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  • Le défi d'une concertation citoyenne sur le Rec de Veyret | Le Clairon

    Le défi d'une concertation citoyenne sur le Rec de Veyret Le projet actuel d'aménagement du Rec de Veyret destiné à protéger l'ouest de Narbonne contre des crues de ce cours d'eau rencontre une forte opposition. C'est pour dépasser ce blocage que le maittre d'ouvrage a fait appel à la CNDP (Commission Nationale du Débat Public). Croquis du projet d'aménagement du Rec de Veyret (document SMDA) La concomitance des événements locaux nous invite souvent à une réflexion profonde sur la cohérence de l'aménagement de notre territoire. Hier, vendredi 22 mai, la commune de Montredon-des-Corbières célébrait la reconnaissance nationale de son patrimoine historique. Dans le même temps, le Syndicat Mixte du Delta de l’Aude (SMDA) annonce l'ouverture d'une concertation publique sur le projet d'aménagement du Rec de Veyret, dont l'une des infrastructures majeures pourrait impacter directement ce même site. Comment concilier sécurité des populations, respect de la démocratie locale et sauvegarde de notre Histoire ? Quand deux visions de l'intérêt général se croisent La journée d'hier fut un moment fort pour notre patrimoine local. À l'Hôtel de Ville de Montredon-des-Corbières s'est tenue la cérémonie de remise du chèque de 140 000 € alloué par la Mission Stéphane Bern (Loto du Patrimoine 2025). Cette somme est destinée à la sauvegarde de l'Aqueduc dit des Sources de Fontfroide ainsi que des Montjoies, des édicules servant de regard depuis le moyen-age. Cette réjouissance masque un actte fort de résistance. Le projet de protection contre les inondations porté par le SMDA prévoit la création d'un vaste ouvrage écrêteur de crue précisément sur ce même ecteur de "La Plaine", à Montredon-des-Corbières. Le tracé de cette retenue d'eau menace d'empiéter de manière significative sur l'emprise même de cet aqueduc millénaire. Ce télescopage soulève une question fondamentale de gouvernance publique. Comment l'État peut-il, d'un côté, subventionner la restauration d'un monument historique et, de l'autre, participer au financement (via le PAPI 3) d'une infrastructure lourde risquant d'en altérer l'intégrité ? Il s'agit là d'un enjeu majeur qui devra être mis sur la table lors des débats à venir. Le télescopage a encore d’autres dimensions. Une autre concertation complètement déconnectée est en cours où un sujet crucial porte précisément sur l’aménagement hydraulique du bassin du rec de Veyret. Des options de gare nouvelle à l’ouest de Narbonne sont à l’étude. Elles pourraient reconfigurer le territoire pour le siècle à venir. Toutes sont concernées par le risque d’inondation du Rec de Veyret. Ces deux débats publics en silo sont bordés par des logiques administratives et ignorent la réalité concrete, celle du territoire. Une concertation réclamée de longue date L'annonce par le SMDA, dans les colonnes de la presse locale, de l'ouverture d'une concertation préalable du 1er juin au 31 juillet 2026, sous l'égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), est une étape importante. La désignation d'une garante doit en principe assurer la neutralité des échanges. Cette phase d'écoute n'allait pas de soi. Elle répond à une demande ancienne des riverains, des collectifs citoyens et des élus locaux. Si le directeur du SMDA affirme aujourd'hui que « l'objectif n'est pas de vendre le projet » et que « des marges de manœuvre existent », c'est désormais à l'épreuve des faits que cette volonté de transparence sera jugée. Le format du dialogue en question Si l'initiative de la concertation est à saluer, la méthode retenue interroge notre conception du débat démocratique. Le SMDA a choisi de privilégier des formats restreints. Les échanges se feront dasn le cadre de webinaires en ligne et d’ateliers en présentiel limités à 25 personnes sur inscription. L'absence de grandes réunions publiques ouvertes à l'ensemble de la population est justifiée par la volonté d'apaiser les échanges et de réaliser un travail "technique". Cependant, il est de notre responsabilité de citoyens de veiller à ce que ce format n'exclue pas une partie des habitants, notamment ceux qui maîtrisent moins l'outil numérique ou qui souhaitent simplement s'informer sans avoir à s'inscrire au préalable. L’évacuation des quartiers de la Mayole et Maraussan en janvier dernier a provoqué un choc. La défaillance du barrage de Cap de Pla en 1994 a profondément marqué la mémoire collective locale.. Les inquiétudes liées à la construction de nouvelles retenues d'eau en amont des zones habitées sont légitimes et nécessitent un espace d'expression large et accessible à tous. Quel espace pour les alternatives ? Le budget prévisionnel de cet aménagement, initialement estimé à une dizaine de millions d'euros lors des premières réflexions, avoisine aujourd'hui les 30 millions d'euros. Face à cet engagement financier massif de deniers publics, la concertation ne doit pas se limiter à entériner un choix technique préétabli. Comme le souligne la garante de la CNDP, toutes les questions devront être posées. La réflexion citoyenne devra notamment porter sur l'évaluation rigoureuse des solutions alternatives. L'élargissement et le recalibrage du lit du cours d'eau en aval (vers la ville) ont-ils été étudiés avec le même niveau d'expertise que l'option des barrages écrêteurs ? Quel est le rapport coût/bénéfice environnemental de chaque scénario ? L’avis des opposants sur le sujet est très tranché. Le travail n’a pas été fait. S'informer pour mieux participer Tous les citoyens du Narbonnais, qu'ils soient riverains du Rec de Veyret, passionnés par la préservation des Montjoies, ou simplement attachés à la bonne gestion des risques naturels et des finances publiques, à s'emparer de cette concertation. Participez aux ateliers, suivez les webinaires, consultez les documents techniques mis en ligne par le SMDA, et n'hésitez pas à faire remonter vos analyses argumentées auprès de la garante de la CNDP. La démocratie participative ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. C'est par la qualité de notre réflexion collective que nous pourrons, peut-être, faire émerger un projet qui protège durablement les populations tout en respectant l'héritage précieux que nous a légué l'Histoire. Pour contribuer au débat, les questions et observations peuvent être adressées directement à la garante de la concertation : rachel.vindry@garant-cndp.fr . Laurent Faba pour le Clairon de l'atax le 22/05/2026 1/0 comments debug Commentaires (2) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 2 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents COPAREC 24 mai Noté 5 étoiles sur 5. C'est toute une vallée qui sera dévastée par ce projet dont l'utilité reste à démontrer. Les inventaires "biodiversité" , géotechniques, le diagnostic paysager sont en cours, les inventaires patrimoniaux ne sont pas commencés (voir brochure distribuée à 1500 habitants narbonnais concernés. Comment peut-on parler d'un projet "fiable" avant même de connaître le résultat de ces études. quelle gabegie! Le coût de ce projet pharaonique est payé par nos deniers, pour satisfaire qui ?? De fausses informations circulent pour créer un climat anxiogène et faire admettre ce projet. Seul l'aménagement du rec de Veyret dans sa partie endiguée (le long de l'espace Liberté) est à réaliser immédiatement pour assurer une vraie protection aux habitants des quartiers Maraussan et Mayole. J'aime Répondre ACCA Montredon 24 mai Noté 5 étoiles sur 5. Une simple question, comment un projet qui est légitime comme le soutien le SMDA, peut t'il nécessiter autant d'énergie, d'argent et de communication. Moi, je dirais que le SMDA a besoin de ce genre de projet pour justifier son existence et les millions d,€ qu'ils distribuent. Au delà du barrage, on oublie le dévoiement de la route départementale dans le massif des"Combes" en surplomb. Un massacre écologique sur plusieurs km. J'aime Répondre

  • Au cinéma : L'OBJET DU DÉLIT | Le Clairon

    Au cinéma : L'OBJET DU DÉLIT Un film à voir absolument par les temps qui courrent ! Une analise fine et forte des rapports femme / homme lors de la création d'une représentation des "Noces de Figaro" l'opéra de Mozart qui était, c'est bien connu, un grand féministe ! La déesse de la justice Thétis, mais Justice vaut-elle raison ? France, Belgique – 2h14 – 2026 Ce film a été présenté en hors compétition au Festival de Cannes. Un film d' Agnès Jaoui avec Daniel Auteuil, Agnès Jaoui, Eye Haïdara " Un Vrai Régal " Au cours de la production de l'opéra de Mozart "les Noces de Figaro", le chanteur incarnant le comte Almaviva est accusé d'agression sexuelle. Il n'en faut pas plus pour exacerber les tensions non seulement entre les artistes mais aussi entre les générations. Fallait oser et elle l'a fait !! Oser toucher à la vague #Me Too et le faire avec humour, finesse et intelligence. Agnès Jaoui met les pieds dans le plat en réaffirmant ce qu'elle disait dans une interview “Disons que je suis très #Metoo et pas très “Balance ton porc ”. Elle le fait avec finesse puisqu'elle se sert de Mozart et de l'opéra pour mettre en évidence les points de vue sur la question. Et des points de vue, il y en a et de toutes les formes et de toutes les couleurs politiques. Tous les protagonistes ont droit à la parole et au questionnement. Elle est (la parole), suivant les générations, virulente, mesurée ou fade. Il est vrai qu'on n'aborde pas la question de la même façon suivant qu'on est jeune ou vieux, reconnu ou inconnu, male ou femelle etc… Et Jaoui ne se prive pas d'y mettre une touche d'humour et de distance. Elle nous présente une sorte de western où le présumé innocent est déjà coupable, jugé et condamné par un tribunal populaire, où une photo fait figure de preuve et où celle qui parle le plus fort a surement raison. A l'appel des sacro-saints réseaux sociaux, la chose est déjà jugée, l'individu condamné et mis au ban de la société. Une justice expéditive, bien loin de nos arguties juridiques et de la lenteur de Dame Thémis ! Et tout cela sans que la principale intéressée, la victime ait dit le moindre mot. La voilà au cœur de la polémique, un peu hébétée que le débat enfle au point de crever la bulle de l'absurdité. Mais, c'est une belle et intelligente réflexion qui anime Jaoui, elle nous offre un débat avec toutes les questions, hésitations, atermoiements qui l'anime, elle pointe les contradictions et dit-elle " il suffit de les pointer pour que cela devienne drôle ". Elle nous offre une comédie qui ne laisse pas oublier qu'au-delà de celle-ci, il y a des femmes dont la vie a été brisée. Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 10 / 06 / 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • A la une (List) | Le Clairon

