Newsletter C’est sérieux ! De nombreux abonnés ont trouvé la Newsletter de Mai / Juin dans la boite à SPAM, notre informaticien enquête… C’est moins sérieux ! Selon une source qualifiée d’autorisée et généralement bien déformées, ce seraient les services du Colonel Sponsz qui auraient fait le coup. Selon cette source en eaux troubles, la République informatisée de Digitalie n’aurait pas supporté les engagements du Clairon contre la diffusion de vérités alternative au moyen de médias décérébrants. Pour en savoir plus nous essayons de joindre le journaliste d’investigation Tintin qui serait sur le coup… C'est de nouveau sérieux ! Chers abonnés, si vous ne trouvez pas votre Newsletter le 23 ou le 24 du mois, ouvrez SVP votre boite à Spam. La rédaction du Clairon 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Malvési : un livre de Sébastien Navarro aux éditions du Bout de la Ville | Le Clairon

    Malvési : un livre de Sébastien Navarro aux éditions du Bout de la Ville Quelle histoire ! Chaque page donne une irrésistible envie de lire la suivante ! Couverture et 4ème du livre (image HR) Malvési « On dit que le nucléaire c’est l’énergie du capital. Voilà à quoi on s’attaque ! » s’exclame Hervé, militant de Sortir du nucléaire, au sujet de l’usine de Malvési. En 2022, Sébastien Navarro est venu enquêter du côté de Narbonne avec l’idée de faire un portrait de l’usine de Malvési à travers la bouche de celles et ceux qui la combattent. Quatre ans plus tard, Malvési se lit comme un polar et le lecteur prend connaissance de l’empreinte sanitaire de ce site chimico-nucléaire. « Discrétion », tel pourrait être le maître-mot qualifiant cette usine sise à moins de trois kilomètres du cœur de Narbonne tant son identification reste mal connue, y compris des résidents de la ville. Et pourtant c’est dès les lendemains de la Ve République, soit en 1959, que l’usine commence ses activités de raffinage et de conversion d’uranium. Des opérations essentielles pour que le minerai soit ensuite enrichi sur le site duTricastin (Drôme). Il est dit qu’un quart de l’uranium mondial passe ainsi les portes narbonnaises ! Las, à l’instar de toute la chaîne du nucléaire, les activités chimiques de Malvési génèrent des déchets impossibles à retraiter. En clair, depuis 1959, tout est conservé sur place, dans d’immenses bassins de décantation et d’évaporation. Soit 350 000 mètres cubes d’effluents liquides radioactifs. Bien entendu, au départ et ce pendant des décennies, les mesures sanitaires étaient totalement absentes : aucun travaux d’étanchéité n’avait été anticipé. Quand on sait que sous l’usine se trouve une nappe phréatique alimentant le village de Moussan et que la plaine de Livière est quadrillée des canaux traversant Narbonne avant de se jeter dans l’étang de Bages, on a de quoi s’inquiéter. À juste titre, car tout le biotope entourant l’usine est gavé d’uranium dans des quantités hors normes : l’eau, l’air, la terre, les végétaux. Les humains ? Des statistiques indiquent une incidence anormale du cancer du poumon à Narbonne. Aucune enquête sanitaire n’ayant été diligentée pour en déterminer les causes, le flou demeure. Sachant le lien entre uranium et cancer du poumon, on aurait cependant des pistes vers où chercher… C’est ce tableau désastreux, vu comme une guerre de basse intensité faite au vivant, que permettent de comprendre les témoignages du chimiste pugnace André, de l’infatigable Hervé membre de SDN 11 ou de Michel ancien travailleur irradié et malade d’une leucémie. Mêlant travail d’enquête et sombre poétique, Malvési s’avale d’une traite comme un petit noir. En quelques 160 pages, on suit un narrateur dépassé par son sujet, englué dans la mathématique bourbeuse des nucléocrates, tournant autour de la « Citadelle » tél le personnage de Kafka autour de son « Château ». « Nous vous devons plus que la lumière ! », les pubards d’EDF n’ont pas tort : on leur doit aussi les mensonges produits de manière industrielle par les tenants de l’atome. En 2004, suite à des pluies torrentielles, la digue d’un bassin historique cède et libère des boues contaminées chez des riverains. L’analyse d’échantillons par la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité mettra à jour la présence, entre autre, de plutonium, élément totalement incompatible avec le traitement d’uranium naturel. Pris les doigts dans le pot de confiture irradiée, la direction de Malvési admettra avoir traité en douce du combustible usagé pendant plus de vingt ans ! Ici se résume le cœur en fusion de cette usine, entre mensonge, mépris des règles élémentaires de transparence et saccage environnemental et humain. Jolie centrale nucléaire au bord de la mer (image Iphygénie Atridès 2.jpg Jolie centrale nucléaire au bord de la mer (image Iphygénie Atridès 2.jpg 1/1 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents vital 24 mai Noté 5 étoiles sur 5. très bon bouquin, authentique, je l'ai lu dans la journée ! J'aime Répondre

