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Changement climatique : la température planétaire augmente à un rythme inattendu

Luise B; Velpeau

Couverture nuageuse (Image par Joe de Pixabay)

Un rapport annuel plus qu’alarmant : les émissions de CO² continuent de croître


   Ce rapport intitulé (IGCC – Indicateurs du changement climatique global) a synthétisé et analysé une quarantaine de collections de données recueillies sur l’ensemble de la planète. Les conclusions sont sans appel : le réchauffement s’accélère tout comme les émissions de gaz à effet de serre.

   Le premier des indicateurs concerne le budget carbone. Il estime la quantité maximale de gaz à effet de serre que les activités humaines sont censées émettre si nous voulons conserver 50 % de chances de ne pas dépasser + 1,5° C. Cette limite avait été arrêtée en 2015 lors de l’Accord de Paris » à l’issue de la COP  21. Or ce budget fond à vue d’œil, selon le rapport précité, il devrait être épuisé avant 2030 si les émissions de CO² se poursuivent au rythme actuel. Or elles continuent d’augmenter, même si le rythme de cette augmentation tendrait à décroître…


L’impact du réchauffement sur la planète est de plus en plus visible


C’est particulièrement le cas pour les surfaces marines qui représentent 71% de la surface de la planète :

- Le niveau des mers augmente de plus en plus rapidement : en 2018 il avait gagné 20,2 cm depuis 1901. 7 ans plus tard en 2025 cette augmentation était montée à + 23 cm. Les mesures relevées indiquent une augmentation qui s’accélère : entre 2006 et 2025 elle est en moyenne de 2,7 mm / an.

- Les vagues de chaleur marine augmentent aussi. Elles touchent la surface de la mer et les couches superficielles de l’océan et sont de durée variable, de quelques jours à quelques mois. Le rapport IGCC 2026 relève un triplement de ces vagues entre 1991 et 2025, année ou 65 jours de vagues de chaleur ont été enregistrés. Ces canicules impactent gravement la biodiversité marine et l’écosystème des océans et semblent inhiber la capacité de l’océan à capter le CO².


   Selon les scientifiques de l’IGCC la question de la continuité de cette accélération reste posée. Si pour la première fois le réchauffement de l’année 2024 dépassait + 1,5 °, il se situait à + 1,39° un an plus tard. Le temps d’observation des dynamiques climatiques est actuellement trop court pour recenser et analyser tous les facteurs qui les déterminent.

   D’autres observations, notamment l’étude des échanges entre l’énergie solaire reçue par la terre et l’énergie émise par elle, devraient permette d’affiner les prévisions actuelles.  

   Cette mesure du déséquilibre entre énergie reçue et énergie émise est indispensable pour comprendre l’ensemble du système climatique.


   Ce déséquilibre augmente lui-aussi : constaté depuis 1970, il a doublé depuis 2000 et augmenté de 40% ces 7 dernières années…Ainsi, la planète accumule plus d’énergie, donc de chaleur, qu’elle en émet et cette accumulation s’accélère. Dans un cercle vicieux les activités humaines (gaz à effet de serre, pollutions diverses, déforestation, etc.) limitent les émissions d’énergie de la planète donc stimulent le réchauffement, ce qui impacte la calotte glacière qui réfléchit le rayonnement solaire et la couverture nuageuse protectrice, etc.


Les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas d’anticiper l’évolution de ce déséquilibre énergétique, mais cela n’infirme en rien les préconisations des chercheurs sur la nécessité impérieuse de supprimer le recours aux énergies fossiles, de réduire à minima les émissions de gaz à effet de serre (GES). Selon les auteurs du rapport IGCC 2026, au rythme d’émissions actuelles de GES, nous aurons consommé dans 12 ans le budget carbone qui nous aurait donné 1 chance sur 2 de limiter le réchauffement climatique à + 1,7 °C.


Louise B ; Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 18/06/2026


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