    A la une List Cuisiner un : GÂTEAU AU FROMAGE BLANC D’ALSACE C'est facile à faire, c'est délicieux à goûter et c'est léger à digérer même accompagné d'un petit muscat... Bref une recette sympa proposée par Catherine. Lire la suite... La recette de la BOUCHÉE à la REINE à l’Alsacienne Une recette "secret de famille" transmise de générations en générations, enfin révélée ! Lire la suite... Février 2026, petit road trip presque improvisé : capsule culturalo-temporalogéographique Petite ballade en flânant de Dordogne en Aveyron Lire la suite... Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons Nous poursuivons nos expériences d'une cuisine simple, bio et sans produits ultra-transformés Lire la suite... Au cinéma : VIVALDI et MOI Italie, France – 1h51 – 2025 – Film de clôture de la Quinzaine du Cinéma Italien 2025 Lire la suite... Au cinéma : Yellow Letters Allemagne, France, Turquie – 2h08 – 2025 – Ours d'Or à la Berlinale Lire la suite... Au cinéma : "L'Objet du délit " Une histoire très actuelle Production : France, Belgique – 2h14 – 2026 Ce film est présenté en hors compétition au Festival de Cannes. Un film d' Agnès Jaoui avec Daniel Auteuil, Agnès Jaoui, Eye Haïdara. Lire la suite... Au cinéma : L'OBJET DU DÉLIT Un film indispensable par les temps qui courent : à voir absolument ! Lire la suite... Le 1er mai 2026 à Narbonne C'est la fête du travail et des travailleurs c'est à dire de tous ceux qui contribuent au fonctionnement de notre société Lire la suite... Narbonne : un communiqué du « Collectif 1er mai » Le "Collectif 1er mai" présente l'édition 2026 Lire la suite... Une recette de ″bowl″ épicé et végétarien Les bowls se sont progressivement intégrés à nos habitudes alimentaires, voici une recette que nous envoie une lectrice du Clairon. Si vous avec des idées de préparations simples et gouteuse vous pouvez en faire autant. N’oubliez pas de nous envoyer une photo de votre préparation. Nous la publierons après l’avoir testée. Lire la suite... Une recette fraiche par temps de canicule : la salade de filets de hareng doux au fromage blanc Il fait très chaud, pourtant on a faim parce qu’on a malgré tout fait des efforts physiques au travail en pratiquant des sports ou des loisirs. Mais faire la cuisine dans la chaleur est peu enthousiasmant… Alors pourquoi de pas faire une recette de harengs au fromage blanc, banale dans les pays entourant la Baltique. Peu onéreuse, facile et rapide à préparer, digeste et fraiche, elle est parée de toutes les vertus. Il s’agit d’une sorte de salade de filets doux mélangée à du fromage blanc facile à préparer et facile à digérer… Lire la suite... Au cinéma : LES RAYON ET LES OMBRES (*) France – 3h15 – 2026 Un film de Xavier Gianoli avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl. Lire la suite... Littérature : « HOURIS » un livre de KAMEL DAOUD Prix Goncourt 2024, 417 pages ; éditions Gallimard Lire la suite... 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Celle-ci s’inspire de l’idée d’une Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA), dont le but est de permettre au plus grand nombre l’accès à une alimentation de qualité, ce qui est loin d’être le cas actuellement. Lire la suite... Vers un recul de la règlementation protégeant la santé humaine et animale Après la France qui a réduit les capacités d’action de l’ANSES, autorité initialement indépendante chargée de contrôler la toxicité des produits et d’autoriser leur mise en vente c’est au tour de l’union Européenne de revenir sur des règlementations de protection de la santé humaine et animale pourtant âprement acquises. Lire la suite... Une mise au point de RUBRESUS Cité indument par un article de l'Indépendant paru le 19 janvier dernier, l'association Rubresus remet les choses en place dans un communiqué. Lire la suite... Un appel d’André Bories, président de l’association RUBRESUS Cette association de protection et sauvegarde de l’environnement des Basses Plaines de l’Aude travaille de longue date sur les projets de protection de Narbonne contre les inondations. Ceux-ci ont été lancés il y a près de 30 ans mais n’ont pas encore débouché sur des réalisations alors que les coûts prévus dérapent. Le projet le plus récent, d’un coût très élevé est l’objet de nombreuses critiques, tant sur son coût que sur son efficacité La rédaction Lire la suite... Narbonne : à propos des inondations du 19 janvier 2026 Le programme de protection porté par le Syndicat Mixte du Delta de l'Aude, ainsi que par le cabinet "BRL Ingénierie", repose sur une vision du risque désormais dépassée par l'accélération du changement climatique Lire la suite... Changement climatique : la température planétaire augmente à un rythme inattendu Le réchauffement planétaire progresse plus rapidement que prévu, la température de la mer monte et le budget carbone, c’est-à-dire la quantité de CO² qui peut encore être émis par les activités humaines dans le cadre d’un réchauffement planétaire limité à + 1, 5 degrés, est largement dépassé. C’est ce que révèle une méta-analyse publiée début juin par un cartel de 73 scientifiques dans un rapport annuel publié dans la revue ″Earth System Science Data″. Lire la suite... Le cadmium, une menace à prendre au sérieux En fait, les alertes au Cadmium sont une histoire ancienne. Déjà dans les années 1980, la présence du cadmium et sa toxicité font l’objet de signalements et de reportages télévisés relatifs à la pollution industrielle en Méditerranée ou dans l’estuaire de la Seine. Depuis, les choses ne se sont pas arrangées, car son usage industriel et technologique n’a cessé d’augmenter et donc la pollution qui l’accompagne et ses effets sur la santé. Ce qui est récent et singulier, c’est l’alerte lancée en 2025 par des médecins généralistes qui constatent les effets toxiques de ce métal sur leur patientèle. Lire la suite... Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés Un communiqué des associations RUBRESUS et COL.E.R.E qui raconte l'histoire d'une lutte contre un projet menaçant la santé d'une population Lire la suite... Fête paysanne de La Pasture à Durban-Corbières Un communiqué de presse de l'association La Pasture Lire la suite... Inondations à Narbonne : un communiqué de RUBRESUS L'épisode de pluie bienfaitrice 17-19 janvier nous a littéralement submergés au vu des articles de presse rapportant les versions officielles des autorités et responsables sans aller plus loin sur des dysfonctionnements observés. Lire la suite... Crise agricole ; dur d’être au gouvernement de la France Comment encourager l’extension des haies tout en facilitant leur destruction Lire la suite... Malvési : un livre de Sébastien Navarro aux éditions du Bout de la Ville Quelle histoire ! Chaque page donne une irrésistible envie de lire la suivante ! Lire la suite... ATTENTION IMPORTANT A l’attention des lecteurs du Clairon abonnés à la Newsletter Lire la suite... Corbières : Ne choisissons pas le désert Le département de l’Aude vient de lancer un appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre de l’immense chantier que constitue le traitement des zones brûlées l’incendie des Corbières en août 2025. Il s’agit de la collecte des bois brûles, de leur exploitation, du réaménagement et de la sécurisation des secteurs impactés. Cette opération a été cadrée par un arrêté préfectoral du 9 mars 2026 la déclarant « d’intérêt général et d’urgence » (DIGU). Mais est-ce la bonne méthode qui a été choisie ? Lire la suite... « MURMURATION » de SYLVIE GERMAIN Éditions Albin Michel, 2026 Lire la suite... Au cinéma : HISTOIRES PARALLELES France, U.S.A., Italie – 2h19 – 2026 – Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2026 Lire la suite... Crise du logement : le Parlement européen a fait fort ! En France, environ 2 ,8 millions de ménages attendent un logement. Lire la suite... LE DOGME DU PIRE A quelques jours des municipales 2026 il nous parait important de rééditer cet article de Laurent Fabas paru en juillet 2025 La rédaction du Clairon le 23 février 2026 Lire la suite... La question française de la complémentarité entre énergies renouvelables et nucléaire : quel équilibre ? La décision prise par E. Macron de relancer le nucléaire a entrainé un bouleversement radical de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Lire la suite... Narbonne : une conférence d’Edwy Plenel sur la liberté de la presse Invité par la section narbonnaise de la Ligue des Droits de l’Homme, qui organisait pour la première fois une -Semaine de la liberté de la Presse-, le journaliste Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde et fondateur du journal numérique Médiapart a donné une conférence riche d’enseignements Lire la suite... Narbonne, inventer les filières de demain Quel avenir économique pour Narbonne ? Lire la suite... Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture Ce matin mardi 24 février 2026 Laurent Fabas, entouré de plusieurs membres de la liste « Nous Sommes Narbonne », est allé déposer la liste finalisée de candidature du mouvement aux municipales 2026 à Narbonne. Le dépôt a été accepté par les services de l’État Lire la suite... De la légitimité de nos représentants. Nous proposons à nos lecteurs ce texte du Narbonnais Joël Raimondi. Il s'interroge comme beaucoup de Française et de Français sur la question de la légitimité des élus censés nous représenter dans les différentes instituons politiques qui gouvernent notre pays. En cette période de grande confusion politique où les principes démocratiques dont nous nous réclamions sont mis à mal, quel rapport y a t'il entre les querelles qui agitent les états majors des partis et les préoccupations des citoyens ? N'est-il pas temps de s'interroger sur la légitimité de tous ceux qui se prévalent de nous représenter et de décider en notre lieu et place ? Lire la suite... Communiqué de presse 22 mai 2026 un communiqué du Collectif 1er mai Narbonne Lire la suite... La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? Le coût d'un chantier de cette ampleur implique des calculs complexes reposant sur des variables aléatoires. Ont-ils été bien fait ? Lire la suite... Narbonne sous la chape sécuritaire La municipalité de Narbonne entame la saison estivale 2026 sous le signe d'une surenchère sécuritaire inédite. À travers une batterie d'arrêtés restrictifs ciblant les regroupements, la mendicité ou même les tenues vestimentaires, l'équipe de Bertrand Malquier dessine les contours d'une ville aseptisée. Cette politique d'hygiénisme social repousse la précarité et la jeunesse hors des regards pour transformer l'espace partagé en une simple galerie marchande. Plongée dans les coulisses d'une dérive réglementaire qui sacrifie la convivialité méditerranéenne sur l'autel de l’illusion sécuritaire… Lire la suite... Municipales 2026 : une conférence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" A côté des listes constituées par les partis politiques, une liste citoyenne issue du collectif "Une gauche pour Narbonne" vient d'être crée. Lire la suite... "Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour C’est dans le quartier des Arènes que la liste « Nous Sommes Narbonne » a tenu sa dernière conférence de presse, le 12 mars 2026 précédant le 1er tour des municipales 2026 à Narbonne. Lire la suite... Communiqué de presse : le 1er mai 2026 à Narbonne Après le succès historique de l'édition 2025 pour faire barrage à l’extrême droite, le Collectif 1er mai de Narbonne donne un nouveau rendez-vous ce 1er Mai 2026. Au programme, après la manifestation syndicale le matin, des concerts, des conférences et un grand village des luttes associatives et politiques de 12h à 19h au Palais des Sports, des Arts et du Travail et dans les jardins de la Bourse du Travail. Lire la suite... Municipales 2026 : une conférence de presse de « Nous Sommes Narbonne » On recensait, début mars 2026, 686 listes citoyennes participatives candidates aux municipales 2026 contre 66 en 2020. Cette progression n'est pas sans corrélation avec la croissance d'une défiance grandissante des citoyens envers les candidatures arrangées par les appareils politiques. A Narbonne aussi, la candidature de "Nous Sommes Narbonne" témoigne d'un besoin "d'air frais" exprimé par les habitants. Lire la suite... LA PREMIÈRE AFFICHE OFFICIELLE COLLÉE Nous voici à 10 jours des municipales 2026. Toutes les candidatures sont à présent connues. Lire la suite... La chronique des gens qui ne sont rien De quoi on cause au comptoir Lire la suite... Nucléaire : la France casse sa tirelire ? Où trouver l'argent pour financer les coûts pharamineux de la relance du nucléaire français ? Lire la suite... UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE ″NOUS SOMMES NARBONNE" La liste "Nous Sommes Narbonne -Citoyenne et Populaire" a invité la presse locale ce samedi 28 février 2026, à la fois pour présenter ses membres et pour inaugurer sa permanence située au cœur de Narbonne au 25 de la rue Parerie. Lire la suite... Les tribulations d’un Mercosur pas si sûr Tout comme le marché commun de l’union Européenne, il existe depuis 1991 un marché commun sud-américain. L’idée de base est que le Mercosur peut présenter un débouché commercial intéressant pour l’Union Européenne Lire la suite... Narbonne, municipales 2026 : la question du logement Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignité humaine et le moteur d'un dynamisme économique partagé par tous Lire la suite... Municipales à Narbonne, : un communiqué de NOUS SOMMES NARBONNE A l'issue du second tour des municipales, qui voit la liste de gauche "Narbonne en Grand" conduite par Nicolas Sainte Cluque reléguée en 3ème position et devant l'incapacité du candidat à reconnaître sa responsabilité dans cet échec, la liste Nous Sommes de Gauche met les choses au point Lire la suite... Au ciné : Dossier 137 France - 115 minutes- Un film de Dominique Moll, scénario Dominique Moll et Gilles Marchand avec Léa Drucker Lire la suite... Pour la seconde année une marche des fiertés est organisée à Narbonne Cela s’appelle ″Marche des Fiertés″, mais ça ne se limite pas à cela. Il s’agit d’une fête pour se rencontrer, mais aussi pour se faire connaître et défendre ses droits. Lire la suite... Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP) : un projet incomplet. Le dossier de concertation de la phase 2 de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan est soumis à l'appréciation du public jusqu’au 19 juin. L'impression qui prédomine à sa lecture est celle d'un projet techniquement détaillé, mais dont la vision d'ensemble est enfermée dans un prêt-à-penser technocratique. Interrogeons la robustesse systémique du projet. Lire la suite... Le défi d'une concertation citoyenne sur le Rec de Veyret Le projet actuel d'aménagement du Rec de Veyret destiné à protéger l'ouest de Narbonne contre des crues de ce cours d'eau rencontre une forte opposition. C'est pour dépasser ce blocage que le maittre d'ouvrage a fait appel à la CNDP (Commission Nationale du Débat Public). Lire la suite... Narbonne, projet de barrage sur le rec de Veyret : une nouvelle contribution de Rubresus Le projet de construction d’un grand barrage pour protéger l’ouest de Narbonne contre les inondations, a connu plusieurs versions et de nombreuses péripéties. Sa dernière version a rencontré une forte opposition dans la société civile, tant chez les habitants de la commune de Montredon, impactée par le barrage, que par diverses associations de défense de l’environnement. Ces associations mais aussi des particuliers, dotées de capacités d’expertises, lui reprochent à la fois son coût, son caractère inapproprié et son impact sur des éléments patrimoniaux exceptionnels. Pour tenter de dépasser cette situation, le maître d’ouvrage SMDA a fait appel à l’arbitrage de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public) réputée impartiale et efficace, tout en déployant sa propre communication. Nous publions ici les réactions de l’association RUBRESUS La rédaction du Clairon Lire la suite... Voyager et regarder : "Un petit trip dans le voisinage de l'Aude" Albert Cormary, l’œil bien ouvert, nous raconte son petit tour dans les Pyrénées Orientales. Tout y est : la mer, la montagne, la culture...Un récit vif et précis Lire la suite... Narbonne : communiqué de presse du Collectif 1er mai Appel citoyen à sauver le 1er Mai Lire la suite... Nous Sommes Narbonne : annonce de réunion publique Communiqué de presse Lire la suite... Nucléaire : sommes-nous encore capables de réaliser de grands projets ? Après les dérapages financiers et les retards dans la réalisation des EPR de Flamanville, d’Olkiluoto, et de Hinckley Point c’est un projet concernant une autre partie de la filière nucléaire française, qui est à son tour l’objet de dérapages. Il s’agit du projet CIGEO, le centre d’enfouissement des déchets les plus dangereux produits par l’industrie nucléaire française. Lire la suite...