  • Municipales 2026 : une conférence de presse de « Nous Sommes Narbonne » | Le Clairon

    Municipales 2026 : une conférence de presse de « Nous Sommes Narbonne » On recensait, début mars 2026, 686 listes citoyennes participatives candidates aux municipales 2026 contre 66 en 2020. Cette progression n'est pas sans corrélation avec la croissance d'une défiance grandissante des citoyens envers les candidatures arrangées par les appareils politiques. A Narbonne aussi, la candidature de "Nous Sommes Narbonne" témoigne d'un besoin "d'air frais" exprimé par les habitants. logo "Nous Sommes Narbonne -citoyenne et populaire-" Laurent Fabas, entouré de membres du collectif citoyen « Nous Sommes Narbonne-citoyenne et populaire-» a rencontré la presse locale ce lundi 09 mars 2026. A cette occasion le collectif a remis un communiqué que nous publions in extenso dans cet article, ainsi qu’un document de 250 pages qui constitue le programme de Nous Sommes Narbonne ». Ce document programme est riche d’informations : il décrit les principes qui fondent le projet municipal du collectif citoyen et les décline en fiches d’action. Ces fiches énumèrent les projets dans un détail peu habituel aux campagnes électorales et expliques les méthodes et moyens de leur réalisation. C’est le résultat d’un travail assidu et scrupuleux de collecte d’informations et de propositions, travaillées, puis ensuite validées lors d’ateliers publics ouverts. Il ne s'agit pas de promesse mais d’une sorte de contrat de mandat, qui en cas de victoire engage « Nous Sommes Narbonne » vis-à-vis des Narbonnaises et des Narbonnais. Lire le document programme de Nous Sommes Narbonne : https://www.noussommesnarbonne.fr/ressources/PROJET%20MUNICIPAL%20-%20NOUS%20SOMMES%20NARBONNE.pdf _________________________________________________________________________________________________ COMMUNIQUÉ DE PRESSE NOUS SOMMES NARBONNE Narbonne, le 9 mars 2026 Projet de mandat : rendre la ville à ses habitants. Plus qu’un programme, ce projet fait plus de 250 pages. Fini le clientélisme, la spéculation immobilière et l’amateurisme technique. Place à l’ingénierie publique et à la démocratie continue. Narbonne est aujourd’hui une ville paradoxale, attractive de l’extérieur, mais fracturée de l’intérieur avec 20 % de pauvreté, une jeunesse qui s’exile, où les plafonds tombent et les commerces ferment. L'économie locale fonctionne comme une "passoire" où l'argent s'évapore. Nous proposons une méthode simple : produire ici, consommer ici, et garder la richesse dans les poches des Narbonnaises et des Narbonnais. Nos élus assumeront une posture de facilitateurs qui utilisent le droit, la technique et l'intelligence collective pour protéger la ville, sans jamais céder au fait du prince. Les 4 engagements contractuels du programme : 1. Un bouclier sur le pouvoir d'achat (Énergie, Alimentation) : création d’une coopérative de production solaire locale pour faire baisser les factures et gratuité progressive des cantines scolaires 100% bio et locales. 2. Le logement accessible pour les Narbonnais : création d’un Office Foncier Solidaire (OFS) pour lutter contre les marchands de sommeil. Il bloquera la spéculation immobilière pour proposer des logements jusqu’à 40 % moins chers, tout en protégeant les petits propriétaires. 3. La tranquillité par la présence humaine et l'aménagement : Narbonne déploiera un "Archipel de la médiation" (présence humaine soir et week-end). L’impunité sonore (rodéos, échappements) sera traquée par des radars sonores et des saisies systématiques. 