  • Nucléaire : sommes-nous encore capables de réaliser de grands projets ? | Le Clairon

    Nucléaire : sommes-nous encore capables de réaliser de grands projets ? Après les dérapages financiers et les retards dans la réalisation des EPR de Flamanville, d’Olkiluoto, et de Hinckley Point c’est un projet concernant une autre partie de la filière nucléaire française, qui est à son tour l’objet de dérapages. Il s’agit du projet CIGEO, le centre d’enfouissement des déchets les plus dangereux produits par l’industrie nucléaire française. Marianne rependant les billets (Image Iphigénie Arides) Le projet CIGEO (Centre Industriel de Stockage Géologique) Il vise à stocker sous terre les déchets radioactifs de haute activité moyenne activité à vie longue, dans des couches géologiques profondes et réputées stable. En 2016 EDF et AREVA, les principaux financeurs de ce projet, estimaient son coût à 20 milliards € , chiffre remis en question par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui prévoyait un coût pouvant atteindre 43,6 Mds €. Finalement Ségolène Royal, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie de l’époque, fixait par arrêté à 25 Mds € le coût total de l’opération, pour une période de 140 ans à partir de 2016. Désormais un autre arrêté, co-signé le 30 mars 2026 par Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique ainsi que Maud Brégeon, ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement, et auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'énergie, (ouf !) fixe à 37,02 Mds € le coût total de l’opération (conception, construction, exploitation de Cigéo, ainsi que les charges liées aux assurances, impôts et taxes ). Il s’agit du montant maximum prévu dans le nouveau chiffrage du projet, effectué par l’ANDRA et remis au gouvernement en mai 2025. Mais attention, l’ANDRA précisait que ce chiffrage « est exprimé aux conditions économiques de 2012, ce qui correspond aujourd'hui [...] à 46 Mds € exprimé en euros 2025. » CIGEO, un dérapage parmi d’autres exemples : Les projets ″achevés″ ou en cours de réalisation - EPR Flamanville : coût initial était estimé à 3,3 Mds €, coût actuel réévalué à 23,7 Mds € soit > 7 fois l‘estimation initiale. Actuellement en cours de mise en service avec 12 ans de retard. - EPR d’Olkiluoto en Finlande (Maitrise d’œuvre AREVA) : coût initial était estimé à 3,37 Mds €, coût final est d'environ 11 Mds €, soit > 3 fois estimation initiale. Mise en service commercial avec 13 ans de retard par rapport à la date initialement prévue. - Les 2 EPR d’Hinckley Point en Angleterre (Maitrise d’œuvre EDF) : coût initial était estimé à environ 20,5 Mds €, coût actuel estimé entre 40 et 55 Mds € selon les sources. Mise en service du premier réacteur initialement prévue pour 2025, est repoussée à 2030. Les projets en cours de définition du Plan de relance du nucléaire d’E. Macron (2022) - Coût des 6 premiers EPR 2 : estimé par EDF à 51,7 Mds € en 2022, réajusté à 67,4 Mds € fin 2023, rehaussé à 72,8 Mds en décembre 2025. - Pour la Cour des Comptes, le cout doit être rehaussé à 79,9 Mds € (en euros 2023), en incluant l’inflation et les risques identifiés… - Pour le Magazine « Alternatives Economiques » ce coût passerait à 85 Mds € (en euros 2025) Mais le même magazine, dans un articler de mars 2026 intitulé : « Nucléaire : Enquête sur le vrai coût des futurs EPR » estime qu’en tenant compte de l’évolution du prix du marché de l’électricité et en additionnant tous les coûts qui n’ont pas été pris actuellement en compte (notamment les taux d’intérêts des emprunts), la facture des 6 EPR2 pourrait passer des 72,8 milliards € annoncés par EDF, à près de 250 milliards €, ce qui rendrait invendable l’électricité produite. Une facture salée qui va payer ? Lorsque l’on additionne les 460 Mds € nécessaires, selon la Cour des comptes pour prolonger au-delà de 60 ans la durée de vie des 57 réacteurs nucléaires français, les 250 Mds € de la tranche des 6 EPR2, les 46 Mds € de CIGEO etles 1,25 Mds€ estimés pour le projet de construction d’une nouvelle piscine de stockage du combustible nucléaire usé à La Hague on se trouve devant un besoin de financement de près de 757 Mds € (soit à titre de comparaison environ 43,6 % de la dépense publique prévue pour 2026) . Qui va payer, sachant qu’EDF est endettée en février 2026 à hauteur de 51,5 Mds € et qu’elle est de détenue à 100% par l’Etat suite à sa renationalisation en 2023, lequel Etat est lui-même endetté à hauteur de 3500 Mds € ? Ne vaudrait-il pas mieux investir dans les énergies renouvelables qui mobilisent des financements plus souples et plus en rapport avec les capacités de la France, puissance économique moyenne ? Curly Mac Toole pour le Clairon de l’Atax le 21/04/2026 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Au cinéma : "Les échos du passé" | Le Clairon

    Au cinéma : "Les échos du passé" Allemagne – 2h29 – 2025 - film présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025. Maison au bord de la Baltique (Image par Peggychoucair de Pixabay) Un film de Mascha Schilinski avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler. Quatre jeunes filles adolescentes vivent dans une ferme au Nord de l’Allemagne et nous allons suivre leur évolution sur quatre générations. La maison se transforme au fil des siècles mais les événements qui s’y passent trouvent un écho dans ceux qui s’y sont passés. Alma, Erika, Angelika et Lenka semblent avoir chacune les mêmes préoccupations, la vie et la mort. Indubitablement, c’est un film merveilleux MAIS "râpeux" un peu comme on se râpe les mains contre un mur en crépi. Rien n'est facile, tout est lumineux et noir, un jeu de paradoxes. C'est un film macabre avec un personnage de premier plan: "la mort". Elle est partout, elle s'infiltre quand elle ne se manifeste pas, elle est quand même présente, sournoise, discrète, active. Tout au long de ces deux heures et demi, on va assister à la démonstration de toute la noirceur de l'âme humaine, inceste, avortement, suicide avec pour personnage principal, la jeune fille ou femme. Mascha Schilinski nous promène dans ces années sombres (guerres mondiales), passant d'une décennie à l'autre avec brio, à nous de décrypter et de trouver les dates. Ce n'est pas un film facile, il demande beaucoup d'attention pour se repérer dans le temps. Il y a des moments de grande intensité, des moments sensuels, des moments douloureux, toute la panoplie des états émotionnels est représentée; avec en fond, tapi dans l'ombre, Thanatos qui veille. Tout est travaillé avec minutie dans ce film, le cadrage, les lumières, la musique, bref c'est une symphonie mais elle se mérite. Deux heures trente de plongée dans quatre-vingt ans de vie, on en ressort secoué et râpé ! Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 15/01/2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Une recette de ″bowl″ épicé et végétarien | Le Clairon

    Une recette de ″bowl″ épicé et végétarien Les bowls se sont progressivement intégrés à nos habitudes alimentaires, voici une recette que nous envoie une lectrice du Clairon. Si vous avec des idées de préparations simples et gouteuse vous pouvez en faire autant. N’oubliez pas de nous envoyer une photo de votre préparation. Nous la publierons après l’avoir testée. l'assiette de bowl (photo E.M.) Ingrédients ( pour 2 personnes ) : 80gr de quinoa et boulgour 200 gr de pois chiches égouttés 1 cuiller à soupe d’huile olive 1 cuiller à café de paprika fumé ou cumin Sel et poivre Pour la sauce : 1 yaourt grec, jus d'1/2 citron, filet huile olive, sel et poivre Facultatif : pour garnir et décorer : persil ou coriandre et quelques graines de sésame Préparation : (Temps de préparation : 20 mn. Peu calorique, riche en fibres et végétarien ) Cuisson : Faire cuire ensemble le quinoa et boulgour (1 volume de céréales dans 2 volumes d'eau salée, environ 10 à 12 mn ). Egoutter. Faire chauffer huile dans poêle, y mettre les pois chiches, paprika, sel et poivre et les laisser prendre la couleur et devenir croustillants Mélanger le yaourt, le citron et le filet d'huile olive, sel et poivre Montage : Dans un saladier, disposer le mélange quinoa et boulgour, les pois chiches chauds dessus, ajouter la sauce au yaourt et herbes fraîches ***on peut ajouter des dés de concombre, des tomates cerise et de la fêta émiettée, cela sera plus complet et joli à l'œil Bon Appétit ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.

  • Institutions | Le Clairon

    Institutions Corbières : Ne choisissons pas le désert Le département de l’Aude vient de lancer un appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre de l’immense chantier que constitue le traitement des zones brûlées l’incendie des Corbières en août 2025. Il s’agit de la collecte des bois brûles, de leur exploitation, du réaménagement et de la sécurisation des secteurs impactés. Cette opération a été cadrée par un arrêté préfectoral du 9 mars 2026 la déclarant « d’intérêt général et d’urgence » (DIGU). Mais est-ce la bonne méthode qui a été choisie ? Read More

  • Chronique d’une émancipation citoyenne | Le Clairon

    Chronique d’une émancipation citoyenne Cinquante-cinq ans après l'irruption novatrice d'Hubert Mouly, la boucle est bouvlée ! "Nouveau Narbonne" est devenue cette baronnie immobile, convaincue d’être dépositaire d’un droit divin et usée par le pouvoir. Image par Alexandra_Koch de Pixabay Il aura fallu dix-huit mois. Dix-huit mois d'un interminable tunnel politique pour qu'émerge enfin une proposition claire à Narbonne. Pour comprendre la naissance de la liste « Nous sommes Narbonne », il ne suffit pas de regarder les événements des dernières semaines. Il faut remonter le fil d'une mécanique de l'échec soigneusement entretenue par ceux qui prétendent aujourd'hui incarner l'union ou la radicalité. Nous avons reconstitué l'histoire souterraine d'une émancipation citoyenne qui s'est construite contre les appareils politiques locaux. Le péché originel de l’été 2024 Tout remonte à la vague d'espoir créée par Nouveau Front Populaire. À l'été 2024, les urnes narbonnaises envoyaient un message sans équivoque. Malgré son échec dans la circonscription, sur la commune de Narbonne, la gauche pouvait encore gagner. L'élan citoyen était là, palpable, prêt à déborder sur le municipal. Mais cet élan se brisa net contre un mur de procédure. La candidate aux législatives, aujourd'hui recasée confortablement au sein de "Narbonne en Grand", imagina une structure censée organiser la suite. Elle imposa la création d'un "bureau politique". Sous ce nom, vite renié, se cachait une machine à broyer les initiatives. Ce cénacle réunissait les chefs locaux des partis, avec pour certains un seul objectif cynique. Ils venaient simuler le dialogue pour mieux acter, semaine après semaine, l’impossibilité de s’entendre.L'énergie citoyenne de l'été 2024 mourut dans ces réunions stériles. Le message envoyé à la population fut désastreux. L’imbroglio de l’automne 2024 Dès l’automne, des partis commencèrent à se rencontrer selon un autre format, calqué sur celui des départementales de 2021. Autour du PS se rassemblèrent le PCF, EELV et le PRG. LFI n’était pas invité, pas plus que le MCN (Mouvement Citoyen Narbonnais), pourtant élu avec eux en 2020 dans l’opposition municipale. En coulisse l’explication de ce format était l’impossibilité de travailler avec un animateur LFI local jugé trop conflictuel. Le MCN constituait un dommage collatéral. Mais le vrai motif était stratégique. En créant un arc politique dont il occupait le centre, le PS étaitmécaniquement positionné en point d’équilibre et son candidat devenait naturel. Au sein du PS, la désignation de Nicolas Sainte-Cluque comme chef de file provoqua des remous. Les démissions se succédèrent au conseil municipal révélant son isolement. Sur les 7 postes obtenus en 2020, seulement 4 seront encore occupés par ses fidèles en fin de mandat. Écartés des tractations, les conseillers municipaux du MCN décidèrent alors de reprendre leur autonomie. L’espoir déçu de mai La riposte au meeting du RN le 1er mai 2025 rassembla 8000 personnes. Comme les appareils échouaient à travailler ensemble, la dynamique fut citoyenne. Des figures émergèrent comme celle de Laurent Fabas qui animait l’organisation. Malgré le soutien national de La France Insoumise, l’animateur local de LFI et son comparse se lancèrent dans une campagne de sabotage et de dénigrement. En parallèle, le PS tenta de préempter l’évènement en lançant sa plateforme « Narbonne en Grand ». En réponse, un appel pour le rassemblement d’« Une Seule Gauche » fut lancé par la base. Les protagonistes politiques, pour préserver les chances d’une hypothétique union, restèrent muets dans la presse face à la manœuvre. Une omerta médiatique s'installa pour ne pas insulter l'avenir, laissant le champ libre au narratif du PS. Le piège d'octobre À la rentrée 2025, le collectif « Une Seule Gauche » décida, après des mois de réunions discrètes, de mettre la question de l’union sur la place publique. Il proposait que la méthode change. Il avait identifié un prérequis pour que l’union soit possible : il fallait que personne ne soit exclu des prises de décision. Les postures de LFI et du PS formèrent une sorte de ″miroir bloquant″. LFI posait son programme comme un préalable,le reste pourrait être débattu ensuite. Le PS voulait une tête de liste vite, le reste serait pour plus tard. « Une seule Gauche » organisaune réunion publique le 7 octobre pour montrer que ces positions n’étaient pas incompatibles. Le collectif choisit d’envoyer un communiqué et de ne pas avoir de porte-parole. Le journaliste de l’Indépendant contacta alors Nicolas Sainte-Cluque et le 30 septembre celui-ci tira une première salve dans la presse locale. Il afficha son scepticisme face à l’initiative qui contestait de facto son leadership, attaqua sur la laïcité du collectif et évoqua la probabilité d’un pugilat dans l’article qui annonçait la tenue de la réunion. Lors des séances préparatoires à cette réunion publique se produisit alors un moment lunaire. « Narbonne en Grand » demanda à « Une Seule Gauche » s’ils avaient une candidature à proposer pour la tête de liste. La réponse fut claire : même Nicolas Sainte-Cluque pouvait être tête de liste, si cette décision était prise en commun. La semaine suivante, son camp annonçait « Puisqu'il vous convient, nous l’avons désigné ». La réunion publique du 7 octobre scella en réalité le divorce. Quatre-vingts personnes votèrent à l'unanimité pour poursuivre la démarche engagée par le collectif « Une seule gauche ». L'image était belle : la réalité était plus sombre. Le secrétaire de section du Parti Socialiste prit la parole pour expliquer calmement qu'une stratégie à deux listes au premier tour constituerait une option viable. Le masque tomba. : plus question d’une seule liste… Il fut alors clair pour le Mouvement Citoyen Narbonnais (MCN) que "Narbonne en Grand" ne cherchait pas des partenaires, mais des vassaux. Le 10 octobre, le MCN annonça à Nicolas Sainte-Cluque son refus d'attendre davantage le bon vouloir d'un calendrier socialiste qui jouait la montre. Celui-ci y vit une menace. Des figures de médiation comme Benoît Perez, usées par ce double jeu permanent, jetèrent l'éponge. D’autres comme Laurent Fabas prirent acte de ce naufrage. Celui-ci tenta d'abord de recoller les morceaux, se rendit aux ateliers de "Narbonne en Grand" mais se heurta à un mur. Le refus de travailler avec La France Insoumise était viscéral et définitif. L’idée s’imposa que la seule stratégie pouvant permettre la victoire de la gauche était d’aller renforcer le camp de ceux qu’on n’écoute pas, pour rouvrir les portes qui venaient de se fermer. La guerre d'usure des commissions Une nouvelle dynamique s'enclencha alors. Elle regroupait dans un nouveau collectif réunissant LFI, le MCN, le NPA ainsi que des citoyens non encartés. L'espoir renaissait, vite douché par une nouvelle forme de bureaucratie, plus radicale mais tout aussi bloquante. Le 7 novembre marqua le début d’hostilités internes. Lors de la première réunion publique de ce nouveau collectif, l’animateur local LFI s’empara de la parole en fin de séance. Il annonça unilatéralement la dénonciation des Délégations de Service Public (DSP) sur l’eau comme première mesure phare d’un futur programme. Cette annonce stupéfia les participants. La mesure avait été écartée en réunion préparatoire, compte tenu de son coût et de sa non-conformité au programme nationalde LFI qui aborde cette question avec pragmatisme. Laurent Fabas fut chargé du compte-rendu de cette réunion, mais son texte, fidèle aux débats, fut rejeté par les animateurs LFI qui attendaient un tract politique et non un procès-verbal circonstancié et démocratique. S'ouvrit alors une période surréaliste. Les réunions hebdomadaires du collectif se tenaient dans des cafés. Que ce soit au Théâtre ou aux Quatre Fontaines, le scénario se répétait inlassablement. Les animateurs LFI ouvraient chaque séance en remettant en cause les décisions validées la semaine précédente. La réunion consistait alors à leur réexpliquer des évidences, pour tout recommencer sept jours plus tard. Ils faisaient ainsi subir à leurs plus proches alliés ce qui avait fait exploser le bureau politique du NFP un an auparavant. Le dossier des DSP devint le symbole de cette incompétence dogmatique. Une note technique évalua le coût de la dénonciation brutale des contrats à 34 millions d'euros de pénalités pour l’agglomération. Ce chiffre enterrait le sujet pour toute personne raisonnable. Pourtant, la semaine suivante, le binôme revint à la charge avec le terme "renégociation". Leur seul argument face au risque de faillite municipale tenait en trois mots : "rapport de force". Comme si manifester sous les fenêtres de l'Hôtel de Ville allait effacer les clauses juridiques d'un contrat. Le coup de force raté du 3 décembre La situation devint intenable. Une deuxième réunion publique était programmée pour le 12 décembre. L'ordre du jour prévoyait la désignation démocratique de la tête de liste et le choix du nom du mouvement par un vote public. Conscients de leur position ultra-minoritaireet du fait que l'assemblée ne suivrait pas leurs directives, les animateurs LFI tentèrent un coup de force. Ils annoncèrent qu'il n'était pas question de laisser l'assemblée décider, car elle risquerait de prendre une décision qui ne leur conviendrait pas. Au-delà de cet aveu de faiblesse, ils s’opposaient ouvertement au premier point du programme de LFI : la révolution citoyenne. Ils révélaient ainsi que leur conception de la démocratie participative se limitait à faire valider par la foule leurs propres décisions. Le 3 décembre, la réunion de travail tourna à la dispute. Acculés, l’animateur problématique et ses suivants décidèrent de faire scission. L’autre animateur LFI démissionna sur le champ. Ils partirent seuls. Les habitants de quartier restèrent à la réunion ! la plupart des militants insoumis resta aussi ainsi que les écologistes présentset les autres participants à titre personnel. L'ambiance changea instantanément. Le départ des saboteurs agit comme une libération. Le travail reprit, allégé, efficace, joyeux. La naissance d'une force adulte Ce que les Narbonnais découvrent aujourd'hui sous le nom "Nous sommes Narbonne" est le fruit de cette sélection radicale. Cette liste rassemble ceux qui ont tenu jusqu’au bout dans leur projet d’une candidature démocratiquement désignée, ceux qui ont refusé la tutelle anesthésiante des appareils et le caporalisme inefficace de petits chefs insoumis. Ces mois de lutte n'auront pas été inutiles : ils ont forgé un collectif immunisé contre le leurre dess éléments de langage et se sont rodés à l'exercice de la contradiction. Jean-Luc Maury et Nicolas Sainte-Cluque ont rendu, bien malgré eux, un fier service à cette liste citoyenne. En essayant de l'étouffer, ils l'ont obligée à devenir adulte, compétente et totalement indépendante. Il y a une ironie féroce à regarder la situation politique à Narbonne aujourd’hui. Pour comprendre ce qui se joue avec « Nous sommes Narbonne », il faut ouvrir les livres d’histoire. Lors des élections municipales de 1971, un avocat nommé Hubert Mouly faisait irruption dans une ville verrouillée depuis des lustres par la gauche traditionnelle. Face à l'hégémonie des appareils et des candidats « sortants », il avait refusé les étiquettes. Il avait rassemblé la société civile et les compétences localement disponibles sous une bannière inédite, « Nouveau Narbonne ». Son credo était simple : la ville avant les partis. A l’issue du scrutin, il avait balayé le vieux monde. Cinquante-cinq ans plus tard, la boucle est bouclée. "Nouveau Narbonne" est devenue cette baronnie immobile, convaincue d’être dépositaire d’un droit divin et usée par le pouvoir. Et face à elle, que voyons-nous ? Une liste citoyenne, menée non plus par un avocat, mais cette fois par un ingénieur, qui refuse d’être mise sous tutelle et qui prétend rassembler toutes lescompétences locales pour "réparer" la ville. En forçant le verrou des appareils de gauche et en s'adressant directement aux Narbonnais, « Nous sommes Narbonne » ne fait rien d'autre que réactiver la méthode gagnante d'Hubert Mouly. La différence est cependant cruciale, « Nous sommes Narbonne » veillera dans son projet à ne pas installer au pouvoir un nouveau clan de notables. La rédaction le 20 /12/2025 1/0 comments debug Commentaires (3) Noté 3,5 étoiles sur 5. 3.5 | 2 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents hubert reys Admin 30 nov. 2025 Noté 4 étoiles sur 5. oh on y est arrivés J'aime Répondre Vincent Witz 30 nov. 2025 En réponse à hubert reys t'es fort ! J'aime Répondre Vincent Witz 30 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. tres bon article J'aime Répondre