4. Le pouvoir rendu aux citoyens : instauration d’un véritable Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) local, budgets participatifs pour les quartiers, et création d’un media citoyen pour garantir une transparence radicale sur l'action publique. Un grand plan d’investissement qui répare, sans hausse d'impôts Le programme assume des chantiers structurants majeurs pour la ville et pour l’agglo : un grand plan ponts et passerelles pour désengorger la ville, la renaissance du Palais du Travail (qui deviendra un campus universitaire et centre de congrès), la création du Canal du Veyret (un parc de 200m de large protégeant la ville des inondations), ou encore le plan "Écoles Oasis". Ce plan ne créera pas de dette toxique et n'entraînera aucune hausse des taux d'imposition locaux. Il sera financé par l'ingénierie budgétaire, la chasse aux subventions européennes et étatiques, et l'habilitation au dispositif national Territoires Zéro Chômeur (TZCLD). Nous ne voulons plus d'une ville-dortoir qui vit de la rente immobilière, mais d'une cité productive, autonome et fière, qui sédimente sa valeur ajoutée sur son sol. Nous sommes Narbonne. 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • La recette de la BOUCHÉE à la REINE à l’Alsacienne | Le Clairon

    La recette de la BOUCHÉE à la REINE à l’Alsacienne Une recette "secret de famille" transmise de générations en générations, enfin révélée ! Vue de la table avant le repas (photo K. Thy) La célèbre ethnologue K. Thy, spécialiste de l’Alsace, mondialement connue pour ses travaux sur la gastronomie protestante dans le Koschersberg et le pays Welsch, nous a fait parvenir cette recette confidentielle de Bouchée à la Reine, transmise de générations en générations, goutée et recueillie chez madame S, une habitante d’un hameau des contreforts vosgiens, proches de Colmar. Ingrédients pour 4 personnes : 4 feuilletés (achetés en boulangerie) 4 blancs de poulet. Champignons. 40gr de beurre. 40gr de farine. 0,5l de bouillon de volaille. 15cl de vin blanc 350 à 450 gr de spaetzle (nouilles alsaciennes aux œufs) 1 jaune d'œuf et 20cl crème (facultatif) Sel, poivre Préparation : ( 30 mn préparation. 20 mn cuisson) - faire revenir très doucement les blancs de poulet coupés en morceaux et réserver - dans 1 casserole faire un roux avec la farine et le beurre, ajouter le vin blanc et le bouillon de volaille, bien mélanger pour éviter les grumeaux - ajouter la viande et les champignons peles et émincés, ajouter sel, poivre, noix de muscade et laisser mijoter 10 mn - cuite les spaetzle de 3 à 5 minutes selon épaisseur dans de l’eau bouillante salée, puis les passer à l’eau froide pour éviter qu’elles colent, puis les faire revenir rapidement dans du beurre - chauffer au four les feuilletés (en veillant à ne pas les laisser brûler) Disposer chaque feuilleté sur assiette et les garnir de cette sauce Servir avec les spaetzle et un vin d'Alsace bien frais (Riesling, Edelzwicker, Sylvaner...) N.B. on peut enrichir la sauce avec un jaune d'œuf et de la crème, mais pas nécessaire si on veut un plat léger et digeste. Bon appétit ! Nota bene : Dans les restaurants gastronomiques cette recette comporte aussi souvent de la viande de veau, des quenelles, voire du ris de veau, mais son prix de revient n'est plus le même et cela ne correspond plus aux règles locales de frugalité protestante. 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Le 1er mai 2026 à Narbonne | Le Clairon

    Le 1er mai 2026 à Narbonne C'est la fête du travail et des travailleurs c'est à dire de tous ceux qui contribuent au fonctionnement de notre société Départ de la manifestation (Photo HR) La manifestation unitaire du 1er mai 2026 Ce n’étais pas Arcole, mais ce n’était pas non plus Waterloo. Cette année le défilé était plus maigre qu’en 2025. Selon le comptage effectué par le Clairon, peu après le départ du parvis des Halles, ils étaient entre 650 et 700 à défiler. Pas de sono cette fois, mais les slogans des manifestants étaient proclamés avec la même vigueur que d’habitude. Alors pourquoi cette relative désaffection des Narbonnaises et Narbonnais à l’égard de ce moment hautement symbolique que constitue le défilé du 1er mai ? Est-ce la faute au long week-end qui incite au farniente, ou au petit séjour au pays du carburant moins cher ? Ou est-ce la faute à ce temps qui s’étire dans l’obsolescence d’un cadre politique qui nous servait de repère depuis ¾ de siècle ? Que sera le défilé du 1er mai 2027 ? Une fête dans un sursaut de démocratie ou pas de défilé du tout, comme 1ère mesure d’un fascisme revenu au pouvoir avec l’assentiment de foules gorgées de fake news ? Mais ne soyons pas trop pessimistes : en ce 1er mai 2026 la vitalité du peuple existe toujours. Il y