  • La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? | Le Clairon

    La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? Le coût d'un chantier de cette ampleur implique des calculs complexes reposant sur des variables aléatoires. Ont-ils été bien fait ? Monument, Tchernobyl, Ukraine (image Pixabay) Qu’on soit pour ou contre le recours au nucléaire comme source d’énergie, la question qui reste posée en France est celle de la sureté qu’offre cette filière dont les installations sont réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain. - D’une part parce que la France est l’un des pays les plus nucléarisés du monde : si l’on additionne les critères du nombre de réacteurs (2ème rang mondial) ; de la puissance installée (dans les 3 premiers) et de la part du nucléaire dans la production d’électricité (1er rang), on cumule des risques d’incidents voire d’accidents. - D’autre part parce que l’histoire du nucléaire français est émaillée de nombreux dysfonctionnements : qu’il s’agisse de pannes, de malfaçons, de tromperies, de dérapages financiers, d’erreurs techniques, etc. - Enfin parce que certaines parties de la filière fonctionnent grâce à des solutions provisoires, incomplètes, ou en cours d’expérimentation : qu’il s’agisse du stockage des déchets produits par la transformation du minerai d’uranium (yellow cake) en tétrafluorure d’uranium (UF4), du stockage saturé des installations de la Hague, ou de celui des déchets ultimes (Déchets de haute activité (HA), ou RTCU (Résidus de traitement de conversion de l’uranium). La sureté ; une question qui ne peut pas être éludée La réforme de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), transformée en janvier 2025 en ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), a voulu donner plus de ″souplesse″ à la mise en œuvre du plan de relance du nucléaire édicté par le président E. Macron, malgré l’opposition des personnels et des milieux scientifiques. C’est pourtant la question de la sureté de la filière qui resurgit dans les propos de Pierre-Marie Abadie, président de la nouvelle ASNR, qui indique que la question de la sûreté des installations est partie intégrante des conditions et modalités de leur fonctionnement. Pour lui, l’une des missions de l’ASNR sera d’éclairer le choix des décideurs politico-économiques sur cet aspect du fonctionnement de la filière nucléaire. Il considère que la sûreté est un élément clé de la performance globale de l’industrie du nucléaire (Ndlr : la rentabilité de l’EPR de Flamanville est actuellement remise en cause par la Cour des comptes ). Pour P.M. Abadie, les moyens de l’ASNR seront recentrés sur « les bons sujets, au bon moment » , c’est-à-dire sur le plan de relance du nucléaire. A savoir : les nouveaux EPR 2, la prolongation des réacteurs en activité au-delà de 60 ans. Considérant que certaines parties et pièces des réacteurs ne peuvent être remplacées si elles sont usées, il s’agir donc de formuler le plus précocement possible un avis de l’ASNR sur les points de sûreté qui empêcheraient toute prolongation des réactuers et d’esquisser des solutions à ce problème…Il en est de même pour les installations du cycle du combustible, actuellement en état de saturation, voire d’obsolescence. Pour ″diplomatiques″ qu’elles soient, les déclarations du Président de l’ASNR, nommé par décret du président de la République, sur proposition du Premier ministre, confortent l’idée que la prise en compte de la sécurité a été insuffisamment prise en compte lors de la décision de relancer la filière nucléaire française. Autre ″flou″ du plan de relance du nucléaire : la question du coût et du financement des 6 nouveaux EPR 2 Alors que la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) arbitrant en faveur du nucléaire a été promulguéepar décret le 12 février 2026, une enquête réalisée par « Alternatives économique » remet en question les chiffrages annoncés par EDF. La réalisation et la mise en service des 6 EPR pourrait , selon ce magazine, atteindre 250 milliards €. De son côté, à la mi-décembre 2025, le groupe EDF annonçait un « devis prévisionnel du programme EPR2 à hauteur de 72,8 milliards d’euros ». Un devis définitif pour la construction des 6 EPR2 est attendu dans les prochaines semaines et la décision d’investissement devrait être prise en fin d’année 2026. Mais ce chiffrage annoncé ne peut qu’être remis en question selon Alternatives Economiques car il présente de nombreux « écrans de fumée » : - Le chiffrage de 72,8 Mds est estimé fin 2025 en euros de 2020. Mais en intégrant l’inflation la facture monterait à 85 Mds € au prix 2025 - Le dernier devis prévisionnel n’est pas fondé sur des plans détaillés et finalisés des EPR2 , des oûts supplémentaires ne sont pas exclus, les plans une fois achevés. D’autre part le devis ne tient pas compte du coût de la mise en exploitation en fin de chantier et du coût du futur démantèlement - L’effet de série , invoqué par EDF , censé provoquer une basse des coûts de 30% entre le 1er et le 6ème EPR 2 n’a jamais été démontré lors des chantiers précédents - Le coût du financement du programme EPR2 est passé sous silence. Compte tenu du risque financier élevé présenté par cette opération , le taux demandé génèrerait, pour équilibrer l’opération, un prix de vente de l’électricité produite incompatible avec les prix du marché (pour 7 % de taux envisageable, le prix de revient serait de 150 €/MWh alors que les prix du marché estimés à la mise en service, se situeraient entre 50 et 55 €/MWh. L’opération ne tiendrait financièrement qu’avec une aide de l’Etat qui resterait à négocier avec Bruxelles. - Pour trouver une source de financement adéquate, par exemple sous forme de prêts bonifiés à EDF, l’Etat pourrait aussi effectuer des prélèvements sur le Livret A, au détriment du financement du logement social (ndlr : ce qui nécessiterait une modification du code de l’épargne). - Enfin, compte tenu des perspectives de consommation d’électricité à 10 ans qui sont actuellement revues à la baisse les pris du marché de l’électricité suivraient pareillement. En prévision d’une telle tendance, il s’agit d’assurer à EDF un prix garanti afin d’équilibrer l’opération EPR2. Pour un différentiel de prix du marché estimé à 30 €/MWh, multiplié par la production de six EPR pendant quarante ans, la garantie de revenu s’établirait selon les calculs à 85 milliards € …,, Ainsi, en tenant compte de l’évolution du prix du marché de l’électricité et en additionnant tous les coûts qui n’ont pas été pris actuellement en compte, la facture des 6 EPR2 peut passer des 72,8 milliards € annoncés par EDF, à près de 250 milliards €. Au manque de sureté technique s’ajoute le manque de sûreté financière. Est-il bien sérieux ce plan de relance du nucléaire ? Curly Mac Toole pour le Clairon de l’Atax le 20/02/2026 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vital 23 févr. Noté 5 étoiles sur 5. La relance nucléaire est un gouffre financier pour construire ces nouveaux EPR2. Mais avec la gestion des déchets, la facture réelle dépassera les 100 milliards d’euros rien que pour le projet d'enfouissement à Bure. Enterrer ces poisons n’est pas une solution, mais une impasse dangereuse qui condamne les générations futures. Entre risques d’incendie et fuites radioactives, la sécurité de ce projet d'enfouissement dénommé Cigéo est une illusion. Le projet tel qu'il est conçu actuellement est d'ailleurs déjà trop petit : pour stocker les déchets des futurs EPR2, il faudrait agrandir Bure... et payer un supplément de quelques dizaines de milliards d'euros. Là-bas, rien n’est encore enterré. Sur le terrain, la résistance est déterminée. La lutte à Bure reste le dernier rempart contre cette fuite en avant irresponsable. En persistant dans ce délire industriel, l'État ne construit aucune indépendance énergétique, mais il condamne nos enfants à payer, pour l'éternité, le prix de nos poubelles nucléaires. Modifié J'aime Répondre

  • LE DOGME DU PIRE | Le Clairon

    LE DOGME DU PIRE A quelques jours des municipales 2026 il nous parait important de rééditer cet article de Laurent Fabas paru en juillet 2025 La rédaction du Clairon le 23 février 2026 Débat, toute ressemblance ( (Image AI Iphigénie Atridès de Pixabay) Les élections municipales approchent, alors que les temps sont à la crise économique et politique, rien ne semble troubler les habitudes des la classe politique locale. Ici et là, dans les villes grandes ou moyennes, se livrent des guerres picrocholines où s’affrontent des candidatures, mais très peu de contenus. La gauche qui pense maintenir son implantation locale, à déjà mis en place quelques superbes machines à perdre, tandis que la droite et l’extrême droite rêvent à un destin glorieux et à la conquête de nouveaux fiefs dans le crépuscule du macronisme. Y a-t-il un chemin pour sortir de ce bourbier ? Peut-être, mais il faut sortir des chemins battus : c’est ce que nous explique Laurent Fabas dans un plaidoyer argumenté en faveur des initiatives citoyennes. La rédaction du Clairon La Fracture Invisible de la Gauche Dans chaque assemblée, à chaque veille d'élection où la menace de l'extrême droite se fait plus pressante, le même débat fratricide resurgit, telle une fracture invisible qui divise la gauche. Les termes de la controverse sont simples. Sans union la victoire de l’extrême-droite, immédiate ou prochaine, est assurée. Pour beaucoup, le barrage est alors une évidence morale comme stratégique. Mais d'autres formulent une critique acerbe de ce choix, héritée d'une longue tradition révolutionnaire. Se ranger derrière des forces réformistes jugées complices du système, serait un pacte avec le diable. Prendre part à un barrage serait se faire l'instrument d'une trahison annoncée, qui, en décevant les espoirs populaires, ne ferait que renforcer, à terme, ceux contre qui l’union s’est formée. Cet argument, sous couvert de radicalité, a pour principal effet de paralyser l'action et de semer le doute. De cet argument émerge une formulation aussi naïve que démobilisatrice en l’absence d’une gauche de rupture dominante, autrement dit presque toujours et presque partout : ″empêcher l’extrême-droite de gagner la renforce″ . La plupart abandonnent là le combat. Les quelques augures qui se pensent en capacité de voir à travers cet abîme croient distinguer alors, tel un mirage, ce moment où ayant refusé toute compromission, leurs idées triompheront. Alors autant ne pas s’opposer à l’extrême droite. ... L’histoire de la gauche regorge de ces stratégies du pire n’ayant engendré aucun triomphe, pourtant l’argument a toujours ses tenants. Anatomie d'un Dogme Avant de réfuter un argument, il faut le comprendre dans toute sa force, voire lui rendre justice. La critique de l'unité avec le centre gauche n'est pas une simple posture de purisme stérile. Elle s'ancre dans une analyse politique cohérente et des craintes valides. Cette méfiance envers les alliances avec les courants réformistes de la gauche plonge ses racines dans les débats stratégiques du mouvement ouvrier du XXème siècle. L'expression la plus tristement célèbre de cette ligne fut la stratégie "classe contre classe" adoptée par l'Internationale Communiste à la fin des années 1920 et au début des années 1930. À cette époque, la social-démocratie, accusée d'être la "gauche de la bourgeoisie" et de trahir les intérêts du prolétariat, était qualifiée de "social-fascisme". L'idée sous-jacente de cette pensée est que, face à la crise du capitalisme, la social-démocratie et le fascisme sont les deux faces d'une même pièce pour destinée àmaintenir la domination de la classe dirigeante. L'une par la ruse et la réforme illusoire, l'autre par la force brute. L’une menant, de toute façon, à l’autre. La gauche réformiste, en cherchant à aménager le système plutôt qu'à le renverser, serait objectivement un obstacle à une véritable transformation sociale, et donc, indirectement, une alliée du maintien de l'ordre existant. L'argument pour refuser le combat contre l’extrême-droite se déploie souvent comme un scénario implacable en trois actes, une tragédie grecque où chaque acte mène inéluctablement au suivant. Le premier acte est celui de l'union . Pour parvenir à un accord avec des forces plus modérées, la gauche radicale est contrainte de mettre de l'eau dans son vin. Les propositions les plus transformatrices sont édulcorées, voire abandonnées. Ce faisant, la gauche radicale perd non seulement son tranchant programmatique, mais aussi son autonomie politique. Elle devient, aux yeux de ses critiques, une simple caution de gauche pour une politique qui ne sera, au fond, qu'une gestion plus humaine du capitalisme. Elle prête sa crédibilité et son énergie militante à un projet qui n'est pas le sien. Le deuxième acte se joue une fois l'alliance parvenue au pouvoir . Confrontée aux réalités du système comme la pression des marchés financiers et les contraintes budgétaires, la coalition est rapidement mise au pied du mur. N'ayant ni la volonté, ni le rapport de force suffisant pour opérer une rupture franche, elle est condamnée à mener des politiques qui décevront profondément sa base sociale. Les promesses de changement se heurtent au mur de l'argent et aux structures du pouvoir économique. Les réformes, si elles existent, sont timides, insuffisantes, et finissent par ressembler aux politiques qu'elles prétendaient combattre. La trahison n'est pas vue comme une défaillance morale, mais comme une conséquence structurelle de l'intégration au système. Le troisième et dernier acte est celui où l’extrême-droite récolte les fruits amers de cette déception . Les électeurs, qui avaient cru au changement, se sentent floués. Ils ne font souvent pas la distinction entre les différentes composantes de la gauche qui a gouverné et les mettent toutes dans le même sac. La colère et la désillusion se tournent alors vers ceux qui apparaissent comme les seuls véritables antisystème, ceux qui n'ont pas encore trahi. L’extrême droite, qui a observé ce processus depuis l'opposition, peut alors se présenter comme le seul recours face à une élite politique, gauche et droite confondues, jugée uniformément corrompue et impuissante. Chaque échec d'une gauche, unie mais modérée renforce ainsi la crédibilité de l'extrême droite. Face à ce scénario perçu comme inéluctable, certains choisissent donc l’isolement stratégique. Toute alliance étant un piège, la seule voie honorable et efficace serait de construire une force révolutionnaire autonome, intransigeante sur ses principes, refusant les compromissions. L'arrivée de l’extrême droite au pouvoir, bien que redoutée, est parfois vue comme un mal nécessaire, un moment de vérité qui, en révélant la nature brutale du capitalisme, dissiperait les illusions réformistes et créerait les conditions d'une prise de conscience populaire et d'une véritable confrontation révolutionnaire. Ils font le pari, souvent tragique, que le pire peut accoucher du meilleur. Comprendre cette logique est essentiel. Car il est nécessaire de reconnaître la profondeur de ces craintes et la cohérence de cette analyse pour espérer y opposer une alternative crédible, non pas en niant les risques, mais en proposant une autre manière de les surmonter. Ce raisonnement de la radicalité est toujours jugé solide par ses tenants. Pourtant l’histoire l’a disqualifié avec fracas. Dans l’entre deux guerres, il divisa le front ouvrier, en particulier en Allemagne. Depuis il est souvent cité parmi les éléments ayant facilité l'arrivée du fascisme au pouvoir. Et très loin de mener à une révolution, l’œuvre d’épuration idéologique consécutive à la prise du pouvoir de l’extrême-droite ne fut stoppée que par la capitulation militaire. Mais à mesure que ses témoins s’éteignent, l’histoire s’oublie. Contre le piège de l'alliance des appareils, l’initiative autogérée Face à la logique bien huilée du dogme de la politique du pire, l'expérience d'une initiative citoyenne et auto-organisée en est une réfutation pratique. Elle ne nie pas la validité de certaines craintes historiques, mais elle démontre que les prémisses sur lesquelles repose l'argument de la trahison inévitable ne s'appliquent tout simplement pas lorsque l'unité se construit par le bas, dans l'action concrète et en dehors des logiques d'appareil traditionnelles. Le premier acte du scenario que redoutent ceux qui refusent de lutter contre l’extrême droite s’articule autour d’accords de sommet, où les états-majors des partis négocient des compromis qui affadissent les programmes et diluent les identités radicales. Or, une initiative autogérée ne relève pas de cette logique. Il ne s'agit pas d'une alliance formelle entre organisations politiques, mais d'une convergence spontanée, née de l'initiative de citoyens, d'artistes, de collectifs et de militants associatifs ou syndicaux. Dans ce schéma, les partis politiques ne sont pas les architectes de l'unité, mais des participants invités à rejoindre un mouvement qui les précède et les dépasse. La dynamique de pouvoir est inversée. La gauche radicale ne doit pas négocier sa place et faire des concessions à une gauche molle hégémonique. Au contraire, l'ensemble des forces, y compris les plus institutionnelles, doivent s'insérer dans un cadre défini par la base, un cadre souvent plus exigeant et créatif que ne le seraient des tractations entre appareils. L'autonomie n'est donc pas perdue, elle est le moteur même de l'action. La question de la caution de gauche est ainsi retournée. Ce sont les organisations qui apportent leur soutien à une initiative populaire authentique, et non l'inverse. L'argument de la trahison inévitable repose entièrement sur le cycle : promesse électorale → conquête du pouvoir → gestion décevante. Mais qu'advient-il de cet argument lorsque l'objectif de l'unité n'est pas un programme de gouvernement, mais une transformation tangible à l'échelle locale, une victoire culturelle, ou la création d'un contre-pouvoir citoyen ? Nombre d'initiatives autogérées ne visent pas à présenter un catalogue de mesures à appliquer après une victoire aux urnes. Leur but est souvent immédiat et incarné : créer un lieu de solidarité, organiser un festival culturel engagé, mettre en place une coopérative, lutter contre un projet néfaste, ou simplement occuper l'espace public pour y faire vivre d'autres valeurs. L'unité se scelle sur une action partagée, ici et maintenant, et non sur une promesse pour un avenir incertain. Le cycle "promesse → pouvoir → trahison" est donc brisé à sa racine, car l'action ne s'inscrit pas nécessairement dans ce cadre électoraliste et gouvernemental. La déception future, qui alimenterait l’extrême droite selon la critique, n'a donc pas de prise sur des mobilisations dont les fruits sont cueillis dans la réussite de l'initiative elle-même, dans le lien social créé, et dans la conscience collective qu'elle engendre. La crainte que l'unité avec des forces plus modérées ne conduise à la perte d'autonomie des courants les plus critiques et à la démobilisation du peuple est également contredite par l'expérience des initiatives autogérées. Loin d'être diluée, la dynamique la plus créative et la plus radicale, dans son sens étymologique de retour aux fondamentaux de l'action collective et de la démocratie directe, émane en général de la base. Elle qui insuffle l'énergie, invente les formes d'organisation horizontales et fixe le cadre d'une action qui va bien au-delà de la simple opposition ou de la gestion institutionnelle. De plus, de telles initiatives sont l'exact contraire d'un processus de démobilisation. En permettant à des individus de tous horizons de participer activement à la construction d'une alternative, en leur donnant le goût de l'action collective, en créant des réseaux et des solidarités, elles sont un puissant vecteur de politisation. Elles ne canalisent pas la colère vers une simple échéance électorale abstraite. Elles la transforment en une force constructive, en une capacité d'organisation et en une conscience politique renouvelée. Le peuple n'est pas désarmé par une alliance de sommet, il s'arme lui-même de l'expérience du pouvoir d'agir collectivement. En somme, l'initiative citoyenne, par sa nature même, expose les limites d'une critique prisonnière d'une vision fermée des rapports politiques, où seuls les appareils définiraient le champ de la lutte. Le réel, ici, se montre plus inventif, plus diversifié et plus porteur d'espoir que le dogme. Prolonger la Dynamique dans le champ municipal L'expérience d'une initiative autogérée contre l’extrême droite désamorce les critiques théoriques contre une union large. Elle ouvre dès lors une perspective stimulante. Cette énergie et cette méthode apporteraient beaucoup sur le terrain électoral, en particulier celui, si concret, des élections municipales. La vigilance est de mise, car le passage à une logique de conquête du pouvoir réactive inévitablement les craintes de dilution et de trahison. Pourtant, l'héritage du processus auto-organisé offre des antidotes puissants pour éviter les pièges du passé. Il ne s'agit pas de nier les risques, mais de construire une stratégie municipale qui soit le prolongement direct de l'esprit de l’initiative citoyenne contre l’extrême droite, et non sa négation. - La première garantie contre une alliance de sommet qui trahirait sa base, réside dans la genèse même de la liste électorale. Elle ne saurait être, comme c’est trop souvent le cas, une simple addition de logos de partis négociée en catimini. Le mécanisme de la loyauté est ici le cœur du propos. Chaque membre d’une liste doit sa place à une personne ou à une structure. Le membre de la liste est alors redevable envers ce à quoi il doit sa place. Il regardera dans la même direction pour briguer d’autres fonctions et ne tiendra plus que marginalement compte de sa base. Il la décevra. Pour désamorcer ce cycle, le regard de chaque membre de la liste doit être tourné vers la base. La vertu d’une initiative autogérée contre l’extrême-droite est de révéler cette base. Une base expurgée des courtisans qui n’y ont vu aucun gain personnel à prendre. La coalition municipale doit être l'émanation directe du collectif des forces agissantes du territoire ainsi révélées. En lui étant loyal, chaque futur élu reste directement connecté à sa base. . La coalition municipale doit être l'émanation directe du collectif des forces agissantes du territoire ainsi révélées. En lui étant loyal, chaque futur élu reste directement connecté à sa base. L a composition de la liste doit refléter la diversité des acteurs mobilisés . Citoyens non-encartés, figures du monde associatif et culturel, artistes doivent se tenir aux côtés des représentants des forces politiques et syndicales. Ces derniers ne doivent pas contrôler seuls les places éligibles ou la tête de liste. L'ordre des priorités doit être dicté par la légitimité acquise dans l'action, et non par des calculs d'appareil. Le programme ne peut être un document technocratique , issu d'un compromis entre ″experts″. Il doit être le fruit d'une co-construction dans un esprit d’horizontalité. Que ce soit à travers des assemblées citoyennes dédiées, des ateliers programmatiques ouverts à tous ou des consultations thématiques sur le terrain. Les propositions émergent de la base, sont débattues collectivement, et la synthèse finale reflète ce travail partagé. La légitimité du programme vient alors de son processus d'élaboration autant que de son contenu. Les élus, une fois installés, ne doivent pas se couper de leur base et céder aux pressions du système. Pour contrer ce risque, le projet municipal ne doit pas se contenter de promettre un ensemble de mesures, mais une méthode de gouvernance radicalement différente. L'engagement principal doit porter sur l'instauration d'une démocratie participative et délibérative réelle et continue. Cela va bien au-delà des simples réunions publiques consultatives. Il s'agit de porter des mécanismes de contrôle populaire et de co-décision : · Transparence absolue des débats, des décisions et des finances municipales. · Assemblée citoyenne permanente, indépendante de la municipalité élue et tirant sa légitimité du succès de l’initiative citoyenne. Elle assure un rôle de suivi critique, d'alerte, mais aussi de soutien et de proposition. Il s’agit du contre-pouvoir organisé qui empêche le "chèque en blanc" et qui maintient les élus sous la pression constructive de ceux qui les ont portés au pouvoir. La "trahison" est ainsi rendue bien plus difficile, car le lien avec la base n'est jamais rompu. · Budgets participatifs dotés de moyens significatifs et portant sur des enjeux structurants. · Comités de quartier, ateliers publics thématiques, ou assemblées locales ouvertes disposant d'un véritable pouvoir d'initiative et de suivi. · Référendums d'initiative citoyenne (RIC) locaux sur les projets engageant l'avenir de la commune. La vieille opposition entre réforme et révolution perd de sa pertinence lorsque la dynamique citoyenne s'empare de la question du pouvoir. À l'échelle municipale, la véritable radicalité ne réside pas dans des proclamations grandioses de rupture. Celles-ci sont souvent hors de portée d'une municipalité seule. Elle réside dans le transfert effectif du pouvoir des mains du maire et de l'administration à celles des habitants. Cette démarche est profondément révolutionnaire dans ses implications pour la vie démocratique locale. Elle s'attaque à la racine de l'apathie politique, de la défiance envers les élus, et du sentiment d'impuissance qui nourrit le vote d’extrême droite. En redonnant du pouvoir d'agir aux gens, le goût de la politique et l'envie de défendre le bien commun renaissent.Pour échapper au cycle de la déception et de la trahison, il ne suffit pas de promettre un autre programme, mais une autre politique. Conclusion : L'Action comme Antidote au Vertige de la Pureté Ceux qui se drapent dans la toge de l'intransigeance révolutionnaire, cachent souvent une posture plus ambiguë. Ils se réfugient dans un confort intellectuel qui s'accommode mal du tumulte et des imperfections de l'action réelle. Car il est toujours plus aisé de prédire la trahison que de construire la confiance, plus simple de dénoncer l'échec programmé que de s'atteler à la tâche complexe de bâtir une victoire collective. L’émergence d’une initiative citoyenne contre l’extrême droite fissure cette logique. Il ne s'agit plus alors de choisir entre un barrage sans vision et un pari sur la catastrophe salvatrice. Il s'agit de construire une force politique qui tire sa légitimité de sa capacité à mobiliser, à fédérer et à améliorer concrètement la vie des gens. Le véritable piège n'est donc pas l'unité, mais cette forme subtile d'esquive qui, sous couvert d'une analyse implacable, préfère la certitude de la critique à l'incertitude du combat. Face à l'urgence, la seule réponse qui vaille est celle de l'action collective, lucide sur ses difficultés, mais résolue dans ses objectifs. Car l'histoire ne s'écrit pas avec ceux qui ont eu raison trop tôt dans leur coin, mais avec ceux qui, ensemble, ont osé prendre leurs responsabilités. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 20/07/2025 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Martine 23 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Merci pour cette piqûre de rappel 🙂 J'aime Répondre