a encore des citoyens qui réfléchissent, qui s’engagent, qui créent et qui luttent pour établir des liens sociaux de qualité dans un monde habitable. Et cette vitalité s’est manifestée un fois encore, lors de la fête organisée à Narbonne par le collectif du 1erMai. La fête du 1er mai dans les jardins du Palais du Travail Dûment informé par les propos du maire de Narbonne, récemment élu sans étiquette donc sans idéologie, ainsi que par un article du journal local intitulé ; « Le "Collectif 1er mai" à Narbonne a un gros problème avec l’alcool », j’avoue que ce n’est pas sans une certaine inquiétude que je me suis rendu sur le site de cette fête, organisée par des gens « entre guillemets », donc à prendre avec des pincettes. Je pensais y trouver des faciès ravagés par l’idéologie et l’alcool, voire éventuellement trébucher sur des corps convulsés de spasmes éthyliques et marcher sur des pelouses couvertes de déchets, dans un concert de cris et de turbulences. Surprise ! Rendu sur place, j’ai constaté avec étonnement que l’ambiance était à la fois gaie, sereine et conviviale. Ici et là des stands présentaient toutes sortes d’initiatives citoyennes, dont le point commun était le souci de l’autre. La plupart des associations qui portaient ces initiatives, tentaient de compenser avec beaucoup d’énergie mais peu de moyens, les manques de l’action publique qui pourtant se réclame vouée au bien être des gens. Ici et là, des stands proposaient petits plats et pâtisseries ainsi que diverses boissons non alcoolisées, souvent bio. Un gobelet d’une délicieuse infusion de fleurs d’hibiscus dans une main (Bissap) et dans l’autre une délicieuse tartelette au tofu et thon j’ai appris que le produit de ces ventes servait à financer leurs activités dans un contexte de raréfaction des subventions. Il y avait de la musique pour tous les goûts et tous les âges : devant les groupes qui se succédaient grands, et petits dansaient, chacun selon son plaisir et non pour la galerie… J’ai songé qu’en cet instant de fête, l’espace de ces jardins du Palais du Travail de Narbonne incarnait les valeurs de la république : Liberté, Egalité, Fraternité. Et puis, je me suis assis sur un banc, à côté d’un type aux cheveux un peu trop longs pour l’« ordre public ». Comme je lui faisais part de mon étonnement d’assister à une fête qui n’avait rien à voir avec la description suggérée par les autorités locales, soucieuses d’informer l’opinion, celui me répondit avec philosophie, que par les temps qui courent beaucoup d’élus s’imaginent conserver le soutien de leur électorat contre la montée de l’extrême droite en aboyant plus fort qu’elle. Quant à la presse locale, mal en point face à la concurrence d’autres médias, sa survie dépend plus que jamais de quelques annonceurs, ce qui oriente son objectivité… Un après-midi riche d’enseignements… La rédaction du Clairon de l’Atax ; le 2/05/2026 fête 1er mai 4.jpg fête 1er mai 4.jpg 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés | Le Clairon

    Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés Un communiqué des associations RUBRESUS et COL.E.R.E qui raconte l'histoire d'une lutte contre un projet menaçant la santé d'une population Logo Rubresus Les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont l’immense satisfaction de révéler la plus surprenante des informations : Orano Malvési abandonne le traitement du stock de déchets radioactifs nitratés TDN après une décennie d’instruction chaotique du projet TDN THOR. Cela a été annoncé le 13 janvier 2026 devant la Commission de Suivi du Site en sous-préfecture en réponse à une question de A. Bories, représentant des associations COLERE- RUBRESUS. Nous partageons le formidable succès patiemment et laborieusement construit dans la lutte menée avec la population et les acteurs du territoire qui nous ont portés tout au long de cette dernière décennie. Afin de savourer pleinement la retentissante victoire de tous ceux qui y ont contribué, nous retraçons ci-après quelques grands moments et hauts faits, bien qu’il soit difficile de résumer 10 années d’une épique lutte multiforme. TDN : c’était quoi et pourquoi Le site nucléaire narbonnais Malvési crée en 1959 a purifié et transformé plus de 500 000 tonnes d’uranium et a stocké depuis des déchets liquides nitratés et contaminés en bassins à ciel ouvert qui s’étendent aujourd’hui sur environ 200 000 m2 (20 ha) et contiennent 400 000 m3 de déchets concentrés à haut potentiel polluant. Dans le cadre du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) l’ASN avait demandé à Orano (ex AREVA) Malvési de traiter les déchets stockés en vue de supprimer les bassins. Fin 2015, une demande d’autorisation d’exploitation du traitement des déchets radioactifs nitratés TDN était déposée. Les risques environnementaux de ce gigantesque stock de déchets en bassins perchés dans les vestiges d’une ancienne mine étaient avancés comme justification du projet TDN. Le projet TDN faisait appel à un procédé thermochimique complexe (licence THOR) qui détruisait, « brûlait », les nitrates par combustion de charbon bitumineux dans un four à 800°C sous oxygène et hydrogène. Parallèlement, une forte quantité de poudre d’argile était incorporée dans le four (lit fluidisé gazeux) en vue de retenir les substances radioactives des déchets ainsi que ses autres constituants (éléments métalliques et minéraux). Après filtration du flux argilo-gazeux et traitement catalytique des oxydes d’azote NOx et d’oxydation thermique, les produits résiduels de combustion du charbon et des nitrates ainsi que des poussières étaient rejetés via une cheminée de 32 m dans l’air narbonnais. Bien que la communication AREVA- Orano ait largement annoncé que les rejets étaient de la vapeur d’eau, le profil chimique et les flux des substances rejetées à l’atmosphère mentionnés dans la demande d’autorisation s’apparentaient à ceux d’un gros incinérateur d’ordure ménagères d’une agglomération de 200. 000 habitants, doublés de rejets de composés spécifiques aux déchets traités (éléments radioactifs) et au procédé TDN THOR (composés organiques volatils). Un rejet populaire et solidaire par le territoire narbonnais L’enquête publique effectuée à la fin de l’été 2016, en pleine rentrée et vendanges, se serait déroulée dans une quasi indifférence et méconnaissance des réels enjeux environnementaux du projet si l’association RUBRESUS toujours vigilante et perspicace n’avait émis le seul avis défavorable à TDN et argumenté. S’en est immédiatement suivi un relai via des acteurs associatifs et une mobilisation populaire sans précédent dès 2017 qui de réunions publiques en rassemblements place de la mairie et défilés sans fin sur les boulevards de Narbonne sous l’ardeur du Collectif Familles Papillons allaient réunir de milliers de personnes opposées au TDN THOR. Narbonne n’a jamais connu d’événements d’une telle ampleur sur des problématiques environnementales. La mobilisation a bien évidemment fait appel à des pétitions parcourant les communes du Narbonnais, accompagnées de pétitions en ligne, signées par des milliers de citoyens et prolongées par une pétition auprès du parlement européen portée par les citoyens européens soucieux d’un cadre de vie sain en Narbonnaise. Des personnalités de premier plan : Pierre Richard, Gérard Bertrand et bien d’autres nous ont apportés leur précieux soutien et permis une audience élargie du mouvement. La filière vinicole (Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc) a mandaté des contre-expertises sur les impacts du projet TDN menées avec des sommités scientifiques reconnues dans les domaines de la technologie du procédé, des impacts environnementaux, sanitaires, économiques. La filière tourisme est également intervenue activement dès le début. La solidarité du territoire narbonnais s’est aussi exprimée par l’organisation d’évènements caritatifs associant des spectacles avec le chœur des Fernande, Coursan, et la participation très appréciée et unanime des vignerons de Clape et du Narbonnais. Toutes ces belles initiatives ont construit un ciment territorial résistant aux épreuves et au temps. Des armes scientifiques et juridiques en opposition à TDN Détonateur de l’opposition au four TDN dès l’enquête publique, RUBRESUS n’a cessé d’animer scientifiquement les débats en explorant les nombreux dossiers du projet, en élaborant des rapports scientifiques et techniques et en participant à des conférences (préfecture/CoDERST, Mairie Narbonne, Commission Nationale du Débat Public,). Les incertitudes et fragilité technologiques du procédé TDN THOR, la nature de polluants variés susceptibles d’être rejetés (produits de combustion, substances radioactives), leurs impacts environnementaux et sanitaires ont été clairement expliqués. Ces solides bases ont permis de contester point par point les éléments de l’active