  • Corbières : Ne choisissons pas le désert | Le Clairon

    Corbières : Ne choisissons pas le désert Le département de l’Aude vient de lancer un appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre de l’immense chantier que constitue le traitement des zones brûlées l’incendie des Corbières en août 2025. Il s’agit de la collecte des bois brûles, de leur exploitation, du réaménagement et de la sécurisation des secteurs impactés. Cette opération a été cadrée par un arrêté préfectoral du 9 mars 2026 la déclarant « d’intérêt général et d’urgence » (DIGU). Mais est-ce la bonne méthode qui a été choisie ? Corbières calcinées (IPhoto LF) Huit mois après le brasier, l'odeur âcre de la sève brûlée a fini par quitter les vallées des Corbières. Le vent de Cers a balayé les cendres. Les pouvoirs publics ont spectaculairement accouru au chevet des vignerons sinistrés et ont arrosé les souches calcinées de chèques de secours pour maintenir l'économie locale sous perfusion. La crise structurelle est toujours là. La vigne recule. Les broussailles préparent déjà silencieusement le combustible des futurs enfers estivaux. Loin des grands domaines agricoles, notre massif se caractérise par ses petites unités foncières. Une multitude de parcelles minuscules témoignent du temps où nos ancêtres ont conquis les garrigues à la recherche de subsistance. Ils n’avaient alors que leur dos pour porter les pierres et dessiner notre paysage pour les siècles à venir. Ce foncier rocailleux et pentu ne présente aucune valeur marchande. Leurs héritiers ont souvent quitté les Corbières ou n’ont parfois jamais su où se trouve leur héritage. Pourtant ces lopins de terre incarnent pour beaucoup l'attachement aux racines familiales. Ces petits propriétaires contemplent leurs pins noircis avec angoisse. Ils ignorent totalement comment financer un nettoyage hors de prix. Une bataille feutrée se joue aujourd'hui autour de ces lopins de terre. Le Conseil Départemental a dégainé un outil d’exception, une ″Déclaration d'Intérêt Général d’Urgence″ . Cette procédure autorise l'administration à pénétrer sur une propriété privée sans aucun accord préalable pour y abattre les arbres morts et vendre la biomasse pour financer ses politiques publiques dans un contexte de budget exsangue. Pourtant, certains propriétaires forestiers avaient ébauché une autre option, une ″Association Syndicale Libre de gestion Forestière″. Cette structure vise à rassembler les détenteurs de ces confettis fonciers. Elle permettrait de mutualiser les chantiers forestiers et de conserver le contrôle des coupes et de leurs revenus. Les Corbières ressemblent désormais à un immense gâteau calciné prêt à la découpe. Après le festin, pendant un certain temps, le massif sera sécurisé car un désert ne brûle pas. Puis il sera recolonisé par les pins d’Alep et le cycle recommencera. La Confédération Paysanne plaide pour un autre avenir. Le syndicat agricole supplie les autorités de broyer le bois sur place pour nourrir des sols méditerranéens gravement menacés par l'érosion et dont l'épuisement rend illusoire toute valorisation agricole après la vigne. Car il existe une alternative au désert, la reconquête agricole. Celle-ci nécessite de briser le verrou du morcellement. La coopérative agricole d’intérêt collectif Graines Équitables propose une méthode en s’appuyant sur d’importantes subventions d'État. Cette structure ambitionne d'effacer les friches carbonisées ou carbonisables pour y semer des céréales en gérant collectivement la terre. Les fausses bonnes solutions : lorsque l’illusion comptable cache l’erreur économique et environnementale Le Conseil Départemental affronte une équation budgétaire redoutable. Sécuriser les immenses étendues carbonisées exige des millions introuvables. En réponse, l'administration a conçu une stratégie ingénieuse pour agir tout en allégeant la pression sur les finances publiques. La Déclaration d'Intérêt Général d’Urgence permet d'aller vite. Aucune enquête publique n’est requise, les propriétaires apprennent le projet quand la décision est déjà arrêtée par le préfet. La collectivité rase les versants pour vendre la biomasse et rembourser le coût des travaux. La filière du bois énergie récupère logiquement une matière première abondante et utile. La manœuvre allie une brillante efficacité comptable et une protection immédiate contre les futurs brasiers. Il convient néanmoins de questionner la pensée écologique, au sens scientifique du terme, qui sous-tend cette politique. Le sol dénudé sera la proie de l’érosion alors que la matière organique péniblement produite en quelques décennies sera exportée et ne contribuera donc pas à l’amélioration du potentiel agronomique des Corbières. Le Département choisit la désertification, il choisit d’accompagner le déclin et bientôt l’exode. Le montage en lui-même est juridiquement très fragile. Le Département s’est donc fendu d’une lettre invitant les propriétaires que ce nettoyage gratuit ne satisferaient pas, à prendre leurs dispositions. L'Association Syndicale Libre de Gestion Forestière des Corbières propose un autre modèle de répartition de la richesse. Certains propriétaires fonciers préfèrent encaisser le fruit de la coupe plutôt que de renflouer les caisses du Département. Tel est le cas de communes qui réalisent soudainement la valeur insoupçonnée de leurs propres parcelles ravagées. La loi impose des devoirs stricts d'entretien et de régénération aux détenteurs fonciers, le choc des incendies et parfois la lettre du département a fait prendre conscience à certains de leurs obligations. Ces milliers de citoyens sont incités à trouver des moyens financiers pour assumer une telle charge. Certains héritiers éloignés saisiront fatalement l'opportunité pour empocher un chèque rapide et continueront à se désintéresser de leurs collines. L'appât du gain immédiat déclenche néanmoins un mouvement de collectivisation inespéré et salvateur. Ce rassemblement foncier est de nature à sortir enfin ces minuscules lopins de leur abandon historique. L'outil de gestion collective pourrait ensuite dessiner un véritable avenir sylvicole pour les Corbières. Le projet peut être rejoint et quitté librement. Son horizon est le gain qui trouvent ses sociétaires. Une fois les coupes faites, ce gain s’évanouira pour quelques décennies jusqu’à ce que les forêts régénérées soient en âge d’être exploitées. Le préfet dispose d’un outil pour pérenniser le modèle de gestion collectif. Une Association Syndicale peut être Autorisée. Elle est alors un Établissement Public. Quitte à forcer la main des propriétaires récalcitrants, autant les fédérer obligatoirement pour bâtir une gestion forestière ambitieuse sur le temps long. La politique de gestion des forêts brûlées des Corbières semble ne pas, encore, être allée au bout de sa logique. Une alternative agricole émerge face au seul horizon forestier. La coopérative d'intérêt collectif Graines Équitables déploie un projet très ambitieux baptisé Fantas'Scic. Cette structure rassemble des agriculteurs désireux de reconquérir les espaces abandonnés. Le morcellement foncier constitue l'ennemi principal de toute remise en culture. Les porteurs de cette initiative bénéficient de confortables subventions étatiques issues du plan France 2030 pour structurer des filières locales. Ils ambitionnent d'effacer les buissons inflammables pour y semer du blé ou élever des brebis. La démarche séduit logiquement les petits propriétaires soucieux de redonner une vocation nourricière à leurs terres. Face à cette effervescence, la Confédération Paysanne alerte. Elle défend une idée simple. Les semences germent mal sur un rocher lessivé. La fertilité doit être restaurée et cela exige de conserver la biomasse au sol. Les militants paysans supplient les autorités de broyer les arbres calcinés sur place pour recréer une couche d'humus vitale. Le mur financier brise malheureusement ce noble élan écologique. Un chantier de broyage sans aucune exportation de matière coûte entre 1 500 et 3 000 euros par hectare. La Confédération Paysanne pose un diagnostic difficile à ignorer mais bute sur l’absence de volonté des décideurs publics d’y consacrer des budgets. Une donne climatique inattendue vient pourtant de bouleverser toutes les stratégies établies. Les violentes tempêtes de janvier 2026 ont couché des millions de troncs à travers le pays. Le marché national de la plaquette forestière subit actuellement un effondrement spectaculaire. Le cours du bois énergie s’effondre. Transporter les pins calcinés des Corbières vers de lointaines centrales industrielles a perdu en rentabilité. La conjoncture offre ainsi une opportunité de réconcilier la comptabilité départementale et l'agronomie paysanne. Les décideurs locaux doivent impérativement conserver ce bois dévalorisé sur notre territoire. L'enveloppe budgétaire dédiée à la transition agricole possède la capacité de racheter cette biomasse à très bas prix directement auprès des bûcherons. Cette manne végétale broyée descendra de quelques kilomètres pour amender les terres de la plaine ou les nouvelles parcelles de la coopérative. Une véritable boucle vertueuse s'offre aux élus audois. Les exploitants forestiers couvriront leurs frais de chantier grâce à un rachat garanti. Les agriculteurs en pleine reconversion trouveront un amendement naturel indispensable pour régénérer leurs terres épuisées. Le bois mort de la colline viendra simplement ressusciter la fertilité de nos Corbières. Les décideurs publics font désormais face à un choix crucial. La chute brutale des cours du bois n’est pas une simple péripétie économique, elle est un levier stratégique inattendu. Il est possible d’inventer un autre débouché local et vertueux qui renfloue les caisses du département en mobilisant les aides. La gestion purement extractive laquelle condamne les versants à l'épuisement. Les responsables politiques peuvent bâtir une réelle solidarité entre les hauteurs dévastées et les plaines agricoles. Ignorer la possibilité de réorienter les budgets de transition vers la préservation de la terre constituerait une erreur irrémédiable. La persévérance dans les habitudes administratives ou la rigueur comptable ne doit pas parachever l'œuvre du feu. L'avenir des Corbières repose sur la reconstruction de la fertilité de ses sols. Cette bataille n’est pas, encore, perdue. La survie du massif dépend désormais de la volonté des acteurs locaux à protéger l'épaisseur de cet humus vital. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 19/04/2026 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Burger 25 avr. Noté 5 étoiles sur 5. Excellente analyse prospective pour ce territoire dévasté il y a presque une année. Puissiez-vous vous être entendu par les politiques qui ne brillent guère d'inventivité et de sens du bien public J'aime Répondre