communication d’Orano virant à une propagande massive étalée par pages dans la presse quotidienne locale. Grâce au formidable accueil reçu lors des campagnes de collecte de fonds (cagnottes en ligne, dons, mécénat) les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont pu engager dès 2018 des recours juridiques envers l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation avec le concours d’un des plus grands cabinets d’avocats en droit de l’environnement, ainsi qu’envers le permis de construire. Ces démarches ont abouti en 2022 à la suspension de l’arrêté préfectoral pour cause d’irrégularités constatées par la Cour Administrative d’Appel de Marseille et à une seconde enquête publique. L’instance juridique a ensuite estimé que les modifications et compléments apportés lui permettait de valider le nouvel arrêté préfectoral d’autorisation en 2023. La procédure juridique a été poursuivie par les deux associations par pourvois devant le Conseil d’Etat. Son jugement en faveur de l’autorisation d’exploitation TDN a été prononcé en octobre 2025. Une instruction chaotique La demande d’autorisation présentée fin 2015 a suivi un parcours chaotique pour se solder par l’abandon du projet en 2026 : 2 procédures d’enquête publique, deux arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploitation et recours juridiques jusqu’au plus haut niveau. Il convient de rappeler que la seconde enquête publique a recueilli près de 500 avis défavorables, ce que le commissaire enquêteur n’avait jamais vu. Les oppositions au projet ont su mettre en évidence les points faibles et impacts néfastes du traitement TDN. Nos solides recours juridiques ont longtemps repoussé la prise de décision de réalisation de l’installation. Au bout des procédures juridiques, Orano s’est enfin aperçu du profond décalage entre son projet TDN d’un autre temps et les enjeux environnementaux et sociétaux actuels et à venir pour finalement abdiquer à réaliser son coûteux projet TDN (environ 100 millions €). Les dindons de ... TDN L’obtention de l’autorisation du projet TDN auprès des autorités (préfet, DREAL) s’est forgée à partir d’avis favorables d’experts, de personnalités locales et d’élus. La justification du projet TDN a été axée sur la nécessité d’éliminer le gigantesque stock de déchets liquides à haut potentiel polluant présents dans des bassins exposés à des risques climatiques et environnementaux. L’avis favorable émis par une personnalité écologiste locale à propos du traitement thermochimique TDN, avis qui a d’ailleurs surpris le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique en 2016, réitéré en commission CoDERSTa fait pencher la balance. De même, les avis du président de la communauté d’agglomération narbonnais et d’autres élus de communes riveraines et de la communauté d’agglomération se sont alignés sur la thèse de l’urgence à éliminer les déchets en bassins par le traitement TDN. On comprend l’embarras et la position délicate de ceux qui ont pointé du doigt les risques des bassins pour justifier TDN et qui aujourd’hui sont abandonnés et miss devant le fait accompli de l’extension substantielle des bassins sans aucune solution de traitement à la clé. En effet, la volte-face d’Orano par l’annonce de l’abandon du projet TDN a été discrètement précédée d’une nouvelle autorisation préfectorale 25 juillet 2025 de rehausse des digues de bassins existants augmentant significativement la capacité de stockage de produits liquides de 32% en la portant de 451 000 à 596 000 m3. Cela, sans enquête publique ni publicité. L’autorisation du traitement TDN THOR a été octroyée notamment sur la foi d’un expert, professeur Université Strasbourg/CNRS, choisi par le préfet, qui a affirmé la faisabilité et la fiabilité du procédé TDN THOR. Une autre expertise sur les impacts sanitaires du traitement a été confiée à l’IRSN et semblait plus réservée quant à l’innocuité de rejet de certains polluants. L’abandon du projet TDN semble aujourd’hui motivée par la prise en compte tardive de l’opposition de la population face aux impacts environnementaux et sanitaires, des consommations massives de ressources (eau, énergie carbonée, réactifs chimiques) et peut-être d’incertitudes de la fiabilité du procédé voire des coûts très élevés d’investissement et d’exploitation du traitement TDN. Tous ces points ont déjà été développés par RUBRESUS. Le renoncement au projet TDN pourrait être perçu comme un