  • Santé publique : est-elle en régression ? | Le Clairon

    Santé publique : est-elle en régression ? Tout le monde n'est pas égal en matière d'espérance de vie Amorcée au milieu du 18ème siècle, la santé publique, la santé publique s’améliore de façon continue au cours du 19ème siècle avec l‘apparition des premières institutions d’ « hygiène publique » qui datent de la Révolution et se développent tout au long du siècle. Portées par un puissant mouvement hygiéniste ces institutions ne sont pas sans arrière-pensées : l’accès à l’eau potable, la création d’égouts, la lutte contre l’habitat insalubre (cf. Rapport Villermé 1840), mélangent attentions philanthropiques et souci de disposer d’une main d’œuvre efficace et rentable dans une France en plein essor industriel. Des statistiques sur la mortalité accompagnent le développement, dès 1850 d’une législation centrée sur l’habitat insalubre. Entre 1810 et 1900 l’espérance de vie, marqueur de l’amélioration de la santé publique, passe de 37 à 45 ans, malgré les guerres et les bouleversements sociaux, notamment en raison de la baisse de la mortalité infantile et juvénile. Depuis lors, l’espérance de vie ne cesse de progresser et on a l’habitude d’associer cette amélioration au développement de la société industrielle, puis post industrielle, liées au développement des connaissances scientifiques dont la médecine… Cette représentation d’un progrès de l’espérance de vie, corollaire du progrès économique et social, semble actuellement nuancée par une étude de l’INSEE publiée le 15 décembre dernier. Tout le monde n’est pas égal en matière d’espérance de vie L’étude de l’Insee montre que l’espérance de vie varie selon les catégories sociales et le sexe et que l’écart se creuse entre les 5% ayant le niveau de vie le plus élevé, soit > à 6 247 / mois et les 5% ayant le niveau de vie le plus faible soit < 497 / mois. En huit ans, l’écart a augmenté de 8,3 ans à 8,7 ans pour les femmes et de 12,7 à 13 ans pour les hommes. Traduits en espérance de vie, ces chiffres indiquent qu’en moyenne les femmes qui naissent en 2025 ont statistiquement une espérance de vie de 80,1 ans pour les plus pauvres et de 88,7 ans pour les plus riches, tandis que pour les hommes elle est de 85 ans pour les plus riches et de 72 ans pour les plus pauvres… A titre de comparaison aux Etats Unis, considérés comme un pays avancé et souvent cité en exemple en matière de développement, l’espérance de vie moyenne est en 2025 de 80,9 ans pour les femmes et de 75,9 ans pour les hommes. Les statistiques établies reposent sur un autre découpage de la population. Elles sont réalisées sur la base de quintiles qui représentent 20% de la population. Ce classement de la population par niveaux sociaux économiques, fait ressortir des écarts pouvant aller jusqu’à 15 ans entre les 20 % les plus défavorisés et les 20 % les plus aisés. Ainsi l’espérance de vie US est inférieure à celle de beaucoup de pays européens, dont la France. Cet écart s’explique par : - La différence entre les systèmes de santé français et US. Le système français est universel et couvre 100% de la population, il est financé par des cotisations sociales obligatoires et des impôts. Il est censé garantir un accès égal aux soins pour tous. Le système US repose essentiellement sur des assurances privées, complétées par des programmes publics comme Medicare et Medicaid qui ciblent une part limitée de la population. Mais l’accès aux soins reste inégal : 8 à 10 % de la population n’est pas assuré. - Des modes de vie sensiblement différents entre la France et les Etats-Unis, mais qui tendent à se rapprocher. Les Françaises et les Français consomment moins de « Junk food » (appelée « malbouffe » en Français ). Il s’agit d’aliments industriels et ultra transformés, riches en sucre et en graisse saturée. Ces pratiques alimentaires qui touchent particulièrement aux Etats-Unis les classent moyennes et pauvres, impacte leur espérance de vie. A cela s’ajoute la consommation des opioïdes stimulée par des conditions de vie plus frénétiques. Mais en France l’écart se creuse aussi en intégrant aux 5 % les plus pauvres la partie la moins aisée des couches moyennes, en cours de déclassement économique et social. Ainsi pour les 25% de la population dont le niveau de vie se situe entre les 497 € / mois mais qui reste inférieur à 1350 € par mois [[chiffre qui se situe légèrement au-dessus du seuil actuel de pauvreté et qui définit la catégorie des 30% des français les plus modestes ]], l’espérance de vie baisse aussi de 0,51 année pour les femmes et de 0,53 année chez les hommes pour la période considérée, soit une espérance de vie diminuée d’un peu plus de 6 mois… Ces résultats battent en brèche un certain nombre d’idées reçues : théoriquement l’espérance de vie est censée augmenter moins vite à mesure que le niveau de vie augmente ; or ce qui est mesuré c’est qu’au contraire l’écart se creuse en faveur des plus riches. D’autre part les Français ont été bercés depuis plus de 3/4 de siècle par la croyance en un progrès continu de l’espérance de vie : la tendance semble s’inverser actuellement. Où trouver les causes de la dégradation de l’espérance de vie On a voulu tout d’abord attribuer l’augmentation des écarts entre espérance de vie des plus riches et des plus pauvres à un « effet Covid ». Les catégories sociales les plus pauvres n’auraient pas eu les mêmes possibilités de se confiner que les plus riches et de plus ces catégories « pauvres » auraient du fait de leur travail fait partie des « personnes en première ligne », donc plus exposées à la contagion… Mais l’explication ne tient pas puisque les inégalités d’espérance de vie ne cessent de croitre après la pandémie. Par ailleurs, il est scientifiquement prouvé que le niveau de vie a une incidence directe sur l’espérance de vie. Lorsque le niveau de vie se dégrade, l’espérance de vie suit, ce qui a pour corollaire qu’à l’augmentation des inégalités financières correspond celle de l’augmentation des inégalités d’espérance de vie. Ce constat renvoie aux choix politiques effectués depuis plus d’une vingtaine d’années. Ils se traduisent par un démontage continu de l’Etat providence, au nom d’un ″réalisme″ justifiant des choix politiques néolibéraux. Ces choix, qui tendent à se délester d’un social trop couteux, en réduisant les charges contributives des entreprises, au prétexte qu’elles pèseraient excessivement sur leur compétitivité, ont rendu notre système de santé moins efficace et contribué ainsi à l’augmentation de la morbidité de la population française. Alors que l’accès aux soins devenait de plus en plus difficile, du fait de l’attrition continue du système de santé qui se conjuguait avec une baisse des -salaires réels- des catégories sociales les moins favorisés, une partie significative de la population s’est trouvée en situation de renoncer ou d’être privée de son droit à la santé, donc à la vie. La bataille est rude, les gouvernements de droite qui se succèdent tentent de maintenir leur projet néolibéral. Pourtant le démontage de l’Etat providence, n’a pas eu jusqu’à présent d’effet positif sur le redémarrage de l’économie française. Selon nos gouvernants, ce démontage ne serait pas allé assez loin…Faut-il le poursuivre au prix d’une augmentation de la morbidité, voire de la mortalité, chez tous ces « gens qui ne sont rien » ? Le modèle américain qui fascine tant nos gouvernants ″macronoïdes″ devrait nous en dissuader. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 20/11/2025 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 3 étoiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent Witz 30 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. Superbe J'aime Répondre

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