désaveu voire une éventuelle décrédibilisation des experts, autorités et instances qui se sont engagé en faveur de TDN.. En prolongement des interrogations sur l’indépendance d’experts ou personnes qualifiées, la parfaite harmonie qui règne au sein de l’observatoire des rejets entre représentant écologiste nommé, Orano, préfecture n’a pas levé nos doutes, notamment après l’absence de réaction à l’abandon de TDN dont ces responsables étaient favorables à sa réalisation ni quant à l’extension significative de la quantité de déchets liquides accumulés dans les bassins dont ils dénonçaient les risques. Les magistrats à tous les niveaux des juridictions qui ont dû recourir à des analyses particulièrement approfondies des requêtes des associations RUBRESUS et COL.E.R.E et des mémoires d’Orano et du préfet n’ont pas été finalement récompensés de leur ardeur à attester la légalité de l’autorisation définitive du projet TDN sitôt mis au placard. Rendre à César ... les honneurs d’avoir dit NON à TDN D’autres élus et représentants ont su se lever pour dire NON à TDN. Les élus du Conseil Départemental ont émis un avis défavorable tout comme la Chambre d’Agriculture de l’Aude devant de CoDERST en 2018 où il n’a manqué qu’une voix contre TDN ... Après avoir invité RUBRESUS à exposer ses arguments devant le Conseil Municipal, le maire de Narbonne s’est prononcé en défaveur du projet TDN (avis consultatif) lors du second CoDERST en 2022. Rappelons les contre-expertises présentées par d’éminents scientifiques ainsi que l’opposition des instances professionnelles de la filière vinicole. Le renoncement d’Orano au projet TDN est à mettre au crédit des résistants à TDN. Et maintenant ... Après l’abandon de TDN et sans autre solution de traitement applicable, Orano va continuer le remplissage des bassins de stockage durant des années encore, peut-être plus, le temps de nouvelles études et de validation d’un hypothétique nouveau procédé. Les recommandations émises dans le cadre du PNGMDR n’ont pas été respectées à ce jour. Que vont faire les autorités et tous les fervents supporter de TDN face au sur-remplissage inexorable des bassins dont ils redoutaient tant les risques ?a légalité de l’autorisation définitive du projet TDN sitôt mis au placard. Pour les 2 associations Joelle Blanc & André Bories le 1er février 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Centrale photovoltaïque de Lafage : communiqué de presse de la Confédération paysanne | Le Clairon

    Centrale photovoltaïque de Lafage : communiqué de presse de la Confédération paysanne Le commissaire enquêteur a rendu un avis négatif à la demande de permis de construire d'une centrale photovoltaïque par la société Reden Investments France : son avis sera-t'il suivi ? Logo confédération Paysanne COMMUNIQUÉ DE PRESSE LIMOUX, le 10 juillet 2026 UN AVIS NÉGATIF ... POSITIF POUR LA LUTTE Le commissaire enquêteur vient de rendre un avis négatif* suite à l’enquête publique portant sur la demande de permis de construire d’une centrale photovoltaïque au sol de 28 hectares présentée comme agrivoltaïque à Lafage par la société Reden Investments France. La Confédération paysanne de l’Aude accueille avec satisfaction les nombreuses réserves émises : Le caractère agrivoltaïque n’apparaît pas suffisament démontré, une consommation importante de terres agricoles, des impacts paysagers significatifs, des enjeux environnementaux qui demeurent sensibles, une insuffisante prise en compte des effets cumulés, des contraintes liées au réseau très basse altitude, des interrogations relatives aux PFAS, une opposition locale importante. Il faut souligner, car c’est assez rare, que le commissaire enquêteur déplore l’absence d’évaluation des risques d’une pollution aux substances per et polyfluoroalkylées (PFAS). Or, ces molécules très toxiques ont été utilisées en 2025 dans la production de 1.5 milliards de panneaux et sous l’effet de l’eau, du vent et des contraintes climatiques, elles se décomposent en molécules plus petites dans l’environnement durant la durée de vie des panneaux (25 à 30 ans). ** D’autre part, il ne suffit pas de faire pâturer des moutons sous des panneaux pour masquer l’unique objectif de ces investissements : la production électrique et la rentabilité d’une société dont les principaux actionnaires sont des acteurs des marchés financiers internationaux***. L’élevage ovin est trop souvent utilisé comme alibi. Ce projet de 28 hectares, comme tant d’autres, détourne la vocation première de terres agricoles. Dans ces conditions, nous voyons mal comment le Préfet pourrait accorder ce permis de construire. La Confédération paysanne de l’Aude, comme beaucoup d’autres associations citoyennes audoises, des Corbières à La piège, restent mobilisées et vigilantes, car des dizaines de projets sont encore en instruction dans notre département. L’espace rural n’est pas à vendre ! * https://www.aude.gouv.fr/contenu/telechargement/37943/260995/file/03%20-%20Conclusions%20et%20avis%20du%20commissaire%20enqu%C3%AAteur%20-%2030%20juin%202026.pdf ** https://coordo-nationale-photorevoltee.org/2026/03/12/impacts-des-pfas-dans-les-centrales-photovoltaiques/ *** https://reden.solar/qui-sommes-nous/#nosactionnaires Contacts Suivre la Conf' de l'Aude sur la toile Lozat Olivier Chargé de l'animation et de la communication 06 31 34 84 59 Confédération paysanne de l'Aude Maison paysanne 1 Av. Salvador Allende 11300 Limoux 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • C'est la saison ! Une recette de tomates farcies... | Le Clairon

    C'est la saison ! Une recette de tomates farcies... Bien avant son introduction en Europe au 16ème siècle par les colonisateurs espagnols de l’Amérique du sud, la tomate était cultivée et consommée par les peuples andins. Mais les européens se méfièrent d’abord de cette plante qu’ils croyaient toxique et d’usage uniquement ornemental et il a fallu attendre le 18ème siècle pour qu’elle soit largement consommée, d’abord en Italie…. Appétissant ! (Photo HR) Nous proposons à nos lecteurs une délicieuse recette de tomates farcies, facile a réaliser, qui nous a été communiquée par un universitaire français T.W., connaisseur de l’Amérique du sud, qui a effectué de longs séjours en Bolivie… LES TOMATES FARCIES TW Ingrédients pour 4 personnes : 500 grammes de viande hachée de bœuf 8 tomates rondes, assez fermes mais pas trop 3 oignons 3 belles gousses d’ail Persil, thym selon goût Beurre Sel, poivre Préparation : · Découper les capuchons des tomates, les conserver. · Evider les tomates, couper 2 des 3 oignons, le persil, le thym et l’ail (2 gousses) très finement, les mélanger avec la viande hachée, saler et poivrer selon goût · Farcir les tomates · Couper l’oignon restant en petits morceaux ainsi que l’ail et la chair prélevée dans les tomates, les disposer au fond d’un plat allant au four · Poser les tomates farcies sur ce lit d’oignons et d’ail et persil les capuchons sur les tomates · Poser une noix de beurre sur chaque capuchon · Placer le tout dans un four préchauffé à 180 ° · Laisser cuire entre 1 heure (attention à ce que la farce ne devienne pas trop sèche, vérifier selon taille et consistance des tomates) · Sortir du four et laisser reposer 2/3 minutes puis servir…. BON APPETIT ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX | Le Clairon

    Au cinéma : MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX un superbe polar années 1950 Tout y est dans cette image d'Iphigénie Atridès France, Belgique – 1h20 - 2025 Un film de Pascal Bonitzer avec Denis Podalydès, Anna Alvaro, Manuel Guillot. Qui ne connait pas le célèbre commissaire Maigret ? Appelé en urgence suite à la mort de Monsieur Berthiet-Lagès, ancien ambassadeur, Maigret découvre que celui-ci avait une relation épistolaire avec la princesse de Vuynes (excusez du peu !), son amour de jeunesse dont le mari vient de mourir. Tout y est, la pipe, le chapeau, le pardessus, la femme, fée du logis et fine cuisinière, le 36 quai des Orfèvres, poussiéreux à souhait et le grand commissaire, économe de mots et pourvoyeur de phrases lapidaires. C'est que ce commissaire est pressé de découvrir le coupable : est-ce la gouvernante très attachée à son patron depuis des années, est-ce le neveu antiquaire légèrement méprisant, l'amour de jeunesse ou le critique de cinéma ? On suit Maigret dans ses déambulations oratoires, un peu assommé par ses insinuations à l'emporte pièce, jusqu'à la chute finale qui rebat toutes les cartes. Bref, on est replongé dans les années 50, on puise dans ses souvenirs les jours pluvieux où l'on s'est délecté d'un "bon polar". C'est un film à lire au second degré servi par des acteurs de talent. Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 20/03/2025 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

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